Coopération internationale: La Charte des collectivités locales pour l’égalité des genres en Afrique


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Méthodes

Gender Mainstreaming

  • Qu’est-ce que le « gender mainstreaming » ?

Il s’agit d’une stratégie visant à intégrer les questions d’égalité dans tous les domaines, sphères et niveaux afin d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette méthode se fonde sur l’idée qu’il ne suffit pas d’« ajouter » un élément relatif au genre au cours de la mise en oeuvre d’un projet. Tous les programmes, politiques et budgets doivent tenir compte de leur impact sur les femmes et les hommes de leur mise en oeuvre jusqu’à leur évaluation.

  • Comment intégrer le gender mainstreaming dans mon autorité locale/régionale ?

Exemples d’actions :

  • Former régulièrement le personnel sur l’égalité des genres
  • S’assurer que les différents services de la collectivité comprennent bien ce que l’on attend d’eux et que les objectifs et actions en faveur de l’égalité des genres, s’intègrent dans leurs programmes existants
  • Prendre en considération le facteur de l’égalité femmes/hommes dans le contexte des marchés publics (par exemple cahiers des charges)
  • Dès le début du processus, mener une évaluation de l’impact potentiel sur les femmes et les hommes de toutes propositions significatives, de mesures et procédures nouvelles ou redéfinies, de projets importants et d’allocation des ressources
  • Analyser les budgets par genre au moins pour chaque priorité majeure et pour chaque nouveau budget annuel
  • Collecter les informations concernant chacune des principales priorités en les ventilant par genre (par exemple qui utilise des services, qui répond aux consultations, qui est employé pour quel poste, etc.)

Gender Budgeting

  • Qu’est-ce que le « gender budgeting » ?

La définition acceptée du Conseil de l’Europe est la suivante : « L’intégration d’une perspective de genre dans le processus budgétaire est une application de l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le processus budgétaire. Cela implique une évaluation dans une perspective de genre des budgets existants à tous les niveaux du processus budgétaire, ainsi qu’une restructuration des recettes et des dépenses afin de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. »

Cette démarche est une étape essentielle pour s’assurer que les objectifs de votre autorité locale/régionale de parvenir à l’égalité femmes/hommes se sont reflétés dans les décisions budgétaires.

En d’autres termes, cette méthode consiste à :

  1. Analyser la manière dont sont utilisées les ressources publiques en termes d’égalité femmes/hommes, en se concentrant sur la répartition des ressources
  2. Evaluer l’impact de la répartition inégale des fonds publics entre les femmes et les hommes
  3. Restructurer le budget en déterminant comment distribuer les ressources de manière plus égalitaire.
  • Comment procéder ?

Il existe deux méthodes pour analyser la répartition des ressources publiques entre les femmes et les hommes et contrôler s’ils répondent aux besoins des femmes et des hommes :

  1. Identifier les budgets spécifiques pour des projets planifiés dans le domaine de l’égalité femmes/hommes
  2. Ré-étudier les budgets existants dans une perspective du genre, et les budgets qui pourraient avoir un impact sur l’égalité femmes/hommes.

Statistiques de genre

  • Que sont les « statistiques de genre » ou « statistiques ventilées par sexe » ?

Les statistiques de genre donnent des informations sur l’(in)égalité femmes/hommes dans toutes les sphères de la société. Elles recoupent les domaines traditionnels de la statistique pour identifier, produire et diffuser les statistiques qui reflètent la réalité de la vie des hommes et des femmes et les questions politiques se rapportant au genre.

  • Quel est l’intérêt de cette méthode ?

Les statistiques de genre sont nécessaires pour :

  1. Sensibiliser le public sur les conditions de vie réelles des hommes et des femmes
  2. Fournir une source d’informations efficace pour évaluer l’impact des politiques gouvernementales sur la vie des femmes et des hommes
  3. Fournir aux décideurs des informations de base suffisantes pour remanier de façon positive les politiques réelles qui affectent différemment les hommes et les femmes.

La méthode des 3R

  • Qu’est-ce que la méthode des 3R ?

La méthode des 3R a été conçue en Suède à la fin des années 1990 dans le but d’aider à mettre en place le gender mainstreaming dans les municipalités. Il s’agit d’analyser une activité sur la base des « 3 R » : Représentation, Ressources et « Realia ».

Les deux premiers R consistent à recueillir des statistiques nécessaires pour compléter l’analyse et qui serviront de base de discussion sur la réalisation du troisième R.

  • Représentation : analyser la répartition entre les sexes à tous les niveaux de l’activité et dans tous les processus de prise de décision, y compris lors de l’étude des statistiques sur la représentation des femmes et des hommes à tous les niveaux
  • Ressources : analyser la répartition des ressources de l’activité entre les femmes et les hommes, et comment ceux-ci les utilisent
  • « Realia » : réfléchir sur les raisons pour lesquelles la représentation et la répartition des ressources se sont achevées de cette manière, en gardant en tête la conclusion de la phase 1 et de la phase 2.

Ce type d’étude permet de constater la division des pouvoirs entre les femmes et les hommes et comment le genre affecte le caractère et l’organisation d’une activité.

En dispensant des informations sur les inégalités existantes, cette méthode aide à concrétiser et structurer le travail de gender mainstreaming et donne un cadre analytique général pour démarrer un processus de gender mainstreaming.

  • Exemple d’analyse complète de la méthode des 3R du projet suédois Jämkom

Il s’agit d’une analyse des choix de programmes d’études de jeunes garçons et filles.

Dans la première partie de l’analyse (Représentation), il apparaît sans surprise que les garçons choisissent principalement les sujets techniques alors que les filles sont majoritaires dans les programmes d’études ayant trait aux programmes commerciaux et administratifs.

Dans la seconde partie (Ressources), la répartition des coûts a été analysée, et il est démontré que les programmes d’études préférés par les garçons coûtent entre 81 000 et 114 000 SEK (soit entre 9 300 et 13 100 €). Les programmes choisis par les filles coûtent entre 48 000 et 67 000 SEK (soit entre 5 500 et 7 700 €). Cela démontre que des ressources beaucoup plus importantes ont été utilisées pour les garçons.

Cette constatation conduit à discuter pourquoi les programmes d’études privilégiés par les garçons sont plus onéreux que ceux choisis par les filles. La réponse immédiate est que les équipements techniques nécessaires à l’éducation des garçons sont plus chers.

Mais cela ne semble pas être la seule différence. Par exemple, les ordinateurs sont nécessaires pour la majorité des études, mais une différence apparaît sur ce point sur la manière dont les ressources sont réparties. Ce sont de nouveau les filles qui sont traitées inégalement. L’analyse a donné lieu à une réflexion sur les raisons pour lesquelles les programmes d’études choisis par les garçons bénéficient de plus de ressources, et à partir de là comment cette habitude peut être changée.


Évaluation

En 2009, le Conseil des Communes et des Régions d’Europe (CCRE) a développé des indicateurs pour certains articles de la Charte afin de soutenir les collectivités dans le suivi de la mise en œoeuvre de leur plan d’action.

 

Ces idées d’indicateurs s’appuient sur les expériences et commentaires des associations nationales des autorités locales et régionales membres du CCRE.

 

Vous êtes invités à utiliser les indicateurs qui vous semblent pertinents en fonction de la réalité de votre territoire.

Article 1 – La responsabilité démocratique

  • % de femmes élues et % d’hommes élus au sein de votre collectivité

Article 2 – La représentation politique

  • % de femmes élues et % d’hommes élus
  • % de femmes élues par rapport au nombre de femmes candidates et % d’hommes élus par rapport au nombre d’hommes candidats
  • % de femmes et % d’hommes détenant des mandats de responsabilité politique au sein de votre collectivité (Adjoint-e au Maire, Président-e de Commission, etc.)

Article 3 – Participation à la vie politique et civique

  • % de femmes et % d’hommes dans les instances publiques consultatives locales (conseils de quartier, comités consultatifs, etc.)
  • % de femmes et % d’hommes dans les conseils d’administrations des associations qui bénéficient de subventions de la collectivité locale

Article 4 – L’ engagement public pour l’égalité

  • La signature de la charte a-t-elle fait l’objet d’une manifestation publique ? Si oui sous quelle forme ?
  • Votre collectivité a-t-elle adopté un plan d’action pour l’égalité suite à la signature de la Charte ?
  • Votre collectivité rend-elle compte des progrès réalisés au cours de la mise en oeuvre du Plan d’action pour l’égalité ? Si oui sous quelle forme ? Si oui avec quelle régularité ?

Article 5 – Travailler avec des partenaires

  • Votre collectivité a-t-elle entrepris des consultations avec ses organisations partenaires, y compris ses partenaires sociaux, sur son plan d’action local pour l’égalité ?

Article 6 – Contrer les stéréotypes

  • Votre collectivité a-t-elle mis en place des formations pour ses personnels et ses élu-e-s contre les stéréotypes basés sur le genre ?
    Si oui quel % du personnel en bénéficie ?
  • Combien d’hommes ? Combien de femmes ?
    Quel % d’élu-e-s en bénéficie ?
  • Combien d’hommes élus ?Ccombien de femmes élues ?

Article 9 – Analyse sexuée

  • Votre collectivité mène-t-elle une analyse sexuée dans ses champs de compétences majeurs ?
  • Existence d’un plan d’action pour l’égalité officiel et approuvé ?

Article 10 – Discriminations multiples ou obstacles

  • Quel % d’habitant-e-s immigré-e-s ou d’origine étrangère sur votre territoire ? (dans la mesure où ce recensement est permis par la loi) Au sein de ce total : quel % d’hommes et quel % de femmes ?
  • Sur le territoire, quel % de femmes immigrées ou d’origine étrangère a une activité salariée et quel % est au chômage ?
  • Sur le territoire, quel % d’hommes immigrés ou d’origine étrangère a une activité salariée et quel % est au chômage ?
  • Votre collectivité a-t-elle pris des mesures spécifiques contre les discriminations multiples dans son plan d’action local pour l’égalité ?

Article 11 – Le rôle d’employeur

  • Salaire moyen des employés hommes et des employées femmes dans votre administration territoriale par niveau hiérarchique
  • Calcul de l’écart salarial entre les revenus moyens des employés hommes et femmes à niveau hiérarchique équivalent en %
  • % de femmes employées au sein de votre collectivité à des postes traditionnellement masculins et vice-versa (et si possible en tenant compte des différents niveaux hiérarchiques)
  • % de femmes et % d’hommes employé-e-s à temps partiel au sein de votre collectivité, si possible pour chaque niveau hiérarchique et % d’hommes employés
  • Votre collectivité a-t-elle adopté et mis en oeuvre des politiques contre le harcèlement sexuel au travail ?
  • Votre collectivité a-t-elle adopté des actions positives à l’embauche/ en mobilité interne en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes ?

Article 12 – Fourniture de biens et de services

  • Au sein de votre collectivité, combien de vos contrats majeurs ont été signés au cours de la dernière année dont le cahier des charges contient des dispositions tenant compte de l’approche genre ?
  • Votre collectivité forme-t-elle à l’approche genre ses personnels chargés de la préparation des appels d’offres des marchés publics ? Si oui : combien bénéficient de cette formation ?

Article 13 – L’ éducation et la formation continue

  • Quel % de femmes et quel % d’hommes sont employé-e-s dans les structures éducatives locales, pour chaque niveau d’âge (crèche/jardins d’enfants, école primaire, enseignement secondaire, etc.) ?
  • Quel % des personnels employés par votre collectivité dans les structures éducatives locales ont reçu une formation sur le genre, pour chaque niveau d’âge (crèche/jardins d’enfants, école primaire, enseignement secondaire, etc.) ?
  • Votre collectivité a-t-elle mené une évaluation des contenus des supports scolaires selon une approche genre ?
  • Votre collectivité a-t-elle pris des mesures, dans ou avec les écoles et établissements d’éducation locaux, pour promouvoir des choix de carrières non traditionnels pour les femmes et les hommes ?

Article 14 – La santé

  • Au sein du budget alloué à la santé, quel % est affecté aux actions en faveur des besoins spécifiques des femmes et des hommes? (Si votre collectivité est compétente dans le domaine de la santé)
  • Votre collectivité a-t-elle pris des initiatives pour une éducation à la santé tenant compte de la perspective genre ?
  • Votre collectivité a-t-elle pris des mesures pour mener une analyse base sur le genre dans les services locaux de santé ?

Article 15 – Soins et services sociaux

  • Quel % de femmes et quel % ‘d’hommes bénéficie des services locaux d’assistance sociale de la collectivité, par catégorie de services ou de soins (ex : maladies mentales, soins des personnes âgées, etc )
  • Votre collectivité a-t-elle évalué le niveau de satisfaction des femmes et des hommes bénéficiant de soins et de services sociaux par rapport à leurs besoins ?

Article 16 – La garde des enfants

  • Nombre d’enfants sur votre territoire en âge pré-scolaire
  • Nombre de garderies pour enfants approuvées sur votre territoire pour les enfants en âge préscolaire, analysé par âge
  • Existence d’un service de garde d’enfants pour les salarié-e-s de votre administration ? Si oui : quel % de familles en bénéficie ?

Article 17 – Soins aux autres personnes à charge

  • % total des femmes et des hommes au sein de votre administration territoriale qui travaillent à temps partiel et qui ont des personnes à charge autre que des enfants (personnes âgées vulnérables, personnes atteintes d’un handicap grave, etc.) Au sein de ce total : quel % d’hommes ? et quel % de femmes ?
  • Si votre collectivité peut estimer le nombre de personnes se consacrant à plein temps sur votre territoire aux soins pour les autres personnes à charge, quel % de femmes et quel % d’hommes sont concernés ?
  • Combien de personnes occupent des postes permanents dédiés aux soins et services sociaux sur votre territoire ? Quel % de femmes et quel % d’hommes ?
  • Votre collectivité leur assure-t-elle un soutien ?

Article 18 – L’inclusion sociale

  • Vos programmes d’inclusion sociale prévoient-ils une évaluation basée sur le genre ?
  • Nombre total des chômeurs recensés sur votre territoire : Au sein de ce total : quel % de femmes et quel % d’hommes ?
  • % de la population locale bénéficiant d’allocations sociales, par catégorie d’allocations et par sexe
  • % estimé de femmes et d’hommes parmi la population totale ne parlant pas la langue officielle utilisée localement ?

Article 19 – Le logement

  • Nombre estimé des personnes vivant dans des habitations inférieures aux normes requises, calculé selon le genre du/de la/des chef-s du foyer
  • % des femmes et des hommes chef de famille monoparentale dans ces habitations
  • Nombre estimé des personnes sans-abris ou en situation de logement précaire, par genre
  • Nombre estimé des personnes sans-abris ou en situation de logement précaire relogées en 1 an, par genre

Article 20 – Culture, sport et loisirs

  • % de femmes et d’hommes membres des conseils d’administration des associations locales sportives
  • % de femmes et d’hommes membres des conseils d’administration des associations locales culturelles
  • % du budget total alloué aux équipements et aux activités sportifs dédiés aux activités traditionnellement féminines ou traditionnellement masculines ?
  • Votre collectivité organise t-’elle et finance t-’elle des initiatives pour encourager les femmes à pratiquer des activités traditionnellement vues comme masculines et vice-versa ?

Article 21 – Sécurité et sureté

  • Nombre total de victimes d’incidents (incluant les crimes graves commis contre la personne) affectant la sécurité et la sûreté, calculé par type d’incident (à définir localement) par année
  • Quel % de femmes et d’hommes en sont victimes, par type d’incident ?
  • Votre collectivité mesure-t-elle le sentiment de peur auprès la population contre les crimes et les incidents, en l’analysant par genre ?

Article 22 – La violence sexuée

  • Nombre total d’actes de violence sexuée rapportés par an
  • Quel % de violences sexuées rapportées contre les femmes ? quel % de violences sexuées rapportées contre les hommes ?
  • Votre collectivité prend-elle des mesures pour la prévention de la violence sexuée ? (ex : campagnes de communication, formation des personnels spécialisés, etc.)
  • Votre collectivité fournit-elle ou finance t-elle des mesures spécifiques pour les victimes de violence sexuée (ex: maisons d’accueil, campagnes de communication, etc.)

Article 23 – Le trafic des êtres humains

  • Votre collectivité fournit-elle ou finance t elle des mesures spécifiques pour les victimes du trafic des êtres humains ?

Article 26 – Mobilité et transport

  • Votre collectivité a-t-elle élaboré un plan de transport ou de mobilité prenant en compte les habitudes et besoins spécifiques des femmes et des hommes ?
  • Nombre total des usagers des transports en commun, par genre
  • Nombre d’usagers des transports publics, calculé par genre et par zone ou par itinéraire ou par types de transport (à définir selon votre contexte local)
  • Votre collectivité mesure t’elle la satisfaction au sein de la population concernant les infrastructures locales de transport et de mobilité, en tenant compte des opinions des femmes et des hommes séparément ?

Article 27 – Développement économique

  • Votre collectivité prend-elle ou finance t’elle des mesures pour encourager les femmes apprenties ou stagiaires à acquérir des compétences traditionnellement considérées comme masculines, et vice versa ?
  • Votre collectivité prend-elle ou finance t’ elle des mesures pour encourager les employeurs à recruter des femmes apprenties ou stagiaires pour des qualifications ou des positions traditionnellement considérées comme masculines, et vice versa ?

Article 30 – Jumelage et coopération internationale

  • Parmi les actions de jumelages européens ou de coopération internationale de votre collectivité, existe-t-il des projets concernent l’égalité entre les femmes et les hommes ?
  • Nombre de femmes et d’hommes participants aux actions de jumelages par an

Atlas of signatories of the Charte FR


Atlas des signataires


À propos de l’Observatoire

Pourquoi l’Observatoire

 

La Charte préconise un engagement des signataires à prendre des mesures spécifiques pour la mise en oeuvre des dispositions décrites dans le document ; parmi celles-ci figure tout d’abord l’élaboration de plans d’action pour l’égalité.
Cependant, tous les signataires n’ont pas été en mesure de rédiger des plans d’actions. Lors des réunions organisées par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) ou ses associations nationales, il est apparu que les signataires manquent d’exemples de bonnes pratiques et d’expertise pour pouvoir passer du stade de la signature à la mise en oeuvre de la Charte.

 

Partant de ce constat, le Bureau exécutif du CCRE réuni le 28 septembre 2011 à Varsovie, a décidé de la mise en place de l’Observatoire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale afin de répondre à la demande de soutien grandissante des signataires et de poursuivre l’engagement du CCRE pour l’égalité.

 

Pour mener à bien ses activités, l’Observatoire a reçu un soutien financier du gouvernement suédois, par l’intermédiaire de l’association suédoise des collectivités locales et des régions (SALAR) pour une période de 3 ans (Mars 2012- Mars 2015).

 

Objectif de l’Observatoire

 

La mission première de l’Observatoire est d’aider les autorités locales et régionales européennes à développer des politiques locales pour l’égalité des femmes et des hommes, notamment en réalisant les objectifs de la Charte. Comment ? Par le soutien dans l’élaboration des plans d’action, par le monitoring de la mise en oeuvre et dans l’évaluation de l’impact sur le terrain.

 

L’Observatoire a également pour tâche de renforcer la visibilité de la Charte et d’encourager les échanges entre les signataires.

 

La Commission permanente pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

 

La Commission des élues locales et régionales du CCRE est devenue la commission permanente pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale à la suite d’une décision prise par le Comité Directeur du CCRE à Bruxelles les 12 et 13 décembre 2011. Elle est composée de représentants élus nommés par les associations nationales du CCRE ayant exprimé leur intérêt pour participer au travail de la Commission. Son rôle consiste à décider des objectifs généraux et de suivre le travail de l’Observatoire.

 

Depuis 2015, la Commission est présidé par Monsieur Emil Broberg, conseiller de la région d’Östergötland (Suède), troisième vice-président de SALAR. 

 

Les coordinateurs nationaux de l’Observatoire

 

L’Observatoire a mis en place un réseau de coordinateurs nationaux composé d’administrateurs et d’experts de la Charte au sein des associations membres du CCRE.

 

Ce réseau a pour mission de soutenir les activités de l’Observatoire dans le suivi de la mise en oeuvre de la Charte en maintenant le contact avec les signataires et en diffusant des informations concernant la Charte au niveau national.

 

Travail actuel

La Commission permanente pour l’égalité du CCRE et le groupe d’experts sur l’égalité femmes-hommes ont préparé un document de prise de position et un plan d’action pour l’égalité (adopté en juin 2018) pour guider les travaux de l’Observatoire pour la période 2018-2020.

 

“Egalité locale : Aller jusqu’au bout pour atteindre l’égalité femmes-hommes” peut être téléchargé ici.


Les signataires de la Charte

La Charte s’adresse à toutes les autorités locales et régionales en Europe qui veulent s’engager dans la promotion de l’égalité des femmes et des hommes sur leur territoire dans le cadre d’une stratégie cohérente et ambitieuse.

 

En novembre 2017, 1688 signataires dans 35 pays ont été identifiés par le Conseil des Communes et Régions d’Europe et ses associations membres.

 

Si votre collectivité a signé la Charte, contactez le Secrétariat de l’Observatoire pour obtenir vos codes d’accès et ajouter vos données dans l’Atlas des signataires.

 

Si votre collectivité souhaite signer la Charte, consultez la rubrique « Signer la Charte » pour connaître la marche à suivre.

 

 

 

 


Le texte de la Charte

 

 

 

 

 

La première partie de la Charte énonce les six principes fondamentaux :

  1. L’égalité des femmes et des hommes constitue un droit fondamental
  2. Afin d’assurer l’égalité des femmes et des hommes, les discriminations multiples et les obstacles doivent être pris en compte
  3. La participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise de décision est un préalable de la société démocratique
  4. L’élimination des stéréotypes sexués est indispensable pour l’instauration de l’égalité des femmes et des hommes
  5. Intégrer la dimension du genre dans toutes les activités des collectivités locales et régionales est nécessaire pour faire avancer l’égalité des femmes et des hommes
  6. Des plans d’action et des programmes adéquatement financés sont des outils nécessaires pour faire avancer l’égalité des femmes et des hommes

La deuxième partie décrit les mesures spécifiques que les signataires s’engagent à prendre pour mettre en oeuvre les dispositions de la Charte.

 

La troisième partie présente les 30 articles par domaine de compétences :

  • Responsabilité démocratique
  • Le rôle politique
  • Cadre général pour l’égalité
  • Le rôle d’employeur
  • Fourniture de biens et de services
  • Le rôle de prestataire de services
  • Planning et développement durable
  • Le rôle de régulation
  • Jumelage et coopération internationale

Un formulaire de signature est disponible en dernière page de la Charte. Il est à renvoyer au Conseil des Communes et Régions d’Europe et à l’association nationale (plus d’informations dans la rubrique Signer la Charte).

 

Le texte complet de la Charte est téléchargeable en PDF en 28 langues :

 

GB
BA BH CR MN SER TUR

 


La Charte en bref

Comment est née la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale ?

 

En 2004, la Commission européenne a soutenu un projet ambitieux du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) : l’élaboration du « portrait » de ce que pourrait être une ville dans laquelle toutes les discriminations seraient supprimées, soit un modèle parfait d’égalité.

 

En identifiant des exemples de méthodes, le CCRE a offert un outil concret et une méthodologie pour la mise en oeuvre des politiques pour l’égalité des femmes et des hommes au niveau local et régional. Le résultat de ce projet a été la publication d’une brochure La ville pour l’égalité rassemblant des exemples de bonnes pratiques dans une centaine de villes européennes parmi onze domaines d’expertise.

 

A ce moment-là, est apparu clairement le manque d’expertise et d’instruments permettant la mise en place et l’évaluation d’une politique générale de l’égalité des femmes et des hommes au niveau local et régional.

 

Une fois établie la ville virtuelle pour l’égalité, il restait à encourager les collectivités territoriales à prendre un engagement politique dans ce sens. C’est ainsi que la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale a vu le jour.

 

La Charte a été lancée en 2006 dans le cadre d’un projet (2005-2006) soutenu par la Commission européenne, à travers son 5ème Programme d’action communautaire pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Qu’est-ce que la Charte ?
Etablie par le CCRE en collaboration avec les partenaires du projet et de ses associations nationales, la Charte est la compilation des différentes visions de l’égalité en Europe. Elle rassemble un résumé des propositions des intervenants (des centaines de représentants locaux et régionaux) et tient en compte les différentes compétences des autorités locales et régionales en Europe.

 

En signant la Charte, les acteurs locaux et régionaux prennent un engagement public fort sur le principe d’égalité et sont encouragés à mettre en oeuvre des politiques et des actions concrètes en matière de coopération avec les institutions et les organisations dans leurs territoires.

 

La Charte est un instrument juridique énonçant des droits, mais non contraignant. Le CCRE est conscient que la réalisation des objectifs énoncés dans la Charte est un travail très exigeant ; c’est pourquoi, le CCRE recommande aux signataires de mettre en oeuvre la Charte progressivement et d’identifier les domaines d’intervention prioritaires.


Le CCRE et l’égalité femmes-hommes

Depuis 1983, le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) travaille activement à la promotion de l’égalité des femmes et des hommes dans les processus de prises de décision.

 

La structuration de l’action des femmes élues du CCRE

 

En 1983, 200 représentantes des communes, provinces et régions européennes se sont réunies à Pise à l’occasion des premières « Rencontres des élues locales et régionales de la Communauté européenne » organisées par le CCRE pour débattre trois jours durant du « Renouvellement de la société européenne ».

 

En mettant en exergue le principe selon lequel les collectivités locales et régionales ont un rôle primordial à jouer pour un « développement équilibré » de la Communauté européenne, les élues ont insisté sur trois points : la participation des femmes européennes au sein des assemblées locales et régionales, les actions menées par les institutions européennes pour favoriser l’égalité des chances etl’impact des politiques communautaires sur les collectivités locales et régionales.

 

Les deuxièmes Rencontres, en 1986, se sont déroulées à Saint-Jacques de Compostelle, lieu marquant la volonté des élues d’agir auprès de leurs homologues espagnoles et portugaises à l’heure de l’adhésion de leur pays à la Communauté européenne. Plusieurs sujets de préoccupation ont nourri les échanges : par exemple, l’appui au programme de la Communauté en faveur de l’égalité des chances (1986-1990) et la nécessité d’actions auprès des gouvernements pour l’adoption des nouvelles directives en faveur dans la vie professionnelle.

 

Les élues ont également demandé que la Communauté, dans sa marche vers l’Union, inscrive le principe de l’égalité des chances entre hommes et femmes dans le nouveau Traité de l’Union européenne. La délégation britannique a soumis dans une résolution la mise en place d’une structure, au sein du CCRE, permettant de suivre et soutenir la politique de la Commission des Communautés et les actions de la Commission des Droits de la Femme du Parlement européen en faveur de l’égalité.

 

Plus de 150 élues locales et régionales se sont retrouvées à Anvers en 1988 à l’occasion des troisièmes rencontres dont le thème portait sur « les réponses des collectivités locales et régionales d’Europe face aux défis de la société contemporaine ». Les élues ont entre autres mis l’accent sur des problématiques locales, notamment la violence dans les villes, l’intégration des femmes migrantes et les initiatives en direction de la jeunesse.

 

Les quatrièmes Rencontres d’Heidelberg en 1992 ont été marquées par la création de la Commission permanente des élues locales et régionales du CCRE avec pour mission de renforcer la présence des femmes dans la vie politique et de promouvoir leur rôle dans la construction européenne. Au sein de cette Commission, les représentantes des différents pays européens ont eu l’opportunité de débattre de leurs situations nationales respectives, d’échanger leurs expériences en vue du transfert des bonnes pratiques de légalité, et de suivre l’évolution des politiques européennes dans ce domaine.

 

L’ouverture des actions vers l’Europe centrale et orientale
Les membres de la Commission des élues locales et régionales du CCRE se sont attachés à partir des années 90, à souligner l’urgence d’une prise de contact avec les élues des pays d’Europe centrale et orientale, en vue de leur adhésion prochaine à l’Union. Les différentes rencontres organisées entre 1994 et 1998 ont joué un rôle déterminant dans l’instauration de ce dialogue.

 

La conférence de Dublin en 1995 a été une étape marquante pour les élues locales et régionales du CCRE. Elle coïncidait avec la mise en place du Comité des Régions, organe européen représentatif des pouvoirs locaux et régionaux institué par le Traité de Maastricht. Les élues du CCRE se sont efforcées de sensibiliser les membres de cette institution à la question du respect de l’égalité des chances. A la suite d’une résolution ad hoc, un groupe de travail a été institué et a formulé des recommandations visant à renforcer la présence des femmes au sein des délégations nationales du Comité des Régions, nommées par les gouvernements, ainsi qu’à assurer un suivi de la dimension d’égalité des chances dans les avis adoptés par cette institution.

 

Mise en place d’un réseau des élues locales et régionales
A l’occasion des 20èmes Etats Généraux des Communes et Régions d’Europe de Thessalonique en mai 1996, la Commission des élues du CCRE a lancé un réseau européen des élues locales et régionales afin d’améliorer les échanges d’informations et de bonnes pratiques en faveur de l’égalité au niveau local en Europe. Ce réseau, regroupant près de 1600 élues de 34 pays européens, a mis en place des outils d’information à destination des élues et élus du niveau local, organisé des séminaires sur « la présence des femmes dans la vie politique locale » en vue des élections se déroulant dans les pays d’accueil et a conduit une recherche sur la présence des femmes dans la vie politique, notamment au niveau local, dans les différents pays de l’Union.

 

Cette recherche a permis pour la première fois de rassembler des données précises sur la participation des femmes à la vie politique locale en Europe. A l’occasion du Bureau Exécutif de 2000 à Sintra, une résolution recommandant de procéder à une évaluation régulière de l’application du principe de l’égalité hommes / femmes au sein du CCRE, de ses associations nationales et des collectivités territoriales membres a été adoptée. Lors des Etats Généraux d’Oulou en juin 2000, les élues locales et régionales ont approuvé un plan d’action stratégique pour la gouvernance et l’égalité, véritable cadre directeur pour atteindre l’équilibre hommes/femmes au sein des collectivités territoriales, des associations nationales membres du CCRE et des organes statutaires de l’organisation.

 

L’ancrage européen et international
Le tournant du siècle a marqué l’engagement politique du CCRE en faveur de l’égalité sur la scène internationale. En juin 2000, une délégation d’élues locales et régionales membres du CCRE a participé à la Conférence « Pékin+5 » organisée par les Nations Unies avec la coopération de I’ULA. Les élues locales et régionales européennes ont pu apporter l’expérience de la vie locale européenne à leurs homologues du monde entier et faire connaître les résultats acquis dans ce domaine ainsi que les barrières persistantes.

 

Cinq ans après la Conférence mondiale sur les femmes organisée à Pékin, qui avait lancé une plateforme d’action pour le développement de la condition de la femme, la Conférence de New York a permis de faire le point sur les progrès accomplis depuis lors. La 23e session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies avait ainsi pour thème « Les femmes en l’an 2000 : égalité entre les genres, développement et paix pour le XXIème siècle ». A l’issue de l’événement le rôle des collectivités locales a été reconnu dans le plan d’action pour la mise en œoeuvre de « Pékin+5 ».

 

De « La ville pour l’égalité » à « La Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale »
l’objectif du projet « La ville pour l’égalité » était de dresser, grâce au réseau du CCRE, le portrait virtuel d’une ville tenant compte de l’égalité hommes/femmes dans toute sa politique. Il a permis l’organisation de plusieurs séminaires entre élues, fonctionnaires et représentantes de la société civile et a débouché sur la publication en 2005 d’un guide méthodologique tenant compte des meilleures pratiques dans ce domaine en Europe : « La ville pour l’Egalité ».

 

Une fois établie la ville virtuelle pour l’égalité, il restait à encourager les collectivités territoriales à prendre un engagement politique dans ce sens.

 

Ce fut le projet de la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale.

 

Plus d’informations : 25 années d’actions pour l’égalité en l’Europe

 

Travail actuel

La Commission permanente pour l’égalité du CCRE et le groupe d’experts sur l’égalité femmes-hommes ont préparé un document de prise de position et un plan d’action pour l’égalité (adopté en juin 2018) pour guider les travaux de l’Observatoire pour la période 2018-2020.

 

“Egalité locale : Aller jusqu’au bout pour atteindre l’égalité femmes-hommes” peut être téléchargé ici.

 

 


S’informer

 

Réaliser un diagnostic et rassembler une large gamme d’informations afin de mieux cerner les sujets sensibles du point de vue de l’égalité des femmes et des hommes auxquels votre collectivité est confrontée est une phase essentielle avant d’élaborer votre plan d’action.

Il s’agit de faire un état des lieux de l’égalité femmes-hommes dans votre collectivité afin de connaître la situation générale de la pratique, des besoins et des intérêts des femmes et des hommes. Vous pourrez ainsi analyser les différences et identifier les lacunes et les solutions à envisager.

 

Actions proposées

  • Faire une étude démographique par genre de votre population (ex : population totale, population étrangère et immigrée, ménages, actifs selon la catégorie socioprofessionnelle, taux de chômage, etc.)
  • Consultez les chapitres de la Charte et évaluez de manière détaillée le rapport femmes-hommes dans chaque domaine de compétences au sein de votre collectivité
Exemples de domaines de compétences Exemples d’informations à collecter
Le rôle politique
  • nombre d’élu-e-s
  • nombre de femmes et d’hommes disposant d’un mandat (maires adjoint-e-s, membres de l’exécutif, etc.)
Le rôle d’employeur
  • nombre de femmes et d’hommes employé-e-s dans les différents échelons hiérarchiques
  • rétribution des femmes et des hommes pour chacun de ces niveaux hiérarchiques
  • nombre de plaintes pour harcèlement sexuel
Le rôle de prestataire de services
  • nombre de femmes et d’hommes utilisant des services spécifiques
  • nombre de femmes et d’hommes satisfait-e-s des services fournis
  • fonds alloués pour les activités des hommes et des femmes
Le planning et le développement durable
  • utilisateurs des transports publics par genre
  • femmes/hommes vivant en-dessous du seuil de pauvreté
  • Exploitez toutes les informations nationales ou internationales utiles sur les grands sujets en matière d’égalité (ex : données sexuées nationales) ainsi que sur les projets locaux pertinents dans ce domaine
  • Déterminez dans quels secteurs vous manquez de données, ventilées par genres, et qui vous aideraient à identifier des problématiques en matière d’égalité pour l’avenir, en particulier sur des sujets faisant partie des priorités d’action de votre collectivité.

 

 


Élaborer

Dans un délai raisonnable (ne pouvant excéder 2 ans) suivant la date de la signature de la Charte, votre collectivité s’engage à élaborer, adopter et mettre en oeuvre un plan d’action.

Comment préparer mon plan d’action ?

Un plan d’action ne se construit pas seul ! Entourez-vous d’une équipe, à savoir :

  • Faites appel à une commission égalité existante (le cas échéant)
  • Constituez un groupe de pilotage, chargé de l’élaboration et du suivi du plan d’action, composé idéalement de personnel administratif et de représentants politiques élus des principaux services impliqués dans la mise en oeuvre des actions ainsi que des représentants extérieurs issus de la société civile
  • Assurez-vous que ce groupe dispose d’un soutien politique et d’une autorité suffisante pour engager d’autres membres de la collectivité à prendre leurs responsabilités dans le but de réaliser les objectifs prioritaires
  • Attribuez des responsabilités d’action aux élus politiques et aux fonctionnaires de votre collectivité pour garantir un engagement sur chacun des objectifs

 

Assurez-vous également qu’il existe des financements permettant la mise en oeuvre des priorités, y compris pour les consultations.

 

Ne négligez pas le suivi et l’évaluation ! Convenez dès à présent de quelle manière les progrès réalisés seront attestés et mesurés : stipulez des indicateurs d’avancement pour les objectifs, fixez des dates d’évaluation, prévoyez des enquêtes auprès de la population, une analyse genrée des crédits. Cette action sera plus efficace si elle est intégrée aux processus existants de planification et d’évaluation de la performance.

 

Avant de vous lancer dans des discussions sur de nouvelles actions à adopter, pensez à identifier les compétences de votre collectivité et à dresser une liste des actions que vous avez déjà réalisées dans le cadre de votre politique d’égalité femmes-hommes qui constituent autant de progrès déjà réalisés sur la voie de l’égalité.

 

Priorisez ensuite les nouvelles actions envisagées de manière consensuelle et objective et soumettez celles-ci à une évaluation par critères (ex : impact de l’action, moyens logistiques et financiers, acceptabilité politique).

 

Enfin, gardez à l’esprit qu’il s’agit de mettre en oeuvre des actions en faveur de l’égalité femmes-hommes et non que pour les femmes !

Comment transposer vos actions en un plan d’action ?

Votre plan d’action doit présenter au minimum :

  • vos objectifs
  • vos priorités
  • les mesures envisagées
  • les ressources affectées
  • le calendrier proposé

 

Afin de structurer votre plan d’action, vous pouvez reprendre les rubriques ci-dessous pour chaque action envisagée :

  • description concise de l’action à réaliser
  • éléments repérés dans le diagnostic
  • description de l’objectif
  • mention de l’article de la Charte à transposer
  • personne, service ou organisme en charge de la mise en oeuvre de l’action
  • partenaire soutenant la mise en oeuvre de l’action
  • date limite pour la mise en oeuvre de l’action
  • état de réalisation de l’action (nouvelle, en cours ou réalisée)
  • moyens humains, logistiques et financiers à mobiliser
  • actions de communication et/ou de formation à prévoir
  • indicateurs d’évaluation pour mesurer l’impact de l’action

Et après ?

Une fois votre plan d’action adopté par votre collectivité, publiez-le à une large échelle.

 

Pour cela :

  • Faîtes connaître le plan à tous/tes les élu-e-s et employé-e-s en le portant à la connaissance de la plus haute instance de la collectivité
  • Publiez le plan sur le site internet ou dans d’autres supports de communication récurrents à destination de l’électorat
  • Envoyez le plan à celles et ceux qui ont pris part aux procédures de consultation en amont
  • Informez les ONG et les médias locaux
  • Proposez de participer à des réunions avec les organisations locales pour discuter du plan d’action pour l’égalité

 

Vous pouvez également joindre une copie de votre plan d’action à votre fiche signataire dans l’Atlas du site de l’Observatoire.

 

Les travaux relatifs au plan d’action ne s’arrêtent pas à ce stade. Vous devrez :

  • régulièrement rendre compte publiquement des progrès réalisés dans la mise en oeuvre du plan
  • réviser votre plan d’action si les circonstances l’exigent et l’envoyer pour approbation aux organes décisionnels de votre collectivité
  • élaborer un plan supplémentaire pour chaque période qui suivra

Prioriser

A ce stade, il y a lieu d’analyser les informations obtenues au terme des étapes « S’informer » et « Consulter » décrites précédemment afin de définir un certain nombre de priorités majeures sur lesquelles vous pourrez vous concentrer pour arriver à opérer un réel changement au cours des années à venir. Ce faisant, il y a lieu de prendre en compte les priorités politiques de votre collectivité et les ressources mobilisables.

 

Les priorités ne doivent pas nécessairement se résumer à des problématiques pouvant être résolues rapidement. Elles peuvent impliquer des changements de comportement et de pratiques nécessitant une durée relativement longue ou des ressources considérables, mais sur lesquelles tous les ans, des progrès pourront être réalisés.

 

Nous sommes conscients que les autorités locales et régionales signataires de la Charte ne possèdent pas toutes les mêmes compétences, ressources et priorités. Pour cette raison, il ne vous est pas demandé de mettre en application rigoureusement chacun des articles de la Charte, mais plutôt de déterminer vos propres priorités et calendriers de réalisation. Aussi vaut-il mieux se concentrer sur un plus petit nombre d’objectifs clairs et réalisables que sur une multitude d’objectifs qui ne seraient pas véritablement poursuivis jusqu’au bout et ne mèneraient par conséquent à aucun résultat.

 

Pour déterminer vos objectifs prioritaires, reprenez un à un les articles de la Charte et identifiez ceux qui vous permettront d’aboutir à un plan d’action réaliste, faisable et de bonne qualité.

 

Le plan d’action auquel aboutit cette démarche n’est qu’une première étape. Une fois le premier plan d’action arrivé à son terme, vous pouvez décider de l’élargir à d’autres articles de la Charte au fur et à mesure que les actions sont réalisées ou établir un nouveau plan d’action avec d’autres articles prioritaires.

 

Une fois votre projet de liste des priorités majeures rédigé :

  • réengagez une consultation sur cette liste et les raisons de la sélection opérée ;
  • définissez une liste définitive de priorités majeures, après avoir tenu compte des contributions de cette seconde consultation ;
  • assurez-vous que la direction politique de la collectivité soutient les priorités définies et s’engage à les défendre activement et à leur allouer les ressources nécessaires ;
  • assurez-vous que les cadres et fonctionnaires de votre collectivité comprennent et s’engagent à mettre en oeuvre les dites priorités.

S’inspirer

 

Examples des guides sur comment élaborer un plan d’action par les associations nationales:

 

Guide sur l’élaboration, la gestion et l’évaluation d’un plan d’action local pour l’égalité (en Espagnol) – d’EUDEL, l’association des municipalities basques

 

Guide d’accompagnement  (en Français) – de SYVICOL, Syndicat des villes et communes luxembourgeoises

 

Toolbox pour le prémier plan d’action (en Français) – de SYVICOL, Syndicat des villes et communes luxembourgeoises

 

L’égalité femmes-hommes de A à Z : le guide pour les collectivités (en Lituanien) – de l’Association des pouvoirs locaux de Lituanie

 

Examples de plans d’action de différents pays:

 

Allemagne

Plan d’action de la ville de Kaiserlauterer

Plan d’action de la ville de Mainz

Plan d’action de la ville de Münster

 

Autriche

Plan d’action de la ville de Vienne

Plan d’action de la ville de Graz

 

Chypre

Plan d’action de la ville de Nicosie

 

Espagne

Plan d’action de la ville de Bilbao

Plan d’action de la ville de Granada

Plan d’action de la ville de Madrid

 

France 

Plan d’action de la ville de Lyon

Plan d’action de la ville de Strasbourg

Plan d’action de la région Nord Pas de Calais

 

Islande

Plan d’action de la ville de Reykjavik (en anglais)

 

Italie

Plan d’action de la municipalité d’Arezzo

 

Luxembourg

Plan d’action de la ville de Luxembourg

Plan d’action Esch-sur-Alzette

Plan d’action Junglinster

Plan d’action Dudelange

 

Portugal

Plan d’action de la ville de Montijo

 

Suède

Plan d’action de la municipalité d’Eskilstuna

Plan d’action de la ville de Malmö (en suèdois)

Plan d’action de la ville de Malmö (en anglais)

Plan d’action de la ville de Jönköping

 

Suisse

Plan d’action de la ville de Berne (en français)

Plan d’action de la ville de Berne (en allemand)

Plan d’action de la ville de Zürich (en allemand)

 

 

 

 


Consulter

Pour vous aider à déterminer les sujets majeurs concernant l’égalité femmes-hommes au sein de votre collectivité, appuyez-vous sur des consultations ouvertes avec des personnes et des organismes pertinents dans ce domaine pour collecter leurs avis sur la question.

 

Actions proposées

  • Examinez de près les consultations que vous avez déjà engagées et vérifiez si les réponses à ces dernières sont analysées par genre. Si tel est le cas, analysez s’il y a des différences entre les réponses des femmes et des hommes
  • Consultez les élus de votre collectivité, les salariés et les syndicats, les ONG locales ainsi que les utilisateurs de services, effectifs et potentiels, sur ce qu’ils considèrent être les priorités locales au regard des différents articles de la Charte
  • Incluez dans ces consultations toutes les tranches de la population, par exemple des jeunes, des seniors, des personnes appartenant aux minorités ethniques (y compris des migrants et des demandeurs d’asile), des homosexuel-le-s, des personnes atteintes de handicap, des adeptes de différentes religions et convictions, des personnes souffrant d’exclusion sociale, des personnes victimes de violence, des prostituées, etc.
  • Échangez et comparez éventuellement vos expériences avec des signataires limitrophes (par exemple dans le cadre de la coopération intercommunale) ou avec d’autres signataires (au travers d’un partenariat de jumelage par exemple).

La responsabilité démocratique


Le cadre général pour l’égalité

Le cadre général pour l’’égalité

Article 8 – Engagement général

  1. Dans l’étendue de ses compétences, le signataire reconnaît, respecte et promeut les droits et les principes pertinents de l’’égalité des femmes et des hommes, et combat les obstacles et la discrimination liés au genre.
  2. Les engagements définis dans cette Charte s’appliquent au signataire là où, dans leur totalité ou en partie, ils relèvent de son pouvoir légal.

 

Article 9 – Analyse sexuée

  1. Le signataire se charge d’’effectuer, dans l’’étendue de ses compétences, une analyse sexuée, ainsi que cela est défini dans cet article.
  2. A cette fin, le signataire se charge d’’établir un programme pour la mise en oeuvre de ses analyses sexuées, en accord avec ses propres priorités, ressources et calendriers, qui sera incluse ou prise en compte dans son Plan d’’action pour l’’égalité.
  3. Les analyses sexuées comprendront les mesures suivantes considérées comme pertinentes :
      • La révision des politiques, procédures, pratiques, modèles en usage actuellement de manière à apprécier si celles-ci font état de discriminations injustes, si elles sont fondées sur des stéréotypes sexués et si elles prennent en compte, de manière adéquate, les besoins spécifiques des femmes et des hommes.
      • La révision de l’’allocation des ressources, financières ou autres, dans les buts énoncés ci-dessus.
      •  L’’identification des priorités et, comme il convient, des objectifs, de manière à traiter les questions pertinentes soulevées par ces révisions, et à apporter des améliorations identifiables dans la fourniture des services.
      • La mise en oeœuvre, dès le début des processus, d’’une analyse de toute proposition significative pour les politiques nouvelles ou modifiées, pour les procédures et les changements dans l’’allocation des ressources, afin d’’identifier leur impact potentiel sur les femmes et sur les hommes, et de prendre les décisions finales à la lumière de cette analyse.
      • La prise en compte des besoins ou des intérêts de ceux qui subissent des discriminations ou des difficultés multiples.

Article 10 – Discriminations multiples ou obstacles

  1. Le signataire reconnaît que la discrimination fondée sur tout motif tel que le sexe, la race, l’’origine sociale ou ethnique, les caractères génétiques, la langue, la religion ou les croyances, les opinions politiques ou autres, l’’appartenance à une minorité nationale, la propriété, la naissance, le handicap, l’’âge ou l’’orientation sexuelle est interdite.
  2. De plus, le signataire reconnaît que malgré cette interdiction, nombre de femmes et d’’hommes souffrent de discriminations multiples et rencontrent des obstacles, ce qui inclut des handicaps socioéconomiques qui ont un impact direct sur leur capacité à exercer les autres droits définis et précisés dans cette Charte.
  3. Le signataire s’’engage, pour ce qui relève de ses compétences, à prendre toute action appropriée pour combattre les effets des discriminations multiples ou obstacles, y compris :
      • S’’assurer que les discriminations multiples et les obstacles sont traités par son Plan d’action pour l’’égalité et ses analyses sexuées.
      • S’’assurer que les questions soulevées par les discriminations multiples et les obstacles sont prises en compte dans la mise en œoeuvre d’’actions ou de mesures figurant dans les autres articles de cette Charte.
      • Mener des campagnes d’’information pour combattre les stéréotypes et encourager un traitement égal pour les femmes et les hommes victimes de discriminations multiples ou de préjugés.
      • Prendre des mesures spécifiques pour traiter les besoins particuliers des immigrées et des immigrés.

Le rôle d’employeur

Le rôle d’’employeur

Article 11

  1. Dans ses fonctions d’employeur, le signataire reconnaît le droit à l’’égalité des femmes et des hommes dans tous les aspects de l’’emploi, y compris l’’organisation du travail et les conditions de travail.
  2. Le signataire reconnaît le droit à la conciliation de la vie professionnelle, sociale et privée, ainsi que le droit à la dignité et à la sécurité au travail.
  3. Le signataire s’’engage à prendre toutes les mesures raisonnables, y compris des actions positives dans la limite de ses pouvoirs légaux, pour concrétiser les droits ci-dessus énoncés.
  4. Les mesures citées au 3. comprennent ce qui suit :

a)     La révision des politiques et procédures concernées relatives à l’’emploi au sein de son organisation, ainsi que le développement et la mise en oeuvre de la partie « emploi » de son Plan pour l’’égalité afin de traiter des inégalités dans un délai approprié, et couvrant notamment, entre autres :

  • L’’égalité des rémunérations, y compris un salaire égal pour un travail de valeur équivalente
  • Des dispositions permettant la révision des salaires et rémunérations, des modes de paiement et des retraites
  • Des mesures pour assurer d’’une manière équitable et transparente la promotion et les opportunités de développement de carrière
  • Des mesures pour assurer une représentation équilibrée des femmes et des hommes à tous les niveaux, notamment pour corriger tout déséquilibre aux niveaux supérieurs de l’’encadrement
  • Des mesures pour supprimer toute ségrégation professionnelle fondée sur le sexe, et pour encourager le personnel à solliciter et remplir des postes non traditionnels
  • Des mesures pour assurer un recrutement équitable
  • Des mesures pour assurer des conditions de travail appropriées, sans danger pour la santé et en toute sécurité
  • Des procédures de consultation des employés et de leurs syndicats assurant une participation équilibrée des femmes et des hommes dans tout organisme consultatif ou de négociation

b)     L’’interdiction du harcèlement sexuel sur les lieux de travail au moyen d’’une déclaration publique sur le caractère inacceptable d’un tel comportement, à laquelle s’ajoutent le soutien apporté aux victimes, l’’introduction et la mise en œoeuvre de politiques transparentes sur la façon de traiter les coupables, et des efforts destinés à éveiller les consciences sur cette question ;

c)     La recherche d’’une composition du personnel, à tous les niveaux, conforme à la diversité sociale, économique et culturelle de la population locale.

d)     L’’aide à la conciliation de la vie professionnelle, sociale et privée par :

  • L’’introduction de politiques permettant, quant il convient, des aménagements du temps de travail et des dispositions d’’aide vis-à-vis des personnes dépendant des employés.
  • L’’encouragement donné aux hommes pour qu’’ils fassent usage de leurs droits quant aux absences pour cause d’’aide vis-à-vis des personnes à charge.

Fourniture de biens et de services

Fourniture de biens et de services

Article 12

  1. Le signataire reconnaît que dans l’’exécution de ses tâches et de ses obligations relatives aux fournitures de biens et de services, y compris les contrats d’’achat de produits, le recours à des services et la réalisation de travaux, il est de sa responsabilité de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes.
  2. Le signataire reconnaît que cette responsabilité prend une signification particulière quand elle propose de concéder à une autre entité juridique la fourniture d’’un important service public, pour laquelle le signataire est responsable de par la loi. Dans de tels cas, le signataire s’assurera que l’’entité juridique qui remporte le contrat (quel que soit son statut juridique) est tenue d’’assurer la promotion de l’’égalité des femmes et des hommes exactement comme l’’aurait été le signataire si elle avait elle-même fourni le service concerné.
  3. De plus, le signataire se charge de mettre en oeœuvre, chaque fois qu’’il les juge appropriées, les mesures suivantes :
    1. pour chaque contrat significatif qu’’il envisage de signer, prendre en considération les implications de genre et les opportunités qu’’offre ce contrat pour la promotion de l’’égalité d’une façon légale
    2. s’’assurer que les dispositions du contrat prennent en compte les objectifs d’’égalité des sexes du contrat lui-même
    3. s’’assurer que les autres termes et conditions du contrat en question tiennent compte et reflètent ces objectifs
    4. utiliser le pouvoir conféré par la législation européenne sur les marchés publics pour préciser les conditions de performance concernant les considérations sociales
    5. sensibiliser le personnel ou les conseillers, qui ont la responsabilité de traiter les appels d’offres des marchés publics et les contrats de location quant aux exigences de leurs fonctions concernant le genre, y compris en assurant leur formation en la matière
    6. s’’assurer que les termes du contrat principal comporte l’’exigence que les sous-traitants remplissent les obligations pertinentes pour promouvoir l’égalité des sexes.

Le rôle de prestataire de services

Le rôle de prestataire de services

 

Article 13 – L’’éducation et la formation continue

1. Le signataire reconnaît le droit à l’’éducation pour tous, et reconnaît en plus le droit pour tous d’’accéder à une formation professionnelle et continue. Le signataire reconnaît que le droit à l’éducation remplit une fonction vitale à toutes les étapes de l’’existence pour que soit assurée une véritable égalité des chances, formées les aptitudes essentielles à la vie et au travail, et ouvertes des possibilités nouvelles au développement professionnel.

2. Le signataire se charge, dans les domaines de sa compétence, d’’assurer ou promouvoir l’’égal accès à l’éducation, à la formation professionnelle et continue pour les femmes et les hommes, les filles et les garçons.

3. Le signataire reconnaît le besoin d’éliminer tout concept stéréotypé des rôles des femmes et des hommes dans toutes les formes d’’éducation. Pour ce faire, il se charge de prendre ou de promouvoir, comme il convient, les mesures suivantes :

  • La révision des matériels éducatifs, des programmes scolaires et autres, des méthodes d’’enseignement afin de garantir qu’’ils combattent les attitudes et les pratiques stéréotypées
  • La mise en œoeuvre d’’actions spécifiques pour encourager des choix de carrière non conventionnels
  • L’’inclusion spécifique, dans les cours d’’éducation civique et d’’éducation à la citoyenneté, d’’éléments qui soulignent l’’importance de l’’égale participation des femmes et des hommes dans le processus démocratique

4. Le signataire reconnaît que la manière dont les écoles et autres établissements éducatifs sont dirigés représente un modèle important pour les enfants et les jeunes gens. Il se charge donc de promouvoir une représentation équilibrée des femmes et des hommes à tous les niveaux de la direction et de la gouvernance des établissements scolaires.

 

Article 14 – La santé

1. Le signataire reconnaît le droit pour chacun(e) de bénéficier d’’un niveau élevé de santé physique et mentale, et affirme que l’’accès des femmes et des hommes à des soins médicaux et des traitements de qualité ainsi qu’a la prévention est capital pour la concrétisation de ce droit.

2. Le signataire reconnaît que pour assurer l’’égalité des chances des femmes et des hommes en leur permettant de jouir d’une bonne santé, les services médicaux et de santé doivent prendre en compte leurs besoins différents. Il reconnaît en outre que ces besoins ne proviennent pas seulement de différences biologiques mais également de différentes conditions de vie et de travail, ainsi que d’’attitudes et de présupposés stéréotypées.

3. Le signataire s’engage à prendre, là où s’exercent ses responsabilités, toutes les actions appropriées pour promouvoir et assurer à ses administré(e)s le meilleur niveau de santé possible. A cette fin, le signataire s’’engage à mener à bonne fin ou a promouvoir les mesures suivantes :

  • L’’incorporation d’une approche fondée sur le genre dans la planification, l’’allocation de ressources et la fourniture de services médicaux et de santé
  • La garantie que les activités destinées à promouvoir la santé, y compris celles qui visent à encourager une bonne alimentation et l’’importance de l’’exercice physique, comportent la reconnaissance des attitudes et des besoins différents des femmes et des hommes
  • La garantie que les personnels spécialisés, y compris ceux qui travaillent pour la promotion d’une bonne santé, reconnaissent les modalités selon lesquelles le genre affecte les soins médicaux et de santé, et prennent en compte l’expérience différente que les femmes et les hommes ont de ces soins
  • La garantie que les femmes et les hommes ont accès à une information adéquate sur les questions de santé

Article 15 – Soins et Services sociaux

1. Le signataire reconnaît que chacun(e) à le droit de disposer des services sociaux nécessaires et à bénéficier de l’’assistance d’un service social en cas de besoin

2. Le signataire reconnaît que les femmes et les hommes ont des besoins différents qui peuvent provenir de conditions économiques et sociales différentes ainsi que d’’autres facteurs. En conséquence, afin d’’assurer aux femmes et aux hommes un égal accès à l’’aide sociale et aux services sociaux, l’’organisation signataire prendra toutes les mesures raisonnables pour assurer :

  • L’’incorporation dans la planification, le financement et la fourniture de l’aide sociale et des services sociaux d’une approche fondée sur le genre
  • La garantie que les personnels impliqués dans la fourniture de l’’aide sociale et des services sociaux reconnaissent les modalités selon lesquelles le genre affecte ces services, et prennent en compte l’’expérience différente que les femmes et les hommes ont de ces services.

 

Article 16 – La garde des enfants

1. Le signataire reconnaît le rôle essentiel que jouent les systèmes de garde d’’enfants de bonne qualité, financièrement abordables, accessibles à tous les parents et aux autres personnes s’’occupant d’’enfants quelle que soit leur situation financière, dans la promotion d’une égalité réelle des femmes et des hommes, et dans leur aptitude à concilier leur vie professionnelle, publique et privée. Le signataire reconnaît en outre la contribution qu’’apporte la garde des enfants à la vie économique et sociale, ainsi qu’’à la confection du lien social au sein de la communauté locale et dans la société tout entière.

2. Le signataire s’’engage à faire de la fourniture et de la promotion de tels systèmes de garde, directement ou à travers d’’autres fournisseurs, une de ses priorités. Il s’’engage en outre à encourager la fourniture de ces systèmes par d’’autres, y compris la fourniture ou l’’aide apportée aux systèmes de garde par les employeurs locaux.

3. Le signataire reconnaît en outre que l’’éducation des enfants requiert le partage des responsabilités entre les femmes, les hommes, et la société dans son ensemble, et se charge de contrer les stéréotypes sexués selon lesquels la garde des enfants est considérée comme relevant principalement de la responsabilité des femmes.

 

Article 17 – Soins aux autres personnes à charge

1. Le signataire reconnaît que les femmes et les hommes ont la responsabilité de s’’occuper de personnes à charge autres que les enfants et que cette responsabilité peut affecter leur capacité à jouer pleinement leur rôle dans la société.

2. Le signataire reconnaît en outre que cette responsabilité repose de manière disproportionnée sur les femmes, et constitue de ce fait un obstacle à l’égalité des femmes et des hommes.

3. Le signataire se charge de contrer cette inégalité, comme il convient :

  • En mettant au nombre de ses priorités la fourniture et la promotion de ces systèmes de prise en charge, directement ou à travers d’’autres fournisseurs, qui soient de grande qualité et financièrement abordables
  • En fournissant du soutien et en promouvant les opportunités offertes à ceux et celles qui souffrent d’’isolement social en raison de leurs responsabilités
  •  En faisant campagne contre les stéréotypes qui présument que les soins à apporter aux personnes à charge sont d’abord de la responsabilité des femmes.

 

Article 18 – L’inclusion sociale

1. Le signataire reconnaît que chacun(e) a le droit d’être protégé(e) contre la pauvreté et l’’exclusion sociale, et que, de plus, les femmes sont en général plus enclines à souffrir d’’exclusion sociale parce qu’elles accèdent dans une moindre mesure aux ressources, aux biens, aux services et aux opportunités que les hommes.

2. Le signataire s’engage donc, dans toute la gamme de ses services et de ses responsabilités, et en travaillant avec les partenaires sociaux, à prendre des mesures dans le cadre d’’une approche globalement coordonnée pour :

  • Promouvoir, pour ceux-celles qui connaissent ou risquent de connaître une situation d’’exclusion sociale ou de pauvreté, l’’accès effectif à l’’emploi, au logement, à la formation, à l’’éducation, à la culture, à l’’information et aux technologies de communication, à l’’assistance sociale et médicale
  • Reconnaître les besoins particuliers et la situation de femmes souffrant d’’exclusion sociale
  • Promouvoir l’’intégration des femmes et des hommes immigrés en prenant en compte leurs besoins spécifiques

Article 19 – Le logement

1. Le signataire reconnaît le droit au logement, et affirme que l’’accès à un logement de bonne qualité est un des besoins humains les plus fondamentaux, vital pour le bien-être de l’’individu et de sa famille.

2. Le signataire reconnaît en outre que les femmes et les hommes ont souvent des besoins spécifiques et distincts en matière de logement, qui doivent être pleinement pris en compte, y compris parce que :

a) En moyenne, les femmes disposent de moins de revenus et de ressources financières que les hommes et ont, de ce fait, besoin de logements correspondant à leurs moyens ;

 b) Les femmes sont à la tête de la plupart des familles monoparentales avec, par conséquent, le besoin d’’accéder aux logements sociaux ;

c) Les hommes en état de vulnérabilité sont souvent surreprésentés parmi les sans domicile fixe.

3. Le signataire s’’engage donc, comme il convient :

a) À fournir ou promouvoir pour tous l’’accès à un logement de niveau et de dimension adéquats dans un environnement décent, là où les services indispensables sont accessibles.

b) À prendre des mesures pour prévenir l’’absence de domicile fixe, en particulier en fournissant assistance aux SDF en se fondant sur des critères de besoin, de vulnérabilité et de non discrimination ;

c) À intervenir, selon leurs pouvoirs, sur le prix des logements pour rendre celui-ci accessible à ceux et celles qui ne disposent pas de ressources suffisantes.

4. Le signataire se charge également d’assurer ou de promouvoir l’’égalité du droit des femmes et des hommes à devenir locataire, propriétaire, ou détenteur d’’un titre de propriété qu’elle qu’’en soit la forme, de leur logement. À cette fin, il s’’engage à utiliser son pouvoir ou son influence pour assurer aux femmes le même accès à l’’emprunt et autres formes d’’assistance financière et de crédit dans le but d’acquérir un logement.

 

Article 20 – Culture, sport et loisirs

1. Le signataire reconnaît le droit pour chacun(e) de prendre part à la vie culturelle et de jouir de la vie artistique.

2. Le signataire reconnaît en outre le rôle joué par le sport dans l’’enrichissement de la vie de la communauté et la garantie du droit à la santé tel qu’’il a été défini dans l’’article 14. Il reconnaît que les femmes et les hommes ont droit à un égal accès aux activités et installations culturelles, sportives et de loisir.

3. Il reconnaît que les femmes et les hommes ont une expérience et des centre d’’intérêts différents en matière de culture, de sport et de loisirs, et que ceux-ci peuvent résulter de d’’attitudes stéréotypées et d’’actions sexuées. Il s’engage par conséquent à mettre en œoeuvre ou à promouvoir, comme il convient, des mesures permettant :

  • D’’assurer autant que de raison que les femmes et les hommes, les garçons et les filles bénéficient de la fourniture et d’’un accès égal aux installations et activités sportives, culturelles et de loisir
  • D’’encourager les femmes et les hommes, les garçons et les filles à participer à égalité aux sports et aux activités culturelles, y compris à celles qui sont traditionnellement considérées comme principalement « féminines » ou « masculines »
  • D’’encourager les associations artistiques, culturelles et sportives à promouvoir les activités culturelles et sportives qui mettent en cause une vision stéréotypée des femmes et des hommes.
  • D’’encourager les bibliothèques publiques à mettre en cause les stéréotypes de genre à travers le stock de leurs livres et autres documents, ainsi que dans leurs autres activités promotionnelles.

Article 21- Sécurité et sûreté

1. Le signataire reconnaît pour chaque femme et chaque homme le droit à la sécurité de sa personne et à la liberté de ses mouvements, et le fait que ces droits ne peuvent être pleinement ou également exercés, tant dans le domaine public que le domaine privé, si les femmes et les hommes sont victimes de l’’insécurité, ou si ils s’estiment être menacés par elle.

2. Le signataire reconnaît en outre que les femmes et les hommes, en partie à cause d’’obligations et de modes de vie différents, doivent souvent faire face à des problèmes différents concernant la sécurité et la sûreté, que ceux-ci doivent être traités en conséquence.

3. Le signataire s’’engage donc :

a)  à analyser, en tenant compte du genre, les statistiques se rapportant au volume et aux types d’incidents (y compris les crimes graves commis contre la personne) qui affectent la sécurité et la sûreté des femmes et des hommes et, chaque fois qu’il convient, à mesurer le niveau et la nature de la peur de la criminalité ou d’autres sources d’insécurité ;

b) à développer et à mettre en œoeuvre des stratégies, des politiques et des actions, y compris des améliorations spécifiques à l’’état où à la configuration de l’’environnement (par exemples les points de connexion des transports, les parkings, l’’éclairage public), à assurer la surveillance policière et autres services associés, à accroître la sécurité et la sûreté des femmes et des hommes dans la pratique, et à chercher à réduire leur perception respective du manque de sécurité.

Article 22 – La violence sexuée

1. Le signataire reconnaît que la violence sexuée, qui affecte les femmes d’une manière disproportionnée, constitue une violation d’un droit humain fondamental, et est une offense à la dignité et à l’intégrité physique et morale des êtres humains.

2. Le signataire reconnaît que la violence sexuée naît de l’’idée, chez l’’agresseur, de la supériorité d’’un sexe sur l’’autre dans le contexte d’’une relation de pouvoir inégalitaire.

3. Le signataire s’engage donc à instaurer et à renforcer des politiques et des actions contre la violence sexuée, y compris

  • Fournir ou aider les structures d’’assistance et de secours aux victimes
  • Fournir une information publique, dans chacune des langues principalement utilisées localement, sur les secours disponibles dans la région
  • S’’assurer que les équipes professionnelles concernées ont été formés à identifier et à secourir les victimes
  • S’’assurer qu’il y ait une coordination efficace des services compétents, tels que ceux de la police, de la santé et du logement
  • Promouvoir des campagnes de sensibilisation et des programmes d’’éducation destinés aux victimes présentes ou potentielles ainsi qu’’aux agresseurs.

 

Article 23 – Le trafic des êtres humains

1. Le signataire reconnaît que le crime de trafic des êtres humains, qui affecte les femmes et les filles de manière disproportionnée, constitue une violation d’’un droit humain fondamental et est une offense à la dignité et à l’’intégrité physique et morale des êtres humains.

2. Le signataire se charge de mettre en place et de renforcer les politiques et les actions destinées à prévenir le trafic d’êtres humains, y compris, comme il convient :

  • L’’information et les campagnes de sensibilisation
  • Des programmes de formation pour les équipes professionnelles chargées d’’identifier et de secourir les victimes
  • Des mesures pour décourager la demande
  • Des mesures appropriées pour assister les victimes, y compris l’’accès au traitement médical, à un logement adéquat et sûr, et à des interprètes

Le planning et le développement durable

Le planning et le développement durable

Article 24 – Développement durable

  1. Le signataire reconnaît qu’en ce qui concerne la planification et le développement de stratégies pour l’’avenir de son territoire, les principes du développement durable doivent être pleinement respectés. Que ceux-ci doivent comprendre une intégration équilibrée de la dimension économique, sociale, environnementale et culturelle, et inclure également le besoin de promouvoir et de réaliser l’’égalité des femmes et des hommes.
  2. Le signataire s’engage donc à prendre en compte le principe d’’égalité des femmes et des hommes en tant que dimension fondamentale de l’’ensemble de sa planification, ou du développement de ses stratégies, pour ce qui a trait au développement durable de son territoire.

 

Article 25 – Planification urbaine et locale

  1. Le signataire reconnaît l’’importance du développement de son espace, de ses transports, de son économie, et celle de ses politiques et plans d’utilisation des sols afin de créer les conditions dans lesquelles le droit à l’’égalité des femmes et des hommes peut plus facilement devenir une réalité.
  2. Le signataire s’engage à assurer que dans la conception, l’’élaboration, l’adoption et la mise en œoeuvre de ces politiques et de ces plans :
  • Le besoin de promouvoir l’’égalité réelle dans tous les aspects de la vie locale est pleinement pris en considération, et que
  • Les besoins spécifiques des femmes et des hommes concernant, par exemple, l’’emploi, l’’accès aux services et la vie culturelle, l’’éducation et l’’exercice des responsabilités familiales, fondés sur des données pertinentes locales ou autres y compris les analyses sexuées réalisées par l’’organisation signataire, sont correctement pris en compte
  • Des aménagements de grande qualité sont adoptés qui prennent en compte les besoins des femmes et des hommes.

 

Article 26 – Mobilité et Transport

  1. Le signataire reconnaît que la mobilité et l’’accès aux moyens de transport sont des conditions capitales pour que les femmes et les hommes puissent exercer un grand nombre de leurs droits, travaux, activités, y compris l’’accès à l’emploi, à l’’éducation, à la culture et aux services essentiels. Il reconnaît également que le développement durable et le succès d’’une municipalité ou d’’une région dépend dans une large mesure du développement d’’une infrastructure et d’’un service public de transport efficaces et de grande qualité.
  2. Le signataire reconnaît en outre que les femmes et les hommes ont souvent, dans la pratique, des besoins et des habitudes différents pour ce qui est des déplacements et des transports, fondés sur des facteurs tels que le revenu, les responsabilités concernant les enfants et autres personnes à charge, ou les horaires de travail, et que par conséquent, les femmes sont, en nombre, davantage utilisatrices des transports en commun que les hommes.
  3. Le signataire s’engage donc :
    1.  À prendre en compte les besoins de déplacement et les modalités d’’utilisation des transports respectifs des femmes et des hommes, y compris ceux des communes urbaines et rurales ;
    2.  À faire en sorte que les services de transport offerts aux citoyens sur son territoire aident à répondre aux besoins spécifiques ainsi qu’’aux besoins communs des femmes et des hommes, et à la réalisation d’’une véritable égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.
  4. Le signataire s’engage en outre à promouvoir l’’amélioration progressive des transports publics sur son territoire, y compris les connexions intermodales, afin de traiter les besoins spécifiques et communs des femmes et des hommes en matière de transports qui doivent être réguliers, financièrement abordables, sûrs et accessibles, et de contribuer ainsi à son développement durable.

 

Article 27 – Développement économique

  1. Le signataire reconnaît que la réalisation d’un développement économique équilibré et durable est une composante vitale du succès d’’une municipalité ou d’’une région, et que ses activités et services dans ce domaine peuvent encourager de manière significative l’avancement de l’’égalité des femmes et des hommes.
  2. Le signataire reconnaît le besoin d’’accroître le niveau et la qualité de l’’emploi des femmes, et reconnaît en outre que le risque de pauvreté lié au chômage de longue durée et au travail non rémunéré est particulièrement élevé pour les femmes.
  3. Le signataire s’’engage, relativement à ses activités et services dans le domaine du développement économique, à tenir pleinement compte des besoins et des intérêts des femmes et des hommes ainsi que des opportunités permettant de faire avancer l’’égalité, et de prendre à cette fin, les mesures appropriées. Ces actions peuvent inclure :
  • D’’aider et d’’encourager les femmes entrepreneures
  • De s’assurer que le soutien aux entreprises, financier et autre, promeut l’égalité des sexes
  • D’’encourager les femmes en formation à acquérir les compétences et à obtenir les qualifications conduisant aux emplois généralement considérés comme « masculins », et vice versa
  • D’’encourager les employeurs à recruter des femmes apprenties ou stagiaires ayant des compétences et des qualifications généralement considérés comme « masculines », en leur offrant des postes correspondants, et vice versa.

 

Article 28 – L’’environnement

  1. Le signataire reconnaît sa responsabilité dans la réalisation d’’un haut niveau de protection et d’’amélioration de la qualité de l’’environnement sur son territoire, y compris par ses politiques locales concernant les déchets, le bruit, la qualité de l’’air, la biodiversité et l’’impact du changement de climat. Il reconnaît le droit égal des femmes et des hommes à bénéficier de ses services et de ses politiques en matière d’environnement.
  2. Le signataire reconnaît qu’en de nombreux endroits les modes de vie des femmes et des hommes diffèrent, que les femmes et les hommes tendent à se distinguer dans l’’usage qu’’ils-elles font des services locaux ou des espaces de plein air, ou encore qu’’ils-elles sont confronté(e)s à des problèmes d’environnement différents.
  3. En conséquence, le signataire s’engage, pour ce qui concerne le développement de ses politiques et services environnementaux, à accorder une considération entière et égale aux besoins spécifiques liés aux modes de vie respectifs des femmes et des hommes, et au principe de solidarité entre les générations.

Le rôle de régulation

Le rôle de régulation

Article 29 – Les collectivités locales en tant que régulatrices

  1. Dans l’’exécution de ses taches et de ses compétences, en tant que régulateur des activités pertinentes sur son territoire, le signataire reconnaît l’’importance que le rôle d’’une régulation effective et de la protection des consommateurs joue dans le maintien de la sécurité et du bien-être de la population locale, et que les femmes et les hommes peuvent être affectés différemment par les activités pertinentes de régulation.
  2. Dans l’’exécution de ses taches de régulation, le signataire s’engage à prendre en compte les besoins, intérêts et conditions d’’existence spécifiques des femmes et des hommes.

Les jumelages et la coopération internationale

Les jumelages et la coopération internationale

Article 30

  1. Le signataire reconnaît la valeur du jumelage et de la coopération européenne et internationale des collectivités locales et régionales pour le rapprochement des citoyens et pour la promotion de l’’échange des savoirs et de la compréhension mutuelle au-delà des frontières nationales.
  2. Le signataire s’engage, dans ses activités en matière de jumelage et de coopération européenne et internationale :
  • À impliquer dans ces activités, de façon égalitaire, les femmes et les hommes venant d’horizons différents
  • À utiliser ses relations de jumelage et ses partenariats européens et internationaux comme une plateforme d’’échange d’’expérience et de savoirs sur les questions d’’égalité des femmes et des hommes
  • À intégrer la dimension de l’’égalité des sexes dans ses actions de coopération décentralisée.

L’Union Européenne et l’égalité femmes-hommes

 

 

 

 

 L’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des principes fondateurs de l’Union européenne. Elle remonte à 1957, avec l’intégration au traité de Rome du principe de la rémunération égale pour un travail de valeur égale. Au cours des dernières décennies, l’UE a notamment œuvré pour :

  • la législation relative à l’égalité de traitement;
  • l’intégration de la dimension de genre dans toutes ses politiques;
  • l’adoption de mesures spécifiques en faveur de l’émancipation des femmes.

 

L’engagement stratégique pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2016-2019 établit le programme de travail de la Commission en matière d’égalité entre les sexes pour la période 2016-2019. Il s’agit d’un cadre global à travers lequel la Commission s’engage à promouvoir l’égalité des genres dans toutes ses politiques ainsi que dans les programmes de financement européens. Les domaines d’action prioritaires définis par la Commission sont les suivants :

  • indépendance économique égale pour les femmes et les hommes;
  • égalité de rémunération pour un travail de même valeur;
  • égalité dans la prise de décision;
  • dignité, intégrité et fin des violences fondées sur le sexe;
  • promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes en dehors de l’UE.

 

L’engagement stratégique met en exergue la contribution de l’égalité des genres à la croissance économique et au développement durable et il vient à l’appui du pacte européen pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2011-2020). Il s’inspire des priorités et de l’expérience de la Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2010-2015 ; les cinq domaines d’action prioritaires recensés en 2010 restent tous d’actualité.

 

 

Chaque année, les progrès réalisés sont consignés et présentés dans un rapport annuel sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

 

 

 

 

 

 

 

 


Présentation

Présentation

 

L’’Atlas des signataires de la Charte européenne pour l’’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale est un outil de recensement des signataires de la Charte, de plans d’’action et de bonnes pratiques. Il a pour but de diffuser et promouvoir des bonnes pratiques en matière d’’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, de faciliter les échanges entre les signataires et de favoriser le développement de projets de coopération décentralisée et de jumelages.


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L’Atlas des signataires de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale est un outil de recensement des signataires de la Charte, de plans d’action et de bonnes pratiques. Il a pour but de diffuser et promouvoir des bonnes pratiques en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, de faciliter les échanges entre les signataires et de favoriser le développement de projets de coopération décentralisée et de jumelages.


Bonnes pratiques

L’Atlas des signataires de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale est un outil de recensement des signataires de la Charte, de plans d’action et de bonnes pratiques. Il a pour but de diffuser et promouvoir des bonnes pratiques en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, de faciliter les échanges entre les signataires et de favoriser le développement de projets de coopération décentralisée et de jumelages.


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Bientôt disponible


Programmes de l’’Union européenne

Votre collectivité souhaite obtenir un financement pour un projet à dimension européenne dans le domaine de l’égalité femmes-hommes ? Vous pouvez demander une subvention à l’Union européenne en répondant aux appels à propositions publiés sur le site de la Commission européenne. La Direction générale de la justice et des consommateurs émet des appels à propositions dans deux programmes :

 

Le Programme « Justice » (2014-2020)

Le Programme « Droits, égalité et citoyenneté » (2014-2020)

 

Programmes précédents (2007-2013)

Le programme «Droits, égalité et citoyenneté» a remplacé trois programmes de financement qui ont expiré en 2013:

  • le programme «Droits fondamentaux et citoyenneté»;
  • le programme Daphné III;
  • le programme Progress: volets non-discrimination et égalité entre les femmes et les hommes

 

Fonds Social Européen (FSE)

Le FSE soutient au sein des États membres les activités dont le but est de promouvoir l’emploi des femmes, notamment les projets qui:

  • encouragent l’accès et la participation des femmes à tous les niveaux du marché du travail, qui contribuent à la réduction de l’écart de rémunération et qui encouragent l’indépendance financière des femmes;
  • encouragent la participation des femmes chefs d’entreprise et des femmes à la science et la technologie, notamment à des postes de décideurs;
  • combattent la conception stéréotypée des rôles lors du choix de l’orientation professionnelle et du métier, et encouragent l’éducation et la formation tout au long de la vie;
  • concilient le travail et la vie familiale et offrent un soutien aux facilités d’accueil des enfants et aux carrières des dépendants. soutiennent l’intégration des immigrantes au marché du travail.

 

Plus d’informations : http://ec.europa.eu/esf/home.jsp?langId=fr

 

L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE)

EIGE publie régulièrement les appels d’offres et à manifestation d’intérêt sur le site web : http://eige.europa.eu/about-eige/procurement


Autres programmes

Appel à candidature pour le Fonds nordique pour l’égalité femmes-hommes 2017

 

Chaque année le Conseil nordique des ministres attribue des subventions à des activités de coopération entre les pays nordiques (Danemark, Suède, Norvège, Islande,  Finlande, îles Féroé, Groenland et les îles Åland) sur le thème de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ces subventions s’adressent à un large panel d’organisations non-commerciales parmi lesquelles les collectivités locales impliquées dans des activités de coopération en rapport avec l’égalité au sein de la région nordique. Les subventions attribuées peuvent aller de 50 000 à 500 000 couronnes denoises.

 

ATTENTION : CE PROGRAMME DE SUBVENTIONS NE CONCERNE QUE LES COLLECTIVITÉS DES PAYS NORDIQUES

 

Les projets pouvant faire l’objet d’un financement par ce programme doivent inclure au moins une des activités suivantes :

  • Organisation de conférences et de réunions dans la région nordique ;
  • Études et enquêtes ;
  • Développement de réseaux ;
  • Projets ;
  • Dépenses de transport pour assister à des conférences au sein de la région nordique ou internationales

 

De plus, les projets sélectionnés devront impliquer au moins trois pays nordiques différents ou des régions voisines tels que l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie ou le Nord-Ouest de la Russie.

 

-La date limite de dépôt de candidature est le 31 mars 2017-

 

DATES IMPORTANTES POUR LE FONDS 2017

1 mars: ouverture de l’appel

31 mars: clôture de l’appel

mai: decisions communiquées aux candidats

juin: signature des contrats

 

Pour plus d’informations et pour candidater, rendez-vous sur le site de NIKK (le centre de recherche sur l’égalité entre les femmes et les hommes du Conseil Nordique) – en Anglais.


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Le rôle politique

Le rôle politique

 

Article 2 – La représentation politique

1. Le signataire reconnaît l’égalité du droit des femmes et des hommes à voter, à être candidat(e)s, à être élu(e)s.

2. Le signataire reconnaît l’égalité du droit des femmes et des hommes à participer à la formulation et à la mise en œuvre des politiques, d’exercer des mandats publics, et de remplir toutes les fonctions à tous les niveaux de l’exécutif.

3. Le signataire reconnaît le principe de la représentation équilibrée dans toutes les institutions élues participant à la prise de décision publique.

4. Le signataire s’engage à prendre toutes les mesures appropriées pour défendre et soutenir les droits et principes ci-dessus énoncés, y compris :

  • Encourager les femmes à s’inscrire sur les listes électorales, exercer leur droit de suffrage individuel et se porter candidates aux mandats et fonctions électives
  • Encourager les partis et groupes politiques à adopter et à mettre en œuvre le principe de la représentation équilibrée des femmes et des hommes
  • A cette fin, encourager les partis et groupes politiques à prendre toutes les mesures légales, y compris l’adoption de quotas lorsque ceux-ci paraissent adéquats, afin d’augmenter le nombre de femmes choisies pour être candidates, puis élues
  • Fixer les règles de ses propres procédures et standards de conduite afin que les candidates et représentantes élues ne soient pas découragées par des formes stéréotypées de comportement ou de langage, ou par toute forme de harcèlement
  • Adopter les mesures permettant aux représentant(e)s élu(e)s de concilier vie privée, vie professionnelle et vie publique, par exemple en s’assurant que les horaires et les méthodes de travail ainsi que l’accès à des modes de garde pour les enfants et personnes à charge permettent à tous et toutes les représentant(e)s élu(e)s une pleine participation à leurs fonctions.

5. Le signataire s’engage à promouvoir et à mettre en œuvre le principe de la représentation équilibrée dans ses propres organismes décisionnels ou consultatifs, et dans ses nominations à tout organe externe.

Cependant, là où l’autorité n’a pas, jusqu’alors, atteint une représentation équilibrée des femmes et des hommes, elle s’engage à mettre en œuvre le principe ci-dessus d’une manière qui ne peut être moins favorable au sexe minoritaire que dans la situation présente.

6. Le signataire s’engage en outre à s’assurer qu’aucun poste public ou politique auquel il nomme ou élit un représentant n’est, par principe ou en pratique, réservé à, ou considéré comme, devant être normalement attribué à un sexe en raison d’attitudes stéréotypées.

Article 3 – Participation à la vie politique et civique

 1. Le signataire reconnaît que le droit des citoyen(ne)s à participer à la conduite des affaires publiques est un principe démocratique fondamental et que les femmes et les hommes ont le droit de participer à égalité à la gouvernance et la vie publique de leur région, municipalité et commune.

2. Pour ce qui concerne les différentes formes de participation publique à ses propres affaires, par exemple au moyen de comités consultatifs, de conseils de quartiers, d’e-participation ou d’exercices de planification participative, le signataire s’engage à faire en sorte que les femmes et les hommes aient la possibilité d’y participer, dans la pratique, à égalité. Là où les moyens permettant cette participation ne conduisent pas à l’égalité, il se charge de développer et de tester de nouvelles méthodes pour y parvenir

3. Le signataire entreprend de promouvoir une participation active à la vie politique et civique des femmes et des hommes appartenant à tous les groupes de la communauté, en particulier des femmes et des hommes membres de groupes minoritaires qui, autrement, pourraient en être exclus.

Article 4 – L’engagement public pour l’égalité

1. Le signataire devra, en tant que représentant démocratique de sa commune ou de son territoire, prendre l’engagement public et formel d’appliquer le principe de l’égalité des femmes et des hommes dans la vie publique, y compris :

  • L’annonce de la signature de cette Charte par le signataire après débat et ratification de celle-ci par l’institution représentative la plus élevée
  • L’engagement de mettre en œuvre les obligations contenues dans cette Charte, et de rendre compte publiquement et régulièrement des progrès réalisés au cours de la mise en œuvre du Plan d’action pour l’égalité
  • La promesse que le signataire et les membres élus de l’autorité adopteront et se conformeront à une bonne conduite en matière d’égalité des sexes

2. Le signataire utilisera son mandat démocratique pour inciter les autres institutions publiques et politiques, ainsi que les organisations privées et celles de la société civile, à prendre des mesures qui assurent l’exercice, dans la pratique, du droit à l’égalité des femmes et des hommes.

Article 5 -Travailler avec des partenaires pour promouvoir l’égalité

 1. Le signataire se charge de collaborer avec tous ses partenaires du secteur public et du secteur privé aussi bien que ceux issus de la société civile afin de promouvoir une plus grande égalité des femmes et des hommes dans tous les aspects de la vie sur son territoire. A cette fin, il cherchera en particulier à coopérer avec ses partenaires sociaux.

 2. Le signataire consultera les institutions et organisations partenaires, y compris ses partenaires sociaux, pour la mise au point et la révision de son Plan pour l’égalité, et sur les autres sujets majeurs relatifs à l’égalité.

Article 6 – Contrer les stéréotypes

  1. Le signataire s’engage à contrer et à prévenir autant que possible les préjugés, pratiques, utilisations d’expressions verbales et d’images fondées sur l’idée de la supériorité ou de l’infériorité de l’un ou l’autre des deux sexes, ou sur des rôles féminins et masculins stéréotypés.
  2. A cette fin, le signataire s’assurera que sa propre communication, publique et interne, est pleinement conforme à cet engagement, et qu’il promeut des images sexuées positives ainsi que des exemples également positifs.
  3. Le signataire aidera ses collaborateurs et collaboratrices, par de la formation ou par d’autres moyens, à identifier et à éliminer les attitudes et les comportements stéréotypés, et ajustera les standards de comportement à cet égard.
  4. Le signataire mènera à bien des activités et des campagnes destinées à favoriser la prise de conscience concernant le rôle contreproductif des stéréotypes de genre pour ce qui concerne la réalisation de l’égalité des femmes et des hommes.

Article 7- Bonne administration et consultation

1. Le signataire reconnaît le droit pour les femmes et les hommes de voir leurs affaires traitées avec égalité, impartialité et justice ainsi que dans un délai de temps approprié, y compris :

  • Le droit d’être entendu(e) avant que soit prise toute décision individuelle qui les concerne et qui peut avoir une incidence négative
  • Le devoir pour l’autorité de donner les raisons de sa décision
  • Le droit d’être informé(e) sur les sujets qui les concernent

2. Le signataire reconnaît que, pour tout ce qui relève de ses compétences, la qualité de ses politiques et de sa prise de décision sera vraisemblablement améliorée si les personnes affectées par celles-ci ont l’occasion d’être consultées, et qu’il est capital que les femmes et les hommes aient, dans la pratique, un égal accès à l’information pertinente, et une égale possibilité d’y réagir.

3. Le signataire s’engage donc à considérer comme appropriées les mesures suivantes :

  • S’assurer que les modalités de communication de l’information tiennent compte des besoins des femmes et des hommes, y compris leur accès personnel aux technologies de d’information et de communication
  • S’assurer, lorsqu’il y a consultation, que les points de vue qui ont le moins de chances d’être entendus peuvent pleinement être pris en compte dans le processus de consultation, et que des actions positives légales sont prises pour assurer cette participation
  • Quand il convient, conduire des consultations séparées pour les femmes

Conférence internationale des femmes élues locales

Conférence “L’égalité femmes-hommes, une priorité pour le développement mondial”

A l’initiative de Bertrand Delanöe, Maire de Paris, et Anne HIDALGO, Première Adjointe au Maire de Paris, présidente de la Commission Permanente sur l’égalité femmes-hommes de CGLU, sera organisée une conférence internationale rassemblant des femmes élues locales de tous les continents à l’Hôtel de Ville de Paris du mercredi 30 janvier au vendredi 1er février 2013.
 
Cette conférence, qui associe les réseaux de femmes de CGLU et notamment de Métropolis, CGLUA (Recela), FLACMA (RedLamugol) et du CCRE, permettra de débattre sur les trois principaux thèmes de travail retenus par la Commission :

  • 1. Participation des femmes dans la prise de décision locale ;

  • 2. Rôle des femmes dans les financements innovants et l’accès aux services essentiels

  • 3. Des villes sûres pour les femmes

Intitulée « L’égalité femmes-hommes, une priorité pour le développement mondial », cet évènement vise à proposer des pistes ainsi qu’un plan d’action pour que la participation des femmes à la prise de décisions dans tous les domaines (politique, économique, financier et du développement humain) devienne une priorité à l’agenda mondial post 2015.
 
Cette conférence s’adresse non seulement aux élues locales et régionales, mais également aux hommes intéressés par la thématique de l’égalité des hommes et des femmes dans la vie locale.
 
A cette occasion, l’Observatoire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale lancera officiellement son site internet.


One Billion Rising

Un milliard de femmes et d’hommes sont attendus pour danser et se lever contre la violence faite aux femmes le 14 février 2013. Cet évènement, intitulé « One Billion Rising », a été lancé par V-Day, un mouvement mondial activiste pour faire cesser la violence envers les femmes et les filles, et a pour but de rassembler autant de monde que possible afin de défier et de mettre fin à cette tolérance générale de la violence faite aux femmes.

 

L’Institut Méditerranéen pour les Etudes de Genre notamment participera à cet appel à l’action mondial et organisera un évènement à Nicosie le 14 février 2013 au Mall of Cyprus en partenariat avec le Bureau du Parlement européen à Chypre, Creativity Dance Studio et Mix FM Radio 102.3.

 

More information: http://onebillionrising.org/


1er Forum européen des bonnes pratiques dans le domaine de l’égalité des genres

« Inspiring Wo-Men » et la Chambre de Commerce du Luxembourg organisent le 1er Forum européen des bonnes pratiques dans le domaine de l’égalité des genres. Ce forum fait partie des initiatives de remise des prix « Inspiring Woman of the Year » et « Top Company for Gender Equality » placés sous le patronage de Viviane Reding, Vice-présidente de la Commission européenne et Xavier Bettel, Maire adjoint de la Ville de Luxembourg.
nbsp;
« Inspiring Wo-Men » a pour mission de fournir une plateforme régionale de discussion sur les stratégies et les bonnes pratiques ayant permis d’améliorer l’équilibre femmes-hommes dans les postes à responsabilité.
nbsp;
A l’occasion de la première édition de ce Forum, des PDGs, directeurs généraux et responsables en ressources humaines et sur les questions de genre de grandes sociétés engageront des discussions pour partager leurs perspectives et des idées de solutions ayant fait leur preuve dans les domaines du recrutement, du maintien en poste et de l’avancement des femmes à tous les niveaux.
nbsp;
Plus d’informations : www.inspiringwo-men.eu


Article 1

1. Le signataire reconnaît que le droit à l’égalité est un préalable fondamental de la démocratie, et que la société démocratique ne peut se permettre d’ignorer les capacités, les savoirs, l’expérience et la créativité des femmes. À cet effet il doit assurer, sur la base de l’égalité, l’inclusion, la représentation et la participation des femmes venant d’horizons et appartenant à des groupes d’âge différents dans toutes les sphères de la prise de décision politique et publique.

 

2. Le signataire, en sa qualité de responsable démocratiquement élu pour promouvoir le bien-être de sa population et de son territoire, s’engage en conséquence à promouvoir et à favoriser l’application concrète de ce droit dans toutes ses sphères d’activité – en tant que représentant démocratique de la communauté locale, pourvoyeur et commanditaire de services, planificateur et régulateur, et employeur.


Article 2 – La représentation politique

1. Le signataire reconnaît l’égalité du droit des femmes et des hommes à voter, à être candidat(e)s, à être élu(e)s.

2. Le signataire reconnaît l’égalité du droit des femmes et des hommes à participer à la formulation et à la mise en œuvre des politiques, d’exercer des mandats publics, et de remplir toutes les fonctions à tous les niveaux de l’exécutif.

3. Le signataire reconnaît le principe de la représentation équilibrée dans toutes les institutions élues participant à la prise de décision publique.

4. Le signataire s’engage à prendre toutes les mesures appropriées pour défendre et soutenir les droits et principes ci-dessus énoncés, y compris :

  • Encourager les femmes à s’inscrire sur les listes électorales, exercer leur droit de suffrage individuel et se porter candidates aux mandats et fonctions électives
  • Encourager les partis et groupes politiques à adopter et à mettre en œuvre le principe de la représentation équilibrée des femmes et des hommes
  • A cette fin, encourager les partis et groupes politiques à prendre toutes les mesures légales, y compris l’adoption de quotas lorsque ceux-ci paraissent adéquats, afin d’augmenter le nombre de femmes choisies pour être candidates, puis élues
  • Fixer les règles de ses propres procédures et standards de conduite afin que les candidates et représentantes élues ne soient pas découragées par des formes stéréotypées de comportement ou de langage, ou par toute forme de harcèlement
  • Adopter les mesures permettant aux représentant(e)s élu(e)s de concilier vie privée, vie professionnelle et vie publique, par exemple en s’assurant que les horaires et les méthodes de travail ainsi que l’accès à des modes de garde pour les enfants et personnes à charge permettent à tous et toutes les représentant(e)s élu(e)s une pleine participation à leurs fonctions.

5. Le signataire s’engage à promouvoir et à mettre en œuvre le principe de la représentation équilibrée dans ses propres organismes décisionnels ou consultatifs, et dans ses nominations à tout organe externe.

Cependant, là où l’autorité n’a pas, jusqu’alors, atteint une représentation équilibrée des femmes et des hommes, elle s’engage à mettre en œuvre le principe ci-dessus d’une manière qui ne peut être moins favorable au sexe minoritaire que dans la situation présente.

6. Le signataire s’engage en outre à s’assurer qu’aucun poste public ou politique auquel il nomme ou élit un représentant n’est, par principe ou en pratique, réservé à, ou considéré comme, devant être normalement attribué à un sexe en raison d’attitudes stéréotypées.


Article 3 – Participation à la vie politique et civique

1. Le signataire reconnaît que le droit des citoyen(ne)s à participer à la conduite des affaires publiques est un principe démocratique fondamental et que les femmes et les hommes ont le droit de participer à égalité à la gouvernance et la vie publique de leur région, municipalité et commune.

 

2. Pour ce qui concerne les différentes formes de participation publique à ses propres affaires, par exemple au moyen de comités consultatifs, de conseils de quartiers, d’e-participation ou d’exercices de planification participative, le signataire s’engage à faire en sorte que les femmes et les hommes aient la possibilité d’y participer, dans la pratique, à égalité. Là où les moyens permettant cette participation ne conduisent pas à l’égalité, il se charge de développer et de tester de nouvelles méthodes pour y parvenir.

 

3. Le signataire entreprend de promouvoir une participation active à la vie politique et civique des femmes et des hommes appartenant à tous les groupes de la communauté, en particulier des femmes et des hommes membres de groupes minoritaires qui, autrement, pourraient en être exclus.


Article 4 – L’engagement public pour l’égalité

1. Le signataire devra, en tant que représentant démocratique de sa commune ou de son territoire, prendre l’engagement public et formel d’appliquer le principe de l’égalité des femmes et des hommes dans la vie publique, y compris :

  • L’annonce de la signature de cette Charte par le signataire après débat et ratification de celle-ci par l’institution représentative la plus élevée
  • L’engagement de mettre en œuvre les obligations contenues dans cette Charte, et de rendre compte publiquement et régulièrement des progrès réalisés au cours de la mise en œuvre du Plan d’action pour l’égalité
  • La promesse que le signataire et les membres élus de l’autorité adopteront et se conformeront à une bonne conduite en matière d’égalité des sexes

 

2. Le signataire utilisera son mandat démocratique pour inciter les autres institutions publiques et politiques, ainsi que les organisations privées et celles de la société civile, à prendre des mesures qui assurent l’exercice, dans la pratique, du droit à l’égalité des femmes et des hommes.

 


Article 5 -Travailler avec des partenaires pour promouvoir l’égalité

1. Le signataire se charge de collaborer avec tous ses partenaires du secteur public et du secteur privé aussi bien que ceux issus de la société civile afin de promouvoir une plus grande égalité des femmes et des hommes dans tous les aspects de la vie sur son territoire. A cette fin, il cherchera en particulier à coopérer avec ses partenaires sociaux.

 

2. Le signataire consultera les institutions et organisations partenaires, y compris ses partenaires sociaux, pour la mise au point et la révision de son Plan pour l’égalité, et sur les autres sujets majeurs relatifs à l’égalité.


Article 6 – Contrer les stéréotypes

1. Le signataire s’engage à contrer et à prévenir autant que possible les préjugés, pratiques, utilisations d’expressions verbales et d’images fondées sur l’idée de la supériorité ou de l’infériorité de l’un ou l’autre des deux sexes, ou sur des rôles féminins et masculins stéréotypés.

 

2. A cette fin, le signataire s’assurera que sa propre communication, publique et interne, est pleinement conforme à cet engagement, et qu’il promeut des images sexuées positives ainsi que des exemples également positifs.

 

3. Le signataire aidera ses collaborateurs et collaboratrices, par de la formation ou par d’autres moyens, à identifier et à éliminer les attitudes et les comportements stéréotypés, et ajustera les standards de comportement à cet égard.

 

4. Le signataire mènera à bien des activités et des campagnes destinées à favoriser la prise de conscience concernant le rôle contreproductif des stéréotypes de genre pour ce qui concerne la réalisation de l’égalité des femmes et des hommes.


Article 7- Bonne administration et consultation

1. Le signataire reconnaît le droit pour les femmes et les hommes de voir leurs affaires traitées avec égalité, impartialité et justice ainsi que dans un délai de temps approprié, y compris :

  • Le droit d’être entendu(e) avant que soit prise toute décision individuelle qui les concerne et qui peut avoir une incidence négative
  • Le devoir pour l’autorité de donner les raisons de sa décision
  • Le droit d’être informé(e) sur les sujets qui les concernent

2. Le signataire reconnaît que, pour tout ce qui relève de ses compétences, la qualité de ses politiques et de sa prise de décision sera vraisemblablement améliorée si les personnes affectées par celles-ci ont l’occasion d’être consultées, et qu’il est capital que les femmes et les hommes aient, dans la pratique, un égal accès à l’information pertinente, et une égale possibilité d’y réagir.

 

3. Le signataire s’engage donc à considérer comme appropriées les mesures suivantes :

  • S’assurer que les modalités de communication de l’information tiennent compte des besoins des femmes et des hommes, y compris leur accès personnel aux technologies de d’information et de communication
  • S’assurer, lorsqu’il y a consultation, que les points de vue qui ont le moins de chances d’être entendus peuvent pleinement être pris en compte dans le processus de consultation, et que des actions positives légales sont prises pour assurer cette participation
  • Quand il convient, conduire des consultations séparées pour les femmes.

 


Article 8 – Engagement général

1. Dans l’étendue de ses compétences, le signataire reconnaît, respecte et promeut les droits et les principes pertinents de l’égalité des femmes et des hommes, et combat les obstacles et la discrimination liés au genre.

 

2. Les engagements définis dans cette Charte s’appliquent au signataire là où, dans leur totalité ou en partie, ils relèvent de son pouvoir légal.

 


Article 9 – Analyse sexuée

1. Le signataire se charge d’effectuer, dans l’étendue de ses compétences, une analyse sexuée, ainsi que cela est défini dans cet article.

 

2. A cette fin, le signataire se charge d’établir un programme pour la mise en oeuvre de ses analyses sexuées, en accord avec ses propres priorités, ressources et calendriers, qui sera incluse ou prise en compte dans son Plan d’action pour l’égalité.

 

3. Les analyses sexuées comprendront les mesures suivantes considérées comme pertinentes :

  • La révision des politiques, procédures, pratiques, modèles en usage actuellement de manière à apprécier si celles-ci font état de discriminations injustes, si elles sont fondées sur des stéréotypes sexués et si elles prennent en compte, de manière adéquate, les besoins spécifiques des femmes et des hommes.
  • La révision de l’allocation des ressources, financières ou autres, dans les buts énoncés ci-dessus.
  • L’identification des priorités et, comme il convient, des objectifs, de manière à traiter les questions pertinentes soulevées par ces révisions, et à apporter des améliorations identifiables dans la fourniture des services.
  • La mise en œuvre, dès le début des processus, d’une analyse de toute proposition significative pour les politiques nouvelles ou modifiées, pour les procédures et les changements dans l’allocation des ressources, afin d’identifier leur impact potentiel sur les femmes et sur les hommes, et de prendre les décisions finales à la lumière de cette analyse.
  • La prise en compte des besoins ou des intérêts de ceux qui subissent des discriminations ou des difficultés multiples.

Article 10 – Discriminations multiples ou obstacles

1. Le signataire reconnaît que la discrimination fondée sur tout motif tel que le sexe, la race, l’origine sociale ou ethnique, les caractères génétiques, la langue, la religion ou les croyances, les opinions politiques ou autres, l’appartenance à une minorité nationale, la propriété, la naissance, le handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle est interdite.

 

2. De plus, le signataire reconnaît que malgré cette interdiction, nombre de femmes et d’hommes souffrent de discriminations multiples et rencontrent des obstacles, ce qui inclut des handicaps socioéconomiques qui ont un impact direct sur leur capacité à exercer les autres droits définis et précisés dans cette Charte.

 

3. Le signataire s’engage, pour ce qui relève de ses compétences, à prendre toute action appropriée pour combattre les effets des discriminations multiples ou obstacles, y compris :

  • S’assurer que les discriminations multiples et les obstacles sont traités par son Plan d’action pour l’égalité et ses analyses sexuées.
  • S’assurer que les questions soulevées par les discriminations multiples et les obstacles sont prises en compte dans la mise en œuvre d’actions ou de mesures figurant dans les autres articles de cette Charte.
  • Mener des campagnes d’information pour combattre les stéréotypes et encourager un traitement égal pour les femmes et les hommes victimes de discriminations multiples ou de préjugés.
  • Prendre des mesures spécifiques pour traiter les besoins particuliers des immigrées et des immigrés.

 


Article 11

1. Dans ses fonctions d’employeur, le signataire reconnaît le droit à l’égalité des femmes et des hommes dans tous les aspects de l’emploi, y compris l’organisation du travail et les conditions de travail.

 

2. Le signataire reconnaît le droit à la conciliation de la vie professionnelle, sociale et privée, ainsi que le droit à la dignité et à la sécurité au travail.

 

3. Le signataire s’engage à prendre toutes les mesures raisonnables, y compris des actions positives dans la limite de ses pouvoirs légaux, pour concrétiser les droits ci-dessus énoncés.

 

4. Les mesures citées au 3. comprennent ce qui suit :

 

a)  La révision des politiques et procédures concernées relatives à l’emploi au sein de son organisation, ainsi que le développement et la mise en oeuvre de la partie « emploi » de son Plan pour l’égalité afin de traiter des inégalités dans un délai approprié, et couvrant notamment, entre autres :

  • L’égalité des rémunérations, y compris un salaire égal pour un travail de valeur équivalente
  • Des dispositions permettant la révision des salaires et rémunérations, des modes de paiement et des retraites
  • Des mesures pour assurer d’une manière équitable et transparente la promotion et les opportunités de développement de carrière
  • Des mesures pour assurer une représentation équilibrée des femmes et des hommes à tous les niveaux, notamment pour corriger tout déséquilibre aux niveaux supérieurs de l’encadrement
  • Des mesures pour supprimer toute ségrégation professionnelle fondée sur le sexe, et pour encourager le personnel à solliciter et remplir des postes non traditionnels
  • Des mesures pour assurer un recrutement équitable
  • Des mesures pour assurer des conditions de travail appropriées, sans danger pour la santé et en toute sécurité
  • Des procédures de consultation des employés et de leurs syndicats assurant une participation équilibrée des femmes et des hommes dans tout organisme consultatif ou de négociation

b)  L’interdiction du harcèlement sexuel sur les lieux de travail au moyen d’une déclaration publique sur le caractère inacceptable d’un tel comportement, à laquelle s’ajoutent le soutien apporté aux victimes, l’introduction et la mise en œuvre de politiques transparentes sur la façon de traiter les coupables, et des efforts destinés à éveiller les consciences sur cette question ;

c)  La recherche d’une composition du personnel, à tous les niveaux, conforme à la diversité sociale, économique et culturelle de la population locale.

d)  L’aide à la conciliation de la vie professionnelle, sociale et privée par :

  • L’introduction de politiques permettant, quant il convient, des aménagements du temps de travail et des dispositions d’aide vis-à-vis des personnes dépendant des employés.
  • L’encouragement donné aux hommes pour qu’ils fassent usage de leurs droits quant aux absences pour cause d’aide vis-à-vis des personnes à charge.

Article 12

1. Le signataire reconnaît que dans l’exécution de ses tâches et de ses obligations relatives aux fournitures de biens et de services, y compris les contrats d’achat de produits, le recours à des services et la réalisation de travaux, il est de sa responsabilité de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes.

 

2. Le signataire reconnaît que cette responsabilité prend une signification particulière quand elle propose de concéder à une autre entité juridique la fourniture d’un important service public, pour laquelle le signataire est responsable de par la loi. Dans de tels cas, le signataire s’assurera que l’entité juridique qui remporte le contrat (quel que soit son statut juridique) est tenue d’assurer la promotion de l’égalité des femmes et des hommes exactement comme l’aurait été le signataire si elle avait elle-même fourni le service concerné.

 

3. De plus, le signataire se charge de mettre en œuvre, chaque fois qu’il les juge appropriées, les mesures suivantes :

 

a) pour chaque contrat significatif qu’il envisage de signer, prendre en considération les implications de genre et les opportunités qu’offre ce contrat pour la promotion de l’égalité d’une façon légale

 

b) s’assurer que les dispositions du contrat prennent en compte les objectifs d’égalité des sexes du contrat lui-même

 

c) s’assurer que les autres termes et conditions du contrat en question tiennent compte et reflètent ces objectifs

 

d) utiliser le pouvoir conféré par la législation européenne sur les marchés publics pour préciser les conditions de performance concernant les considérations sociales

 

e) sensibiliser le personnel ou les conseillers, qui ont la responsabilité de traiter les appels d’offres des marchés publics et les contrats de location quant aux exigences de leurs fonctions concernant le genre, y compris en assurant leur formation en la matière

 

f)  s’assurer que les termes du contrat principal comporte l’exigence que les sous-traitants remplissent les obligations pertinentes pour promouvoir l’égalité des sexes.


Article 24 – Développement durable

1. Le signataire reconnaît qu’en ce qui concerne la planification et le développement de stratégies pour l’avenir de son territoire, les principes du développement durable doivent être pleinement respectés. Que ceux-ci doivent comprendre une intégration équilibrée de la dimension économique, sociale, environnementale et culturelle, et inclure également le besoin de promouvoir et de réaliser l’égalité des femmes et des hommes.

 

2. Le signataire s’engage donc à prendre en compte le principe d’égalité des femmes et des hommes en tant que dimension fondamentale de l’ensemble de sa planification, ou du développement de ses stratégies, pour ce qui a trait au développement durable de son territoire.

 


Basqueskola Virginia Woolf pour les femmes élues

 

L’Association des Municipalités Basques EUDEL a créé une école pour les élues, la « Basqueskola Virginia Woolf », en coopération avec l’Institut basque pour les femmes – Emakunde et la Direction pour les victimes de violence à l’égard des femmes du gouvernement basque. Cette école tire son nom de la célèbre écrivaine britannique, qui fut l’une des promotrices du féminisme moderne, notamment à travers son œuvre « Une chambre à soi » écrite en 1929.

 

Le but principal de l’école est de permettre aux élues d’échanger leurs expériences et de mettre en place un réseau commun avec les autres élues européennes. En mettant à disposition un accompagnement, des outils pratiques et des stratégies, l’école vise à autonomiser les femmes dans leur carrière politique.

 

L’école se fonde sur des études démontrant que les femmes et les hommes engagés en politique n’ont ni le même point de départ, ni la même vie ou approche de la politique. Les femmes partagent leurs expériences communes qui peuvent être positives pour la société dans son ensemble, le but ultime de toute société devrait donc être de parvenir à une meilleure inclusion des femmes tant en politique que dans les responsabilités publiques.

 

En établissant des stratégies pour affronter et surmonter ces divers obstacles, l’école Virginia Woolf fonctionnera comme un outil permettant aux élus femmes et hommes d’avoir le même poids dans les politiques publiques.

 

L’école est ouverte aux élues des petites comme des grandes villes, avec ou sans connaissances ou expériences préalables sur les questions d’égalité. L’école est ancrée dans un contexte européen de réseaux existants d’élues, et est également ouverte aux femmes actives dans les plateformes civiles.

 

L’école propose aux élues des ateliers, formations et séminaires pour acquérir des connaissances et développer leurs capacités de gestion du travail dans les petites et grandes municipalités, ainsi que pour être informées des débats et arguments actuels qui constituent la base des politiques d’égalité. Elle offre également un accompagnement et fournit des outils pratiques pour la mise en œuvre des politiques en faveur de l’égalité au niveau local.

 

L’école a été ouverte en juin 2012, avec un programme démarrant en septembre 2012. Les thèmes abordés se baseront sur les besoins et demandes des participantes. Les trois domaines principaux portent sur « Responsabilité politique et vie personnelle », « Communication femmes/hommes et direction », et « Débats et arguments sur l’égalité femmes/hommes ».

 

Jusqu’à présent a été organisé un séminaire de formation au management/direction ainsi que sur la mise en œuvre du gender mainstreaming dans les politiques locales. Le gender budgeting a servi d’exemple de stratégie pour faire face aux défis du gender mainstreaming. Des discussions ont eu lieu sur les obstacles que rencontrent les femmes lorsqu’elles intègrent des services administratifs et municipaux.

 

Pour de plus amples informations, veuillez consulter www.eudel.net.

Contact : basqueskola@eudel.net.


Article 25 – Planification urbaine et locale

1. Le signataire reconnaît l’importance du développement de son espace, de ses transports, de son économie, et celle de ses politiques et plans d’utilisation des sols afin de créer les conditions dans lesquelles le droit à l’égalité des femmes et des hommes peut plus facilement devenir une réalité.

 

2. Le signataire s’engage à assurer que dans la conception, l’élaboration, l’adoption et la mise en œuvre de ces politiques et de ces plans :

  • Le besoin de promouvoir l’égalité réelle dans tous les aspects de la vie locale est pleinement pris en considération, et que
  • Les besoins spécifiques des femmes et des hommes concernant, par exemple, l’emploi, l’accès aux services et la vie culturelle, l’éducation et l’exercice des responsabilités familiales, fondés sur des données pertinentes locales ou autres y compris les analyses sexuées réalisées par l’organisation signataire, sont correctement pris en compte
  • Des aménagements de grande qualité sont adoptés qui prennent en compte les besoins des femmes et des hommes.

 


Article 26 – Mobilité et Transport

1. Le signataire reconnaît que la mobilité et l’accès aux moyens de transport sont des conditions capitales pour que les femmes et les hommes puissent exercer un grand nombre de leurs droits, travaux, activités, y compris l’accès à l’emploi, à l’éducation, à la culture et aux services essentiels. Il reconnaît également que le développement durable et le succès d’une municipalité ou d’une région dépend dans une large mesure du développement d’une infrastructure et d’un service public de transport efficaces et de grande qualité.

 

2. Le signataire reconnaît en outre que les femmes et les hommes ont souvent, dans la pratique, des besoins et des habitudes différents pour ce qui est des déplacements et des transports, fondés sur des facteurs tels que le revenu, les responsabilités concernant les enfants et autres personnes à charge, ou les horaires de travail, et que par conséquent, les femmes sont, en nombre, davantage utilisatrices des transports en commun que les hommes.

 

3. Le signataire s’engage donc :

 

a) À prendre en compte les besoins de déplacement et les modalités d’utilisation des transports respectifs des femmes et des hommes, y compris ceux des communes urbaines et rurales ;

 

b) À faire en sorte que les services de transport offerts aux citoyens sur son territoire aident à répondre aux besoins spécifiques ainsi qu’aux besoins communs des femmes et des hommes, et à la réalisation d’une véritable égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

 

4. Le signataire s’engage en outre à promouvoir l’amélioration progressive des transports publics sur son territoire, y compris les connexions intermodales, afin de traiter les besoins spécifiques et communs des femmes et des hommes en matière de transports qui doivent être réguliers, financièrement abordables, sûrs et accessibles, et de contribuer ainsi à son développement durable.

 


Article 27 – Développement économique

1. Le signataire reconnaît que la réalisation d’un développement économique équilibré et durable est une composante vitale du succès d’une municipalité ou d’une région, et que ses activités et services dans ce domaine peuvent encourager de manière significative l’avancement de l’égalité des femmes et des hommes.

 

2. Le signataire reconnaît le besoin d’accroître le niveau et la qualité de l’emploi des femmes, et reconnaît en outre que le risque de pauvreté lié au chômage de longue durée et au travail non rémunéré est particulièrement élevé pour les femmes.

 

3. Le signataire s’engage, relativement à ses activités et services dans le domaine du développement économique, à tenir pleinement compte des besoins et des intérêts des femmes et des hommes ainsi que des opportunités permettant de faire avancer l’égalité, et de prendre à cette fin, les mesures appropriées. Ces actions peuvent inclure :

  • D’aider et d’encourager les femmes entrepreneures
  • De s’assurer que le soutien aux entreprises, financier et autre, promeut l’égalité des sexes
  • D’encourager les femmes en formation à acquérir les compétences et à obtenir les qualifications conduisant aux emplois généralement considérés comme « masculins », et vice versa
  • D’encourager les employeurs à recruter des femmes apprenties ou stagiaires ayant des compétences et des qualifications généralement considérés comme « masculines », en leur offrant des postes correspondants, et vice versa.

 


Article 28 – L’environnement

1. Le signataire reconnaît sa responsabilité dans réalisation d’un haut niveau de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement sur son territoire, y compris par ses politiques locales concernant les déchets, le bruit, la qualité de l’air, la biodiversité et l’impact du changement de climat. Il reconnaît le droit égal des femmes et des hommes à bénéficier de ses services et de ses politiques en matière d’environnement.

 

2. Le signataire reconnaît qu’en de nombreux endroits les modes de vie des femmes et des hommes diffèrent, que les femmes et les hommes tendent à se distinguer dans l’usage qu’ils-elles font des services locaux ou des espaces de plein air, ou encore qu’ils-elles sont confronté(e)s à des problèmes d’environnement différents.

 

3. En conséquence, le signataire s’engage, pour ce qui concerne le développement de ses politiques et services environnementaux, à accorder une considération entière et égale aux besoins spécifiques liés aux modes de vie respectifs des femmes et des hommes, et au principe de solidarité entre les générations.



Article 29 – Les collectivités locales en tant que régulatrices

1. Dans l’exécution de ses taches et de ses compétences, en tant que régulateur des activités pertinentes sur son territoire, le signataire reconnaît l’importance que le rôle d’une régulation effective et de la protection des consommateurs joue dans le maintien de la sécurité et du bien-être de la population locale, et que les femmes et les hommes peuvent être affectés différemment par les activités pertinentes de régulation.

 

2. Dans l’exécution de ses taches de régulation, le signataire s’engage à prendre en compte les besoins, intérêts et conditions d’existence spécifiques des femmes et des hommes.

 


Article 30

1. Le signataire reconnaît la valeur du jumelage et de la coopération européenne et internationale des collectivités locales et régionales pour le rapprochement des citoyens et pour la promotion de l’échange des savoirs et de la compréhension mutuelle au-delà des frontières nationales.

 

2. Le signataire s’engage, dans ses activités en matière de jumelage et de coopération européenne et internationale :

  • À impliquer dans ces activités, de façon égalitaire, les femmes et les hommes venant d’horizons différents
  • À utiliser ses relations de jumelage et ses partenariats européens et internationaux comme une plateforme d’échange d’expérience et de savoirs sur les questions d’égalité des femmes et des hommes
  • À intégrer la dimension de l’égalité des sexes dans ses actions de coopération décentralisée.

Article 13 – L’éducation et la formation continue

1. Le signataire reconnaît le droit à l’éducation pour tous, et reconnaît en plus le droit pour tous d’accéder à une formation professionnelle et continue. Le signataire reconnaît que le droit à l’éducation remplit une fonction vitale à toutes les étapes de l’existence pour que soit assurée une véritable égalité des chances, formées les aptitudes essentielles à la vie et au travail, et ouvertes des possibilités nouvelles au développement professionnel.

 

2. Le signataire se charge, dans les domaines de sa compétence, d’assurer ou promouvoir l’égal accès à l’éducation, à la formation professionnelle et continue pour les femmes et les hommes, les filles et les garçons.

 

3. Le signataire reconnaît le besoin d’éliminer tout concept stéréotypé des rôles des femmes et des hommes dans toutes les formes d’éducation. Pour ce faire, il se charge de prendre ou de promouvoir, comme il convient, les mesures suivantes :

  • La révision des matériels éducatifs, des programmes scolaires et autres, des méthodes d’enseignement afin de garantir qu’ils combattent les attitudes et les pratiques stéréotypées
  • La mise en œuvre d’actions spécifiques pour encourager des choix de carrière non conventionnels
  • L’inclusion spécifique, dans les cours d’éducation civique et d’éducation à la citoyenneté, d’éléments qui soulignent l’importance de l’égale participation des femmes et des hommes dans le processus démocratique

 

4. Le signataire reconnaît que la manière dont les écoles et autres établissements éducatifs sont dirigés représente un modèle important pour les enfants et les jeunes gens. Il se charge donc de promouvoir une représentation équilibrée des femmes et des hommes à tous les niveaux de la direction et de la gouvernance des établissements scolaires.

 


Article 14 – La santé

1. Le signataire reconnaît le droit pour chacun(e) de bénéficier d’un niveau élevé de santé physique et mentale, et affirme que l’accès des femmes et des hommes à des soins médicaux et des traitements de qualité ainsi qu’a la prévention est capital pour la concrétisation de ce droit.

 

2. Le signataire reconnaît que pour assurer l’égalité des chances des femmes et des hommes en leur permettant de jouir d’une bonne santé, les services médicaux et de santé doivent prendre en compte leurs besoins différents. Il reconnaît en outre que ces besoins ne proviennent pas seulement de différences biologiques mais également de différentes conditions de vie et de travail, ainsi que d’attitudes et de présupposés stéréotypées.

 

3. Le signataire s’engage à prendre, là où s’exercent ses responsabilités, toutes les actions appropriées pour promouvoir et assurer à ses administré(e)s le meilleur niveau de santé possible. A cette fin, le signataire s’engage à mener à bonne fin ou a promouvoir les mesures suivantes :

  • L’incorporation d’une approche fondée sur le genre dans la planification, l’allocation de ressources et la fourniture de services médicaux et de santé
  • La garantie que les activités destinées à promouvoir la santé, y compris celles qui visent à encourager une bonne alimentation et l’importance de l’exercice physique, comportent la reconnaissance des attitudes et des besoins différents des femmes et des hommes
  • La garantie que les personnels spécialisés, y compris ceux qui travaillent pour la promotion d’une bonne santé, reconnaissent les modalités selon lesquelles le genre affecte les soins médicaux et de santé, et prennent en compte l’expérience différente que les femmes et les hommes ont de ces soins
  • La garantie que les femmes et les hommes ont accès à une information adéquate sur les questions de santé

 


La ville virtuelle pour l’égalité

La ville européenne pour l’égalité était une initiative du Conseil des Communes et Régions d’Europe financée par la Commission européenne. Le projet visait à établir une méthodologie pour arriver à la ville de l’égalité. Cette ville virtuelle peut servir de modèle à toutes les collectivités locales voulant renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes. La conférence finale du projet a eu lieu en février 2005.


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Article 15 – Soins et Services sociaux

1. Le signataire reconnaît que chacun(e) à le droit de disposer des services sociaux nécessaires et à bénéficier de l’assistance d’un service social en cas de besoin

 

2. Le signataire reconnaît que les femmes et les hommes ont des besoins différents qui peuvent provenir de conditions économiques et sociales différentes ainsi que d’autres facteurs. En conséquence, afin d’assurer aux femmes et aux hommes un égal accès à l’aide sociale et aux services sociaux, l’organisation signataire prendra toutes les mesures raisonnables pour assurer :

  • L’incorporation dans la planification, le financement et la fourniture de l’aide sociale et des services sociaux d’une approche fondée sur le genre
  • La garantie que les personnels impliqués dans la fourniture de l’aide sociale et des services sociaux reconnaissent les modalités selon lesquelles le genre affecte ces services, et prennent en compte l’expérience différente que les femmes et les hommes ont de ces services.

 


Article 16 – La garde des enfants

1. Le signataire reconnaît le rôle essentiel que jouent les systèmes de garde d’enfants de bonne qualité, financièrement abordables, accessibles à tous les parents et aux autres personnes s’occupant d’enfants quelle que soit leur situation financière, dans la promotion d’une égalité réelle des femmes et des hommes, et dans leur aptitude à concilier leur vie professionnelle, publique et privée. Le signataire reconnaît en outre la contribution qu’apporte la garde des enfants à la vie économique et sociale, ainsi qu’à la confection du lien social au sein de la communauté locale et dans la société tout entière.

 

2. Le signataire s’engage à faire de la fourniture et de la promotion de tels systèmes de garde, directement ou à travers d’autres fournisseurs, une de ses priorités. Il s’engage en outre à encourager la fourniture de ces systèmes par d’autres, y compris la fourniture ou l’aide apportée aux systèmes de garde par les employeurs locaux.

 

3. Le signataire reconnaît en outre que l’éducation des enfants requiert le partage des responsabilités entre les femmes, les hommes, et la société dans son ensemble, et se charge de contrer les stéréotypes sexués selon lesquels la garde des enfants est considérée comme relevant principalement de la responsabilité des femmes.


Article 17 – Soins aux autres personnes à charge

1. Le signataire reconnaît que les femmes et les hommes ont la responsabilité de s’occuper de personnes à charge autres que les enfants et que cette responsabilité peut affecter leur capacité à jouer pleinement leur rôle dans la société.

 

2. Le signataire reconnaît en outre que cette responsabilité repose de manière disproportionnée sur les femmes, et constitue de ce fait un obstacle à l’égalité des femmes et des hommes.

 

3. Le signataire se charge de contrer cette inégalité, comme il convient :

  • En mettant au nombre de ses priorités la fourniture et la promotion de ces systèmes de prise en charge, directement ou à travers d’autres fournisseurs, qui soient de grande qualité et financièrement abordables
  • En fournissant du soutien et en promouvant les opportunités offertes à ceux et celles qui souffrent d’isolement social en raison de leurs responsabilités
  •  En faisant campagne contre les stéréotypes qui présument que les soins à apporter aux personnes à charge sont d’abord de la responsabilité des femmes.

 


Article 18 – L’inclusion sociale

1. Le signataire reconnaît que chacun(e) a le droit d’être protégé(e) contre la pauvreté et l’exclusion sociale, et que, de plus, les femmes sont en général plus enclines à souffrir d’exclusion sociale parce qu’elles accèdent dans une moindre mesure aux ressources, aux biens, aux services et aux opportunités que les hommes.

 

2. Le signataire s’engage donc, dans toute la gamme de ses services et de ses responsabilités, et en travaillant avec les partenaires sociaux, à prendre des mesures dans le cadre d’une approche globalement coordonnée pour :

  • Promouvoir, pour ceux-celles qui connaissent ou risquent de connaître une situation d’exclusion sociale ou de pauvreté, l’accès effectif à l’emploi, au logement, à la formation, à l’éducation, à la culture, à l’information et aux technologies de communication, à l’assistance sociale et médicale
  • Reconnaître les besoins particuliers et la situation de femmes souffrant d’exclusion sociale
  • Promouvoir l’intégration des femmes et des hommes immigrés en prenant en compte leurs besoins spécifiques

 


Article 19 – Le logement

1. Le signataire reconnaît le droit au logement, et affirme que l’accès à un logement de bonne qualité est un des besoins humains les plus fondamentaux, vital pour le bien-être de l’individu et de sa famille.

 

2. Le signataire reconnaît en outre que les femmes et les hommes ont souvent des besoins spécifiques et distincts en matière de logement, qui doivent être pleinement pris en compte, y compris parce que :

 

a) En moyenne, les femmes disposent de moins de revenus et de ressources financières que les hommes et ont, de ce fait, besoin de logements correspondant à leurs moyens ;

 

b) Les femmes sont à la tête de la plupart des familles monoparentales avec, par conséquent, le besoin d’accéder aux logements sociaux ;

 

c) Les hommes en état de vulnérabilité sont souvent surreprésentés parmi les sans domicile fixe.

 

3. Le signataire s’engage donc, comme il convient :

 

a) À fournir ou promouvoir pour tous l’accès à un logement de niveau et de dimension adéquats dans un environnement décent, là où les services indispensables sont accessibles.

 

b) À prendre des mesures pour prévenir l’absence de domicile fixe, en particulier en fournissant assistance aux SDF en se fondant sur des critères de besoin, de vulnérabilité et de non discrimination ;

 

c) À intervenir, selon leurs pouvoirs, sur le prix des logements pour rendre celui-ci accessible à ceux et celles qui ne disposent pas de ressources suffisantes.

 

4. Le signataire se charge également d’assurer ou de promouvoir l’égalité du droit des femmes et des hommes à devenir locataire, propriétaire, ou détenteur d’un titre de propriété quelle qu’en soit la forme, de leur logement. À cette fin, il s’engage à utiliser son pouvoir ou son influence pour assurer aux femmes le même accès à l’emprunt et autres formes d’assistance financière et de crédit dans le but d’acquérir un logement.

 


Kit de démarrage suédois pour une politique durable de l’égalité femmes-hommes


Dans le cadre du programme pour une égalité durable, l’Association suédoise des collectivités locales et des régions (SALAR) a développé un « kit de démarrage » sur l’intégration du gender mainstreaming aux niveaux local et régional. SALAR a également mis en place un programme de formation sur le gender mainstreaming afin d’apporter un soutien aux managers, politiciens et employés travaillant dans les municipalités sur la manière d’intégrer les questions de genre dans les activités territoriales. Le programme sur l’égalité durable vise à aider les municipalités à offrir des services égaux aux citoyens sans distinction de sexe.


Regardez sur YouTube :

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Article 20 – Culture, sport et loisirs

1. Le signataire reconnaît le droit pour chacun(e) de prendre part à la vie culturelle et de jouir de la vie artistique.

 

2. Le signataire reconnaît en outre le rôle joué par le sport dans l’enrichissement de la vie de la communauté et la garantie du droit à la santé tel qu’il a été défini dans l’article 14. Il reconnaît que les femmes et les hommes ont droit à un égal accès aux activités et installations culturelles, sportives et de loisir.

 

3. Il reconnaît que les femmes et les hommes ont une expérience et des centre d’intérêts différents en matière de culture, de sport et de loisirs, et que ceux-ci peuvent résulter de d’attitudes stéréotypées et d’actions sexuées. Il s’engage par conséquent à mettre en œuvre ou à promouvoir, comme il convient, des mesures permettant :

  • D’assurer autant que de raison que les femmes et les hommes, les garçons et les filles bénéficient de la fourniture et d’un accès égal aux installations et activités sportives, culturelles et de loisir
  • D’encourager les femmes et les hommes, les garçons et les filles à participer à égalité aux sports et aux activités culturelles, y compris à celles qui sont traditionnellement considérées comme principalement « féminines » ou « masculines »
  • D’encourager les associations artistiques, culturelles et sportives à promouvoir les activités culturelles et sportives qui mettent en cause une vision stéréotypée des femmes et des hommes.
  • D’encourager les bibliothèques publiques à mettre en cause les stéréotypes de genre à travers le stock de leurs livres et autres documents, ainsi que dans leurs autres activités promotionnelles.

 


Article 21 – Sécurité et sûreté

1. Le signataire reconnaît pour chaque femme et chaque homme le droit à la sécurité de sa personne et à la liberté de ses mouvements, et le fait que ces droits ne peuvent être pleinement ou également exercés, tant dans le domaine public que le domaine privé, si les femmes et les hommes sont victimes de l’insécurité, ou si ils s’estiment être menacés par elle.

 

2. Le signataire reconnaît en outre que les femmes et les hommes, en partie à cause d’obligations et de modes de vie différents, doivent souvent faire face à des problèmes différents concernant la sécurité et la sûreté, que ceux-ci doivent être traités en conséquence.

 

3. Le signataire s’engage donc :

 

a) à analyser, en tenant compte du genre, les statistiques se rapportant au volume et aux types d’incidents (y compris les crimes graves commis contre la personne) qui affectent la sécurité et la sûreté des femmes et des hommes et, chaque fois qu’il convient, à mesurer le niveau et la nature de la peur de la criminalité ou d’autres sources d’insécurité ;


b) à développer et à mettre en œuvre des stratégies, des politiques et des actions, y compris des améliorations spécifiques à l’état où à la configuration de l’environnement (par exemples les points de connexion des transports, les parkings, l’éclairage public), à assurer la surveillance policière et autres services associés, à accroître la sécurité et la sûreté des femmes et des hommes dans la pratique, et à chercher à réduire leur perception respective du manque de sécurité.


Article 22 – La violence sexuée

1. Le signataire reconnaît que la violence sexuée, qui affecte les femmes d’une manière disproportionnée, constitue une violation d’un droit humain fondamental, et est une offense à la dignité et à l’intégrité physique et morale des êtres humains.

 

2. Le signataire reconnaît que la violence sexuée naît de l’idée, chez l’agresseur, de la supériorité d’un sexe sur l’autre dans le contexte d’une relation de pouvoir inégalitaire.

 

3. Le signataire s’engage donc à instaurer et à renforcer des politiques et des actions contre la violence sexuée, y compris

  • Fournir ou aider les structures d’assistance et de secours aux victimes
  • Fournir une information publique, dans chacune des langues principalement utilisées localement, sur les secours disponibles dans la région
  • S’assurer que les équipes professionnelles concernées ont été formés à identifier et à secourir les victimes
  • S’assurer qu’il y ait une coordination efficace des services compétents, tels que ceux de la police, de la santé et du logement
  • Promouvoir des campagnes de sensibilisation et des programmes d’éducation destinés aux victimes présentes ou potentielles ainsi qu’aux agresseurs.



Les femmes en politique en Europe

Les données présentées dans ce document ont été compilées par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) en 2009.

L’étude – basée sur les recherches effectuées par les associations nationales de 34 pays membres du CCRE – rassemble des informations et des données sur les femmes en politique en Europe : quelle législation sur les quotas, combien de femmes conseillères municipales, quel pourcentage de femmes maires, etc.

Une version mise à jour de cette étude est en cours d’élaboration et sera bientôt disponible.


Télécharger la publication :


Article 23 – Le trafic des êtres humains

1. Le signataire reconnaît que le crime de trafic des êtres humains, qui affecte les femmes et les filles de manière disproportionnée, constitue une violation d’un droit humain fondamental et est une offense à la dignité et à l’intégrité physique et morale des êtres humains.

 

2. Le signataire se charge de mettre en place et de renforcer les politiques et les actions destinées à prévenir le trafic d’êtres humains, y compris, comme il convient :

  • L’information et les campagnes de sensibilisation
  • Des programmes de formation pour les équipes professionnelles chargées d’identifier et de secourir les victimes
  • Des mesures pour décourager la demande
  • Des mesures appropriées pour assister les victimes, y compris l’accès au traitement médical, à un logement adéquat et sûr, et à des interprètes

Egaux mais différents

Le projet “Equal but Different” (« égaux mais différents » en français) est une série de clips produite dans le cadre d’un projet régional intitulé « Promotion de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale » mené par l’association Fenomena de Kraljevo en Serbie. Les vidéos ont été réalisées par Aleksandra Kovacevic, metteur en scène de Kraljevo, afin promouvoir l’égalité femmes-hommes et de combattre les rôles stéréotypés des femmes et des hommes dans la vie publique et privée.


Regardez sur Youtube:

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Bienvenue sur le nouveau site internet…

… dédié à la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale !

L’Observatoire de la Charte a le plaisir de vous accueillir sur son nouveau site internet lancé le 31 janvier 2013 à l’occasion de la Conférence Internationale des Femmes Elues Locales « L’égalité femmes-hommes, une priorité pour le développement mondial » à Paris.

 

Disponible en anglais et en français – mais également dans les autres langues européennes grâce à un outil de traduction à la volée – ce site collaboratif et interactif a pour objectifs de promouvoir la Charte, informer sur les activités de l’Observatoire, diffuser des bonnes pratiques en matière d’égalité femmes-hommes dans la vie locale et faciliter les échanges entre les signataires.

 

Vous représentez une collectivité signataire de la Charte ? Vous cherchez des outils pour élaborer ou évaluer votre plan d’action ?

Votre collectivité souhaite signer la Charte ? Vous êtes intéressé-e par la Charte et souhaitez de plus amples informations ?

Vous représentez une ONG et souhaitez promouvoir l’égalité au niveau local ?

Ce site est fait pour vous !

 

Ce site est conçu comme une plateforme de service et un outil de communication. Un Extranet a même été prévu pour permettre aux signataires de la Charte de mettre à jour leur fiche dans l’Atlas et de partager des fichiers.

 

Le site de l’Observatoire est toujours en construction et sera amené à évoluer dans les semaines et les mois à venir. Bientôt de nouvelles fonctionnalités seront mises à votre disposition : vous pourrez notamment vous inscrire à la lettre d’information de l’Observatoire, chercher des bonnes pratiques dans l’Atlas, obtenir des informations sur les programmes de financement dans votre pays, etc.

 

En attendant, nous vous invitons à nous faire part de vos remarques et suggestions afin de nous aider à améliorer cet outil. De même, si vous souhaitez partager une bonne pratique, diffuser une information ou nous informer d’un évènement ayant lieu sur votre territoire, écrivez-nous à contact@preprod.charter-equality.eu.


Utiliser des statistiques ventilées par sexe pour améliorer la qualité des services

Lorsque l’hôpital de Sahlgrenska à Göteborg a commencé à utiliser des statistiques ventilées par sexe pour les services de santé et d’ambulance, de grandes différences ont été constatées dans le traitement des femmes et des hommes souffrant de maladies cardiaques et de fractures de la hanche.

 

Afin d’améliorer la qualité de leurs services, l’hôpital a souhaité enquêter sur la façon dont il pourrait garantir un traitement plus égal pour ses patients. Un groupe de travail chargé de l’égalité a décidé de considérer l’égalité entre les femmes et les hommes du point de vue des patients, et d’étudier si par exemple il y avait des différences dans le traitement des patients en attente d’opération. Les gestionnaires de l’hôpital ont également bénéficié de formations sur la question de l’égalité femmes-hommes.

 

L’hôpital a voulu enquêter sur l’ensemble de la ”chaîne hospitalière”, des transports ambulanciers aux séances de rééducation, afin de pouvoir assurer des services égaux. En ce qui concerne les patients en soins intensifs cardiaques, les statistiques ont montré que les femmes ont dû attendre plus longtemps aux services d’urgence avant qu’elles ne soient placées en soins intensifs cardiaques, et que les hommes ont plus souvent été envoyés par l’ambulance aux services intensifs cardiaques. L’étude a également révélé que les hommes étaient plus souvent soumis à un traitement plus coûteux que les femmes, pourtant ils étaient en général moins satisfaits du traitement des services de santé cardiaque.

 

En étudiant de plus près ce domaine, il est apparu que la recherche scientifique sur des maladies cardiaques a surtout été réalisée sur des hommes, ce qui pourrait induire en erreur, car les symptômes des femmes diffèrent considérablement de ceux des hommes. Les symptômes des femmes étaient plus souvent diffus, ce qui pourrait être les raisons des différences de traitement. Il en a donc été conclu la nécessité de réaliser des études sur les besoins spécifiques des femmes pour offrir des meilleurs soins de santé. Lorsqu’a été étudiée la question de la rehabilitation, il a été conclu que les femmes et les hommes ont des priorités différentes et évaluent les choses différemment.

 

L’hôpital a également commencé à utiliser les statistiques ventilées par sexe sur les soins ambulanciers pour les patients souffrant de fractures de la hanche. Les statistiques ont révélé que 75 % de ces patients étaient des femmes d’un âge moyen de 85 ans. Les statistiques ont également montré que les femmes ont été moins prioritaires que les hommes aux urgences, et qu’on leur a plus rarement proposé des analgésiques. Les différences pourraient être liées au fait que les fractures de la hanche était moins une priorité aux urgences, et par conséquent des patients attendaient très longtemps, ce qui avait pour conséquence des difficultés supplémentaire tels que les escarres.

 

Il est paru évident qu’il était nécessaire d’améliorer la gestion afin de pouvoir offrir de meilleurs services aux patients. Grâce à l’enquête, il est apparu que certains traitements peuvent se faire directement dans l’ambulance. Une nouvelle méthode de travail a donc été testée, par laquelle un poste de secours et une unité d’urgence ont été mis en place, permettant un traitement plus rapide des fractures. Tous les patients, quel que soit leur sexe, ont également reçu des analgésiques immédiatement. Cette méthode innovante de mettre en place des unités mobiles d’urgence a conduit à un traitement des patients plus égal et plus efficace, un résultat obtenu grâce à l’utilisation de statistiques ventilées par sexe.

 

En conclusion, commencer à utiliser des statistiques ventilées par sexe et analyser les résultats peuvent améliorer la qualité des services !

http://jamstall.nu


La pétition du LEF pour une année européenne pour mettre fin aux violences faîtes aux femmes

Le Lobby Européen des Femmes (LEF) a lancé une e-pétition afin d’obtenir le plus de signatures possible pour engager le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso à déclarer une Année européenne pour mettre fin aux violences envers les femmes.
 
Pourquoi le LEF réclame-t-il une Année européenne pour mettre fin aux violences envers les femmes ?
 
“A ce jour, l’UE n’a pas de législation contraignante en matière de violence envers les femmes. Cela est pourtant essentiel, car la violence contre les femmes est une question de droits humains et touche environ 45 % de femmes en Europe. On estime qu’un cinquième des femmes dans l’UE souffrent de la violence au sein du foyer et plus d’une femme sur dix est victime de violences sexuelles avec usage de la force. Sept femmes meurent chaque jour de la violence domestique dans l’UE.

L’UE doit donc sensibiliser l’opinion sur cette question et affirmer son engagement politique de mettre fin à la violence envers les femmes.


En déclarant une Année européenne pour mettre fin aux violences envers les femmes et les filles, l’UE devrait jouer un rôle majeur dans la prise de conscience sur la violence faîte aux femmes, tout en proposant des mesures concrètes afin de lutter contre la perpétuation de la violence envers les femmes.


Les Années européennes sont des moyens stratégiques clés d’élaborer des politiques fortes et d’impliquer tous les acteurs sur un thème donné. C’est la raison pour laquelle le Lobby Européen des Femmes et ses 2 000 organisations membres dans 30 pays européens souhaitent que cette année soit déclarée en 2015, et nous devons démontrer aux institutions européennes que chacun se préoccupe de cette question, et que nous voulons une Europe libérée de toute violence contre toutes les femmes et les filles.”



 
Source
http://www.womenlobby.org/spip.php?rubrique172&lang=fr


Projet régional dans les Balkans

L’association serbe Fenomena a lancé un projet régional intitulé “Promotion de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale”, en coopération avec des ONG locales et l’ONG suédoise « Kvinna till Kvinna ». Le projet a été mis en œuvre dans quatre villes de trois pays différents dans les Balkan : la ville de Kraljevo, la municipalité de Medijana (en Serbie), la ville de Mostar (en Bosnie-Herzégovine), et Kotor (au Monténégro).

Le projet visait à créer de bonnes conditions pour élaborer des politiques, des mesures et des budgets destinées à améliorer l’égalité entre femmes et hommes à travers la mise en place d’un plan d’action local pour l’égalité dans le cadre de la Charte.

Plusieurs activités ont été lancées dans le projet, tels que:

  • des cours de formation en égalité pour le personnel des collectivités
  • la création d’un réseau d’acteurs locaux qui travaillent dans le domaine
  • la publication de documents d’information sur l’égalité femme-homme au niveau local
  • des études sur l’état de l’égalité femme-homme et
  • l’échange d’expériences

 

Le projet a été cofinancé par « Kvinna till Kvinna », la Commission européenne, l’Association Trentin con I Balcani et deux collectivités locales de la Serbie.

 

Pour plus d’informations veuillez visitez le lien suivant : http://www.fenomena.org/

 

Ou la page Facebook : https://www.facebook.com/groups/fenomenakraljevo/


Beldur Barik – Aucune crainte !

C’est le slogan d’une campagne démarrée en 2006, associant municipalités basques et institutions, pour promouvoir l’égalité et agir contre les violences sexistes. Le projet Beldur Barik est coordonné par le réseau de municipalités d’EUDEL Berindinsarea et soutenu par Emakunde (Institut basque de la femme), la Direction pour les victimes de violence à l’égard des femmes du gouvernement basque et les Conseils provinciaux des trois territoires, et implique également d’autres partenaires.

 

Cette initiative est devenue un programme à part entière, avec des activités visant à faire participer les jeunes à la lutte contre la violence sexiste, en reconnaissant et évaluant les attitudes et comportements fondés sur le respect, l’égalité, la liberté et l’autonomie.

 

Des études démontrent que la violence sexiste persiste, même dans les jeunes générations. Pour lutter contre la violence sexiste, il est nécessaire d’apprendre à détecter les formes indirectes de domination qui se manifestent régulièrement parmi les jeunes.

 

La campagne Beldur Barik cherche à aborder cette question de manière positive depuis son origine, pas seulement à propos de la violence au sein d’un couple, mais en analysant comment persiste l’inégalité entre femmes et hommes dans tous les domaines de la société, et en examinant comment elle constitue la source de relations violentes. La campagne aborde à la fois la prévention et l’intervention pour tous les citoyens et non les seules victimes.

 

Par ce programme, les jeunes ont la possibilité de discuter et réfléchir sur différentes questions telles que la sexualité, les relations, l’éducation des filles et des garçons, et les risques d’agression dans les rues. Les cours ont en particulier pour but d’autonomiser les filles, en leur donnant les moyens nécessaires pour renforcer leur estime de soi et les aider à identifier et faire face à des attaques.

 

Dans ce projet, des initiatives artistiques ont été organisées, donnant la possibilité de débattre des différents aspects de l’égalité et de la violence sexiste :

 

  • Un festival a rassemblé des centaines de filles et garçons du Pays basque pour prendre connaissance du travail de groupes et associations mobilisés sur les questions d’égalité. Ils pouvaient aussi participer à des formations et ateliers
  • Un flashmob promouvant la campagne Belduk Barik a été organisé simultanément dans trois capitales basques
  • Les jeunes ont été encouragés à proposer leurs vidéos dans le cadre d’une compétition audiovisuelle.
  • La campagne a également lancé un site Internet www.beldurbarik.org permettant les échanges de vues, et est aussé active sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Tuenti et Twitter.

 

Beldur Barik représente un changement d’attitude dans la mesure où elle encourage les jeunes à comprendre et affronter la réalité, en réfléchissant sur leurs comportements et attitudes. Au lieu de victimiser les femmes, les messages sur la prévention diffusés auprès des jeunes sont positifs et les encouragent à agir pour faire changer les choses.

 

Pour de plus amples informations, consultez le site Internet de Beldur Barik : www.beldurbarik.org

Ou contactez l’équipe de la campagne : beldurbarik@eudel.net


Inégalités hommes-femmes : il est temps d’agir

Les femmes qui ont des enfants paient le prix fort : la lourdeur des frais de garde, l’accès à ces services et la fiscalité en dissuadent plus d’une de travailler davantage, selon un nouveau rapport de l’OCDE
 

Le rapport intitulé Inégalités hommes-femmes : il est temps d’agir montre que les avancées dans l’éducation parmi les femmes ont contribué à une augmentation globale de leur participation dans le marché du travail, mais des écarts considérables demeurent au niveau des heures de travail, des conditions de l’emploi et des salaires.

 
Source
www.oecd.org/fr/parite/agir.htm


Progrès lents dans la réduction de l’écart économique…

… entre les hommes et les femmes à l’échelle mondiale

Le Global Gender Gap Report (rapport mondial sur les écarts entre les hommes et les femmes) 2012, septième édition du rapport du Forum économique mondial sur le sujet classe les pays nordiques dans les plus avancés en la matière : l’Islande, la Finlande, la Norvège et la Suède ont réduit de plus de 80 % les inégalités entre les sexes. Au bas du classement, certains pays doivent encore réduire les inégalités entre les sexes d’environ 50 %, tandis que plus de la moitié des pays étudiés n’ont pas pu réduire les inégalités économiques entre les sexes de plus de 5 % au cours des sept dernières années.

 

Le Global Gender Gap Report classe les pays selon leur capacité à réduire les inégalités entre les sexes dans quatre principaux domaines : la santé et la survie, l’accès à l’éducation, la participation politique et l’égalité économique.

 

Dans les domaines de la santé et de l’éducation, tandis que de grandes inégalités subsistent dans certains pays tels que le Pakistan, l’Éthiopie, le Yémen et le Bénin, des progrès considérables ont été réalisés au niveau mondial, avec une réduction de 96 % des inégalités en matière de santé et de 93 % des inégalités dans l’éducation dans les 135 économies étudiées dans le rapport.

 

Une comparaison au niveau mondial révèle que les inégalités économiques entre les sexes s’élèvent à 60 %, tandis que 20 % seulement du fossé dans la participation politique a été réduit.

 

À long terme, ces statistiques reflètent une amélioration du statut économique des femmes dans le tiers des 135 pays étudiés, y compris dans les quatre premières économies mondiales : les États-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne.

 

Toutefois, ces progrès restent lents, car seuls neuf pays ont réalisé des progrès de plus de 10 % au cours des sept dernières années et 75 pays se sont améliorés de moins de 5 %.   Les données indiquent une profonde corrélation entre les pays les plus aptes à réduire les inégalités entre les sexes et les pays les plus compétitifs au plan économique.  

 

Source : http://www3.weforum.org/docs/WEF_NR_GlobalGenderGapReport_2012_FR.pdf


Test 2


Vienne – une ville modèle pour le gender mainstreaming

La ville de Vienne (Autriche) a commencé à travailler sur le gender mainstreaming en 2000, notamment pour en faire une stratégie transversale pour toute la municipalité. En investissant dans le gender mainstreaming, la ville veut « obtenir des changements sociopolitiques positifs pour tous ses citoyens ». L’objectif est mieux répondre aux besoins et demandes de tous ses citoyens, et donc d’améliorer la qualité des services publics. Cela est réalisé au moyen d’évaluations et en tenant compte de tous les usagers des services publics, non seulement du point de vue du genre mais aussi selon une perspective sociale, ethnique et de la santé.

 

La première étape de cette initiative était d’intégrer une perspective de genre dans la conception de la planification urbaine, et de développer et mettre en place des projets ciblés pour les femmes. Dans un premier temps, le concept et les méthodes ont été développés et testés afin de donner des lignes directrices générales pour la mise en œuvre du gender mainstreaming dans tous les domaines.

 

La ville de Vienne a également intégré depuis 2006 la budgétisation des genres dans les projets de budget ; elle a revu toutes les parties du budget d’un point de vue du genre et a exposé, dans un chapitre distinct, qui bénéficie des différents postes du budget.

 

Dans un deuxième temps, la ville a travaillé sur la mise en œuvre structurelle et systématique du gender mainstreaming en orientant les activités sur la sensibilisation, le transfert de connaissances, l’extension de l’évaluation et l’exposé des méthodes. Des agents municipaux en charge de l’égalité femmes-hommes ont également été nommés.

 

Exemples :

  • Planification urbaine – cimetières

Après étude des visiteurs des cimetières, il est apparu que la majorité d’entre eux étaient des femmes âgées. Pour adapter les cimetières à leurs besoins, le service municipal améliore et facilite l’accès (ex. bancs), avec une signalétique clairement visible et des toilettes sûres.

  • Eclairage public et sécurité dans les espaces publics

Un éclairage correct est nécessaire non seulement dans les rues mais aussi sur les trottoirs, dans les parcs etc. pour augmenter la sécurité des femmes, et d’une manière générale des piétons et des cyclistes.

Dans le Resselpark, Karlsplatz à Vienne, tous les chemins et parkings pour deux-roues disposent d’éclairage. Une campagne pour l’amélioration de l’éclairage des parcs et lieux publics a en outre été lancée en faveur de 200 parcs à Vienne.

Des mesures visant à améliorer la sécurité dans les parkings souterrains ont été mises en place : meilleur éclairage, visibilité des entrées et sorties, installation de caméras, recrutement de personnel de sécurité, places de parking spécialement réservées aux femmes, visibles par les agents de sécurité et proches des sorties et ascenseurs.

  • Education intégrant l’égalité des sexes dans les garderies

Une éducation sensible au genre est appliquée dans de nombreuses garderies de Vienne. Pour ce faire, les enseignants sont des hommes et des femmes, appliquant une pédagogie exempte de stéréotypes dans les domaines des jeux, de la révision des connaissances scolaires et des chansons, pour éviter les rôles traditionnellement liés à l’un ou l’autre sexe. Dans un service, une « boîte éducative » spécialement axée sur le genre a été créée puis distribuée gratuitement dans toutes les garderies de la municipalité.

  • Campagne de sensibilisation

Une campagne intitulée « Vienne voit les choses différemment » a été lancée pour sensibiliser et informer le personnel administratif de la municipalité ainsi que les citoyens sur l’enjeu du gender mainstreaming. Dans cette campagne, des images de signalétiques communes ont été utilisées et inversées selon le genre – par exemple les affiches dans les toilettes montrant un homme changeant un bébé, ou un panneau de travaux avec une femme, etc.

Des programmes de formations approfondis ont aussi été proposés aux agents municipaux pour les aider à intégrer l’égalité femmes-hommes dans leur travail.

Sources:

Ville de Vienne
Ursula Bauer, Chef de projet sur le gender mainstreaming, ville de Vienna


Améliorer les politiques locales pour l’emploi en tenant compte de l’égalité femmes-hommes

La Fédération Espagnole des Municipalités et Provinces (FEMP) a publié en novembre 2011, en coopération avec l’Institut espagnol des femmes et le Centre des études économique de Tomillo, un guide de bonnes pratiques sur les politiques de l’emploi pour les femmes d’un point de vue local.

Le but de cette brochure est d’aider les pouvoirs locaux à augmenter le nombre d’emplois et à améliorer la capacité d’insertion professionnelle des femmes. Elle donne également des recommandations pour améliorer le fonctionnement du marché du travail, afin de réduire les inégalités existantes, de parvenir à une réelle inclusion et de maintenir des emplois de qualité pour les femmes. Elle fournit aussi des informations détailles sur le rôle des pouvoirs locaux dans l’élaboration des politiques de l’emploi pour parvenir à plus d’égalité femmes-hommes.

Un chapitre de la brochure est consacré à une étude des meilleures pratiques dans différentes collectivités locales espagnoles.

Les expériences présentées dans l’ouvrage proposent des solutions sur la manière de promouvoir activement le recrutement et l’intégration des femmes par le biais d’activités diverses telles que :

  • Organiser des campagnes de sensibilisation pour limiter les freins à l’emploi des femmes dans le secteur des entreprises
  • Allouer des subventions à l’embauche
  • Coopérer avec les entreprises pour proposer des programmes de formation spécialisés dans les domaines où subsiste un manque de connaissances, afin d’accroître les possibilités de futurs recrutements
  • Adapter les orientations de carrière et les formations pour répondre aux besoins locaux, en évaluant les besoins du marché local
  • Adapter les programmes de formation pour les femmes dans les secteurs où celles-ci sont traditionnellement en minorité. Cela permettra un plus grand éventail de possibilités de formation et accroitra l’employabilité des femmes.
  • Adapting training programs in sectors where women are not traditionally in majority. This will allow a broader range of training possibilities and increase the employability for women.
  • Développer le partenariat public-privé pour renforcer les liens entre ces secteurs et établir des contacts avec des employeurs potentiels
  • Faciliter les formalités nécessaires pour régulariser la situation des femmes qui travaillent de façon irrégulière ou au noir
  • Mettre en œuvre des clauses sociales dans les marchés publics telles que des critères sociaux dans l’évaluation de l’offre, pour promouvoir l’intégration des femmes sur le marché du travail.

La brochure propose également des idées pour franchir les obstacles à l’intégration des femmes sur le marché du travail.

Les expériences présentées montrent que les inégalités existantes en matière d’emploi sont un phénomène fondé sur plusieurs causes qui nécessite des mesures spéciales couvrant différents domaines, exigeant flexibilité et adaptabilité. Les femmes étant souvent chargées de plus grandes responsabilités familiales, en particulier dans les familles monoparentales, il est important d’adapter les moyens permettant aux femmes de concilier vie privée et professionnelle.

Il est en outre important d’accroître l’aide nécessaire à ces familles en fournissant :

  • des contrôles de services pour les familles à bas revenus
  • des salles de jeux ou des garderies pour les enfants
  • des emplois ou formations plus flexibles, avec des horaires de travail adaptés aux horaires des écoles.

De plus, les femmes appartenant à des groupes plus vulnérables, par exemple avec de faibles qualifications, les femmes plus impliquées dans les tâches ménagères, les femmes victimes de violences domestiques, les femmes âgées, les femmes handicapées, les femmes issues de minorités etc. manquent souvent de confiance en elles. Cette constatation doit être prise en compte lors de l’élaboration des programmes de formation. L’accent doit être mis sur l’autonomisation de ces groupes ; ces femmes doivent être encouragées et reconnues. Pour établir les stratégies appropriées, la brochure recommande de :

  • Proposer un accompagnement et un suivi individuel, en commençant au début de la formation par des entretiens donnant de nombreuses informations
  • Organiser des sessions en groupe pour créer un réseau de soutien social où les participants ont la liberté de s’exprimer
  • Créer des « clubs de l’emploi » – des espaces ouverts pour les femmes sans emploi, pour surmonter le sentiment d’isolement qui peut peser sur les personnes Mettre en place au chômage
  • Mettre en place des parcours d’insertion intégrés associant différentes méthodes ; orientation professionnelle, formation professionnelle, aide à l’entreprenariat, placement etc.

Conférence internationale des femmes élues locales

A l’initiative de Bertrand Delanöe, Maire de Paris, et Anne HIDALGO, Première Adjointe au Maire de Paris, présidente de la Commission Permanente sur l’égalité entre les femmes et les hommes de CGLU, la Ville de Paris a accueilli, du 30 janvier au 1er février 2013, la Conférence internationale des femmes élues locales : L’égalité femmes-hommes, une priorité pour le développement mondial.

 

Pendant ces deux jours de conférence, les participants ont échangé sur les thématiques suivantes :

  • Participation des femmes dans la prise de décision locale ;
  • Rôle des femmes dans les financements innovants et l’accès aux services essentiels
  • Des villes sûres pour les femmes

Cet évènement a rassemblé plus de 500 participants de 78 pays. Parmi les invités, sont intervenus Carolina Toha, Maire de Santiago du Chili, Fatima Zahra Mansouri, Maire de Marrakech, Tumukunde Hope, Première Maire Adjointe de Kingali et Joan Clos, Directeur Exécutif de ONU Habitat.

 

A cette occasion, Ewa Samuelsson, Maire Adjointe de Stockholm et présidente de la Commission permanente pour l’égalité du CCRE a lancé officiellement le site internet de l’Observatoire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

 

A l’issue des travaux, a été adopté l’Agenda de Paris, une feuille de route qui définit les prochaines étapes nécessaires pour favoriser la participation des femmes à la prise de décisions dans toutes les sphères de la vie : politique, économique, sociale et culturelle.

 

L’Agenda de Paris est disponible en anglais, français et espagnol.

 

Cette conférence a été conjointement organisée par les réseaux de femmes de CGLU, Métropolis, CGLUA (Recela), FLACMA (RedLamugol), CCRE et en partenariat avec ONU Femmes.


Posters for Tomorrow 2012: Egalité femmes-hommes

 

La Ville de Paris a organisé, en partenariat avec l’UNESCO et Les Arts Décoratifs, une exposition gratuite de 100 affiches à Paris et dans plus de 30 autres villes à travers le monde.

 

Les 100 affiches présentées lors de l’exposition ont été sélectionnées parmi les 3020 reçues de 105 pays à l’issue du concours annuel de « Poster for Tomorrow ».

 

L’exposition s’est tenue du 6 au 9 décembre 2012 au Musée des Arts Décoratifs dans le 1er arrondissement de Paris.

 

Vous pouvez voir les 10 meilleures affiches ici.

 

« Posters for Tomorrow » est le projet principal de l’association 4 Tomorrow, un concours international d’affiches sur des thèmes liés aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales.

 

Les 100 meilleures affiches, sélectionnées par un jury international, font l’objet d’une exposition simultanée dans différentes villes du monde autour du 10 décembre de chaque année, pour célébrer la Journée internationale des droits de l’homme.

 

Michelle Bachelet, ancienne Présidente de la République du Chili et Directrice Exécutive de ONU Habitat, ambassadrice de l’édition 2012 de cette compétition, a déclaré : « On dit qu’une image vaut mille mots. Mais nous n’avons pas besoin de mille mots pour faire passer le message de l’égalité hommes/femmes dès maintenant ! L’égalité hommes/femmes n’est pas uniquement un problème de femmes. C’est un droit pour tous… Avec cette campagne, « Poster for tomorrow » fait prendre vie à ce qui a été imaginé, et permet de faire un pas de plus pour la faire devenir réalité. »

 

Lors de l’ouverture de cette exposition, un catalogue des 100 meilleures affiches de l’édition 2012 a été lancé.

 

Source : http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/publicite/expositions-96/archives-433/poster-for-tomorrow-2012-egalite/


Etats Généraux du CCRE à Cadix

Une session sur la démocratie et l’égalité femmes-hommes a été organisée à Cadix le 27 septembre 2012 à l’occasion des Etats Généraux du CCRE qui ont rassemblé environ 700 participants, composée d’élus locaux et régionaux et d’experts de plus de 40 pays.

 

 


Conférence internationale des femmes élues locales à Paris

Plus de 500 participants de 78 pays se sont rassemblés à Paris du 30 janvier au 1er février 2013 pour la conférence L’Egalité femmes-hommes, une priorité pour le développement mondial.

 

 

 

 

 

 

 


Journée européenne de l’égalité salariale

La Commission européenne organise aujourd’hui la deuxième édition de la « Journée de l’égalité salariale » au niveau européen afin de mettre en évidence le fait que les femmes gagnent toujours en moyenne 16,4% de moins que les hommes, selon des chiffres récents.

 

L’écart de rémunération se mesure en calculant « la différence moyenne entre le revenu horaire brut des femmes et celui des hommes dans l’ensemble des secteurs économiques ». Cet écart reflète que ce sont principalement les femmes qui assument les responsabilités du foyer en prenant des congés parentaux et en travaillant à temps partiel afin d’équilibrer leur vie privée et leur vie professionnelle.

 

Les chiffres montrent une tendance légèrement positive ces dernières années, bien que les données varient considérablement selon les pays et les secteurs. En Pologne, le taux d’écart est d’environ 2%, alors qu’en Estonie il est à plus de 27%. De plus, dans certains pays, tels que la Bulgarie, la France, la Lettonie, la Hongrie, le Portugal et la Roumanie, la tendance s’inverse et l’écart se creuse.

 

Des outils ont été créés pour informer employeurs, travailleurs et autres parties prenantes, dont notamment des formations pour les entreprises et des échanges de bonnes pratiques (ex : des méthodes pour atténuer l’écart de rémunération). Un clip vidéo et un site internet de la campagne comprenant des informations et des liens vers les partenaires sociaux sont également disponibles. Des évènements nationaux sont également organisés dans différents Etats Membres de l’UE.

 

Source : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-12-211_fr.htm


L’impact de la crise sur les femmes

D’une crise économique à une crise sociale

 

Un rapport récent de la Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres (FEMM) du Parlement européen, souligne l’impact de la crise économique sur l’égalité entre les femmes et les hommes et les droits des femmes.

 

Le rapport conclut que la crise économique a gravement nuit à la situation des femmes d’une manière différente que les hommes et que l’impact de la crise sur les femmes a tendance à être sous-estimée. Ceci est en parti dû au fait que les femmes sont plus nombreuses à effectuer un travail non rémunéré ou informel, ce qui n’est pas inclus dans les chiffres officiels du chômage. De plus, elles sont plus exposées au risque de pauvreté, car elles sont souvent confrontées à une accumulation de difficultés, telles que la monoparentalité ou la prise en charge des personnes dépendantes, etc.

 

Avant la crise, les femmes étaient déjà touchées par le chômage, l’emploi précaire, tel que le travail à temps partiel et les bas salaires. Aujourd’hui, en raison de la réduction des budgets et de la protection sociale (santé, garde d’enfants, éducation), les femmes souffrent d’une « double peine ». Les coupes budgétaires et les plans d’austérité affectent le secteur public, qui concerne principalement les femmes (environ 70% des employés du secteur public sont des femmes). Cela a également un impact significatif sur la carrière professionnelle des femmes, les obligeant à s’engager dans des emplois temporaires, à temps partiels ou même des emplois informels, ce qui aura des conséquences sur le montant de leur future retraite.

 

Pour mettre un terme à cette situation critique, la Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres présente plusieurs recommandations. Tout d’abord, elle appelle à la nécessité d’intégrer l’égalité entre les femmes et les hommes dans les réponses des pouvoirs publics pour surmonter la crise. Elle souligne également la nécessité d’investir dans l’éducation et la formation (notamment pour les femmes), à s’adapter aux changements du marché du travail et d’inciter les Etats membres à promouvoir l’entreprenariat féminin en favorisant les possibilités de micro-crédits.

 

La Commission souligne également les conséquences lourdes des restrictions budgétaires sur l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, en particulier pour les parents isolés. Pour surmonter cette situation et aider les femmes à garder leur emploi, elle appelle à investir et à améliorer les structures d’accueil. En outre, le rapport souligne l’augmentation de la violence faite aux femmes en raison de la crise et l’importance de financer des programmes de travail pour prévenir ces problèmes. Le rapport appelle également à plus d’égalité dans les postes de décision, compte-tenu du fait que les femmes ont un rôle important à jouer pour surmonter la crise. D’autres recommandations portent sur les investissements dans les transports publics et le besoin de données fiables sur les effets réels de la crise sur les femmes.


Sensibilisation à la violence faite aux femmes

La fédération espagnole des municipalités et provinces (FEMP) a lancé un site internet contenant des informations détaillées sur un projet de formation et d’information sur la violence faites aux femmes. Le projet a reçu un soutien financier du Ministère de la Santé, des Services Sociaux et de l’égalité, à travers le Bureau de la violence sexiste du Gouvernement.

 

L’objectif principal du programme est de sensibiliser sur la violence faites aux femmes en fournissant des informations sur les formations, conseiller les écoles sur la manière de travailler sur cette thématique et leur fournir de la documentation.

 

Ce projet vise également à :

  • déconstruire les stéréotypes sur la violence faite aux femmes,
  • renforcer la responsabilité sociale,
  • informer sur la violence faîte aux femmes afin que chacun puisse prendre conscience et agir,
  • promouvoir un changement des mentalités et des attitudes,
  • impliquer la population sur la question de la violence faite aux femmes.

 

Le programme encourage également les familles à participer à des activités collectives visant à prévenir la violence.

 

Un site internet a été spécifiquement conçu pour les écoles et met l’accent sur l’importance de fournir une éducation égalitaire et sur le fait qu’il s’agit de la principale condition pour que les sociétés se libèrent de la violence faite aux femmes.

 

Le site propose des informations exhaustives sur les différentes dimensions de la violence sexiste, notamment sur les causes possibles de ce problème, telles que l’existence de stéréotypes de genre ou des asymétries de pouvoir entre les femmes et les hommes. Cependant, il est également indiqué qu’il s’agit d’un problème multi-causal avec de nombreux facteurs : psychologique, culturel et sociologique.

 

Par conséquent, le travail effectué dans le cadre scolaire est essentiel pour prévenir et combattre la violence faite aux femmes. Le site propose donc une série d’activités qui peuvent être menées à l’intérieur et à l’extérieur de l’école.

 

Le site propose également une sélection de livres pour chaque âge et plusieurs guides pour aider les enseignants.

 

A titre d’exemple, un guide pour l’école primaire est disponible sur le site.


Les obligations en matière d’égalité femmes-hommes dans les marchés publics

SALAR a publié un guide d’information sur les moyens légaux d’imposer des obligations d’égalité femmes-hommes dans les marchés publics. Ce guide est destiné principalement aux élus qui souhaitent accroître leurs connaissances sur l’égalité femmes-hommes et améliorer la qualité des services. Il donne des exemples concrets sur la manière d’appliquer les obligations dans les marchés publics. SALAR souhaite ainsi encourager davantage de pouvoirs locaux à utiliser cet instrument pour promouvoir l’égalité femmes-hommes. Il s’agit de s’assurer que tous les citoyens bénéficient de services égaux quel que soit leur sexe, d’améliorer l’efficacité et garantir la qualité des services. La Suède dispose de lois qui imposent des mesures anti-discrimination et la prise en compte des facteurs sociaux lors de l’établissement de contrats avec les marchés publics.

 

Des études à ce sujet soulignent l’importance de fixer des critères sociaux de qualité dès le choix du fournisseur. Par exemple, des mesures pour l’égalité femmes-hommes encouragent les prestataires à mettre en place et proposer des services en concordance avec les objectifs d’égalité femmes-hommes. Un contrôle continu est indispensable pour encourager à développer des services socialement responsables. Les conditions doivent donc  être clairement définies, de sorte qu’elles soient facilement vérifiables.

 

SALAR a conçu deux listes de contrôle qui peuvent servir de base de réflexion lors de l’établissement des obligations.

 

Avant de signer un contrat, il est essentiel de réaliser une étude de faisabilité posant les questions suivantes :

  • Est-ce possible d’intégrer une perspective de l’égalité de genre dans ce service en particulier ?
  • Ce service concerne-t-il les femmes et les hommes, les filles et les garçons ?
  • Ce service peut-il avoir des conséquences qui rendent essentiel la réalisation d’une analyse sexospécifique ?
  • Les statistiques présentées sont-elles ventilées par sexe ? (Cette question est importante lors de l’évaluation des informations générales)
  • Quel impact aura le service public pour les femmes et les hommes, les filles et les garçons ? (Cette question peut être posée à propos du traitement, du service ou de la répartition du pouvoir et des ressources).
  • Y a-t-il un lien avec ce service public et les objectifs que se sont donnés la collectivité sur l’égalité femmes-hommes ? (Une étude de faisabilité pourrait comprendre l’examen de la manière dont le marché peut aider l’organisation à atteindre ses objectifs d’égalité femmes-hommes).
  • Existe-t-il des critères d’évaluation, et un plan de suivi ?

Il est de plus important de formuler des critères ou des indicateurs mesurables pour l’évaluation du marché public du point de vue de l’égalité de genre. Des obligations en matière d’égalité devraient donc être toujours liées aux critères d’évaluation. Par ailleurs, il est important de définir comment le contrôle et l’évaluation seront réalisés, et qui est responsable des diverses activités.

 

Pour vérifier si les obligations sont précises et appropriées, il peut être utile de poser les questions suivantes :

  • Les obligations sont-elles suffisamment compréhensibles pour atteindre leur objectif ?
  • Les obligations sont-elles proportionnées et non discriminatoires ?
  • Les obligations sont-elles mesurables ?
  • Les obligations ont-elles un lien avec l’objet du marché public ?
  • Les obligations permettent-ils une comparaison et une évaluation ?
  • Les obligations peuvent-elles être contrôlées et suivies ?
  • Les obligations sont-elles formulées suffisamment clairement pour que tous les contractants, nationaux et internationaux, aient les mêmes possibilités de répondre ?
  • Les obligations sont-elles compatibles avec d’autres obligations ou précisions techniques indiquées dans les spécifications ?

 

Exemple d’obligation en matière d’égalité pour la prestation de soins de santé par le Conseil du Comté de Stockholm

 

Le Conseil du Comté de Stockholm (CCS) estime qu’il doit garantir la prestation de soins de santé corrects quel que soit le sexe ; il a donc établi des obligations générales à l’attention des entreprises et des partenaires ayant un accord avec le CCS. Pour ce faire, le prestataire doit respecter la politique d’égalité du CCS qui, entre autres, inclut la réalisation d’un travail continu de qualité et une égalité de traitement pour les femmes et les hommes. De plus, dans l’évaluation des activités, tous les chiffres clés doivent être ventilés par sexe et âge.


Malmö s’engage pour renforcer l’égalité dans les transports publics

Une étude sur les habitudes de transport des femmes et des hommes, menée par la Ville de Malmö, a relevé que la façon de voyager des hommes génére des pertes économiques et environnementales importantes. La ville en a conclu qu’un changement de comportement dans le mode de déplacement (en particulier des hommes) serait bénéfique.

 

Avant de construire deux nouvelles lignes de tramway, le projet « Transport publique pour l’avenir de Malmö » s’est basé sur les enquêtes sur les habitudes de transport pour calculer les coûts et les avantages dans des différents domaines : sur la croissance, sur l’environnement, sur l’intégration et  sur l’égalité.

 

L’enquête a permis à la municipalité de savoir quelles sont les conséquences des nouvelles lignes de tram pour les femmes et pour les hommes, les filles et les garçons. Les résultats ont montré que la manière de voyager chez les femmes et les hommes est particulièrement intéressante d’un point de vue environnemental, puisque les femmes choisissent, plus souvent que les hommes, une alternative durable. Les hommes, d’autre part, utilisent la voiture beaucoup plus que les femmes. Ils sont 48% à prendre leur voiture contre 34% des femmes).

 

La ville de Malmö a pour objectif d’investir et de développer les transports en commun de sorte qu’ils deviennent plus accessibles, sûrs et confortables, et qu’ils soient ainsi davantage utilisés  par tous les citoyens. Il ressort de cette enquête que si la municipalité parvient à encourager les hommes à voyager davantage comme les femmes, cela aurait de nombreuses retombées sociales, économiques et environnementales.

 

La municipalité a également étudié l’influence des femmes et des hommes sur la décision et la mise en œuvre de la planification des transports en commun. Les résultats ont montré que les femmes ont moins participé à la consultation que les hommes. En outre, lorsque les femmes participent, elles ne s’expriment pas autant que les hommes.

 

Afin d’assurer que les voix et les opinions de tous les citoyens sont pris en considération, la municipalité a fait de grands efforts pour faciliter la participation des femmes, des jeunes et des immigrants. Par exemple, une invitation a été envoyée aux jeunes, et des chercheurs ont été impliqués dans cette action afin de former les animateurs sur la manière de faire interagir les citoyens au cours des séances de consultation.

 

Les résultats de ces études ont montré qu’instaurer le dialogue parmi de grands groupes de citoyens fonctionne bien. Cependant, il s’avère que nombreux sont ceux à avoir des difficultés à s’exprimer en public. Pour résoudre ce problème, la Ville a cherché de nouvelles approches :  par exemple au lieu de dire « Bienvenue à l’Hôtel de Ville pour parler des tramways », la ville a proposé de demander « Comment souhaitez-vous que nous organisions le système de transport public pour que cela fonctionne le mieux pour vous ? ». Il s’agit d’appliquer les principes de la technologie à la réalité quotidienne des gens, et d’ajuster les canaux pour atteindre les citoyens là où ils se trouvent, par exemple sur internet.

 

Source : http://jamstall.nu/blog/jamstalldhetipraktik/sa-blir-kollektivtrafiken-jamstalld/


L’Observatoire célèbre la Journée de la Femme en accueillant 10 nouveaux signataires

En cette Journée internationale de la Femme, l’Observatoire fête son 1er anniversaire. Ces derniers mois, le nombre de signataires de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale a encore augmenté. Nous comptons à présent 1330 signataires dans 28 pays européens.

 

Nous avons le plaisir d’accueillir dix nouveaux signataires d’Espagne (Alkate), du Pays Basque espagnol (Elorrio), de France (Saint-Herblain et Saint-Martin-D’Hères), d’Allemagne (Freiburg im Beisgau et Osnabrück), de Pologne (Aleksandrow Kujawski), de Serbie (Leskovac et Vlasotince) et de la Turquie (Bornova).

 

Bornova est d’ailleurs la première collectivité turque à signer la Charte.

 

Nous sommes également heureux de vous informer que la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale est maintenant disponible en basque, en bosniaque, en croate, en monténégrin, en serbe et en turc.


Des mesures concrètes contre les mutilations génitales

Un rapport récemment publié par l’Institut européen pour l’égalité des femmes et des hommes (EIGE) souligne que malgré l’existence de lois nationales, environ 500.000 femmes sont victimes de mutilations génitales dans la moitié des pays de l’UE.

 

Pour concrétiser son engagement en faveur de l’éradication de ces pratiques, Viviane Reding, Vice-présidente de la Commission européenne responsable de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté, a annoncé des mesures concrètes :

  • une consultation publique* afin de recueillir jusqu’au 30 mai les points de vue sur la meilleure manière d’agir au niveau européen
  • une nouvelle directive concernant le soutien aux victimes
  • un financement de 3,7 millions d’euros pour une campagne européenne de prévention et de sensibilisation
  • une enveloppe 11,4 millions d’euros pour des projets initiés par des ONGs et d’autres acteurs travaillant avec les victimes

 

* Cliquez ici pour accéder à la consultation publique

 

Plus d’informations : http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/reding/multimedia/news/2013/03/20130306_fr.htm


Le Pariteur, une application qui permet de changer le sexe de votre fiche de paie

Francetv info, plateforme d’information de France Télévisions (groupe audiovisuel français) a publié la semaine dernière une application, le Pariteur, qui permet de « changer le sexe de votre fiche de paie ». Cette application permet ainsi de calculer les disparités salariales qui existent entre hommes et femmes exerçant le même métier, avec la même expérience, au même âge et dans la même région.


Accédez à l’application :

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Business Forum

Equality Pays Off (L’égalité paie) – une initiative Europe 2020

 

150 représentants d’entreprises européennes se rencontreront le 21 mars 2013 à Bruxelles et échangeront leurs idées sur les stratégies à mettre en oeuvre pour mieux exploiter le potentiel de la main d’oeuvre féminine en améliorant l’égalité femmes-hommes et ainsi contribuer à la réduction de l’écart de rémunération.

 

Les entreprises sélectionnées présenteront leurs activités, leurs résultats et leurs expériences ayant permis de puiser efficacement dans le vivier de talents féminins.

 

Plus d’informations: http://ec.europa.eu/justice/events/equality-pays-off-forum-2013/index_en.htm


3ème Conférence européenne sur la politique et le genre

La Commission permanente sur le genre et la politique du Consortium européen pour la recherche politique (ECPR)  organise la 3ème Conférence européenne sur la politique et le genre à l’Universitat Pompeu Fabra à Barcelone du 21 au 23 mars.

 

La première conférence a eu lieu à Belfast en 2009 et a réuni plus de 300 spécialistes tandis que la deuxième conférence s’est tenue en 2011 à Budapest.

 

Le programme de l’édition de cette année comprend neuf tables rondes portant sur les sujets suivants :

  • Déterminants et représentation des politiques de genre
  • Comparaisons des politiques de quotas de genre
  • Institutions informelles : de nouvelles pistes pour explorer les politiques de genre.

 

La Commission permanente sur le genre et la politique d’ECPR est un réseau mondial de plus de 300 membres mettant l’accent sur les questions liées aux études du genre et la sexualité dans la vie politique. Ils soutiennent des groupes de recherche, des ateliers et des sessions axés sur les questions de genre, et visent à accroitre la participation des femmes en science politique.

 

Le réseau diffuse de l’information via une liste de diffusion et favorise les échanges sur des questions liées à l’égalité entre femmes et hommes et à la politique. Ils mettent également à disposition un catalogue de chercheuses féministes dans la vie politique et de cours sur le genre et la politique.

 

Plus d’informations : http://www.ecpg-barcelona.com/about-conference


Maison pour l’égalité femmes-hommes à Echirolles

 

La Ville d’Echirolles en France, qui a signé la Charte en 2007, a créé une Maison pour l’égalité femmes-hommes pour la municipalité et d’autres autorités locales situées dans l’agglomération. La Maison a été créé en 2005 dans le cadre d’un projet européen appelé URBAN portant sur 5 municipalités autour de la ville de Grenoble.

 

Le but consiste à favoriser la mise en réseau des acteurs de l’agglomération – incluant 27 municipalités, à promouvoir les échanges de bonnes pratiques et à développer des projets communs d’égalité femmes-hommes.

 

La Maison pour l’égalité femmes-hommes a trois objectifs :

  • accompagner les porteurs de projets,
  • mener des actions de sensibilisation sur l’égalité,
  • mettre à disposition des outils en ligne pour faciliter la mise en œuvre de projets d’égalité.

 

La Maison apporte de l’expertise, des ressources et de l’information aux projets portant sur l’égalité, mais également aux projets souhaitant intégrer une perspective de genre dans leurs activités. Par exemple, la Maison des jeunes et de la culture a découvert que 80% des usagers sont des garçons et s’est orientée vers la Maison pour l’égalité femmes-hommes pour obtenir des solutions pour inciter les filles à participer aux activités de la MJC. La Maison a également organisé des campagnes de sensibilisation sur différentes thématiques liées à l’égalité, notamment sur l’accès aux  métiers traditionnellement masculins occupés par des femmes et inversement. Ils ont également mis en place des formations pour les agents de la fonction publique territoriale. 

 

Le site internet de la Maison est un outil en ligne permettant de partager de l’information et fournissant aux services municipaux des ressources sur l’égalité femmes-hommes.

Ressources:

http://www.maison-egalite-femmes-hommes.fr/ses-missions.html

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Les-ressources/Egalite-femmes-hommes-dans-l-action-des-collectivites/La-Maison-pour-l-egalite-femmes-hommes-d-Echirolles


A quand l’égalité ?

Jeu en ligne de l’UNESCO pour explorer le genre et l’éducation

 

 

Élaboré par l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) pour marquer la Journée internationale de la femme 2013, ce jeu en ligne – disponible en anglais, français et espagnol – invite les joueurs (en particulier les élèves et les enseignants) dans un voyage interactif au cours duquel ils peuvent explorer et comparer les parcours éducatifs offerts aux filles et aux femmes du monde entier.

Cet outil permet notamment de souligner les disparités entre les genres dans le primaire, le secondaire et le supérieur dans 200 pays du monde entier.

 

Source : http://www.unesco.org/new/fr/dakar/about-this-office/single-view/news/new_online_game_on_explore_girls_and_womens_education/

 


Jouez :

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Bureau de l’Egalité à Berne

Le canton de Berne en Suisse dispose d’un Bureau de l’Egalité entre la femme et l’homme (BEFH) qui fournit aux citoyens, aux entreprises et à l’administration, des services, des formations et des informations sur les questions liées à l’égalité femmes-hommes. Il offre notamment des services liés au lieu de travail et le rôle de l’employeur.

 

En 2013, ce Bureau a notamment prévu d’organiser les formations suivantes :

  • Comment appliquer efficacement la loi sur l’égalité ?

Ce cours aura lieu le 30 août 2013 et vise à faire connaître la loi sur l’égalité. Il fournira aux participants les compétences nécessaires pour évaluer, mesurer les risques et mettre en œuvre la loi sur l’égalité de manière appropriée. En faisant des études de cas, les participants auront la possibilité d’évaluer des situations concrètes et offrir un soutien utile aux personnes concernées.

  • Le harcèlement sexuel au travail – Comment conseiller ?

Du 13 au 14 Juin, le Bureau de l’Egalité organisera un cours sur la manière de lutter contre le harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Ce cours est ouvert aux responsables des ressources humaines et aux conseillers qui souhaitent renforcer leurs connaissances sur le sujet pour clarifier leur rôle et développer des compétences sur la façon d’informer les victimes.

 

Pour plus d’information sur les cours, veuillez vous rendre sur le site web du Canton.

 

Le Bureau de l’Egalité propose également des services aux petites et moyennes entreprises sur la façon de faciliter la conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle. Ce programme aide les organisations à évaluer où elles se situent dans ce domaine et comment elles peuvent améliorer leurs activités pour rendre leur travail plus favorables à la famille. Un conseiller du Bureau de l’Egalité réalise un état des lieux et recommande des mesures pour améliorer la conciliation. Le programme est une occasion pour les employeurs de trouver de nouvelles idées, d’échanger avec d’autres entreprises et d’améliorer leurs actions.

 

Le Bureau fournit également un site internet (en allemand et en français) avec des informations détaillées sur l’amélioration de l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle. Les changements structurels de la société d’aujourd’hui exigent de nouvelles solutions et ces services visent à répondre à ces nouvelles exigences à la fois des individus et des organisations. Le site internet fournit des matériaux adaptés, tels que des listes de contrôle, des outils, des guides et des manuels différents selon les publics ciblés.


2ème Conférence nationale sur la mise en œuvre de la Charte européenne

La 2ème conférence nationale pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale organisée par l’Association française du Conseil des Communes et Régions d’Europe (AFCCRE) se tiendra les 13 et 14 mai prochains à Bordeaux.

 

A cette occasion, le nouveau Président de l’AFCCRE et Maire de Bordeaux, Alain Juppé, signera officiellement la Charte.

 

Après la 1ère édition organisée à Rouen en 2011, cet évènement permettra notamment de faire le point sur la mise en œuvre concrète de la Charte européenne en France, et d’échanger sur les initiatives engagées par les collectivités territoriales signataires.

 

Plus d’informations : http://www.afccre.org/


Le Parlement européen se prononce en faveur de l’égalité

Suite à la Journée de la Femme, les députés européens ont adopté le 12 mars dernier trois résolutions (non contraignantes) pour lutter contre les inégalités femmes-hommes.

 

Pour restaurer la croissance face aux coupes budgétaires et aux mesures d’austérité ayant touché davantage les femmes, le Parlement européen préconise :

  • que les femmes soient pleinement associées à la gestion des plans de relance ;
  • l’élaboration d’une directive sur l’égalité salariale ;
  • d’investir dans la formation continue, le télétravail, l’entreprenariat féminin et les modes de garde ;
  • de soutenir l’emploi des femmes à l’aide des fonds structurels.

 

En matière de lutte contre les stéréotypes de genres, les députés recommandent de :

  • réduire l’exposition des enfants à des messages sexistes ;
  • inclure la thématique du genre dans la formation des professeurs et les livres scolaires ;
  • attirer les femmes dans des secteurs où elles sont sous-représentées grâce  au Fonds Social Européen ;
  • imposer des quotas dans les parlements nationaux et pour les candidatures aux postes de commissaire européen ;
  • créer un « fonds à l’égalité » grâce aux recettes dégagées par les sanctions pour non-respect des quotas. 

 

Enfin, les députés demandent aux autorités des pays d’Afrique du Nord de mentionner explicitement le principe d’égalité dans leurs constitutions et de mettre fin aux violences faites aux femmes.

 

Source : Agence Europe


Manuel de formation Youth4Youth

L’Institut méditerranéen des études sur le genre (MIGS) et ses partenaires ont publié le manuel de formation Youth4Youth (en anglais uniquement) afin de prévenir et de combattre la violence faite aux femmes chez les jeunes. Ce guide fournit aux professeurs, aux éducateurs et aux animateurs de jeunesse la connaissance et les outils nécessaires pour préparer et mettre en œuvre des ateliers de formations Youth4Youth avec les jeunes.

Le manuel est également disponible en grec (GR), grec (CY), italien, lituanien et espagnol.

 

Source : http://www.medinstgenderstudies.org/news/youth4youth-empowering-young-people-in-preventing-gender-based-violence-through-peer-education/


Télécharger la publication :


Les inégalités persistent dans la science

Tous les trois ans, la DG Recherche et l’Innovation publie un résumé des données recueillies sur les femmes dans la science et la recherche, « She Figures », qui facilite les comparaisons entre pays et qui rend disponible des données ventilées par sexe au niveau européen.

 

La dernière édition She Figures 2012 publiée en mars 2013 relève de grands défis. Malgré des tendances positives ces dernières années, le processus de rattrapage du retard concernant les femmes semble s’être ralenti, surtout en ce qui concerne le doctorat. Les femmes restent toujours sous-représentés dans la recherche scientifique et les femmes chercheurs sont seulement 33 % dans l‘UE à 27 (chiffres de 2009). En outre, de la ségrégation entre les femmes et les hommes dans les différents domaines scientifiques demeure un problème persistant. Les femmes scientifiques sont plus souvent présentes dans l’enseignement supérieur et le secteur public que dans le secteur des entreprises. Les femmes chercheuses sont aussi plus nombreuses dans les sciences sociales, agricoles, médicales et humaines que dans les domaines de l’ingénierie et de la technologie.

 

La sous-représentation des femmes aux postes de haut niveau académique réduit les chances pour les femmes d’influencer l’agenda scientifique, et rend difficile pour les jeunes femmes universitaire d’obtenir des modèles féminins.

She Figures 2012 présente également de nouvelles données sur la mobilité et sur la proportion des femmes et des hommes employés dans les différents secteurs liés à la science et la recherche.

Un autre thème qui y est analysé est l’équilibre entre la vie privé et la vie professionnelle, et dans quelle mesure les personnes employées dans le domaine de la science sont concernées par ce sujet.

 

La Commission a mis en place un groupe d’experts chargé d’analyser les défis du financement de la recherche. Ses conclusions sont présentées dans le rapport, Le défis de l’égalité femmes-hommes dans le financement de la recherche – évaluer les scènes nationales européennes, publié en mai 2009. Celui-ci souligne le rôle des organismes de financement dans la promotion de l’égalité femmes-hommes dans la recherche.

 

Pour plus des informations, veuillez consulter ce lien de la DG Recherche et Innovation de la Commission européenne.


Plan d’action local pour “l’indépendance économique des femmes et l’amélioration de l’égalité des genres”

Comment les municipalités peuvent-elles améliorer l’autonomie des femmes en favorisant l’emploi et l’indépendance économique ? Cette question fait partie des préoccupations de la commune de Pantelej, en Serbie. En effet, Pantelej est devenue signataire de la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale en 2013 et a établi un plan d’action local en faveur de « l’indépendance économique des femmes et l’amélioration de l’égalité des genres » pour la période 2012-2017.

 

Préalablement à la mise en place de ce plan d’action, une enquête a été conduite afin de recueillir des informations concernant la situation économique des femmes dans la région et de dresser un état des lieux sur l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

L’enquête a fourni de précieuses informations sur la situation des femmes dans différents domaines et sur les inégalités existantes. Ces données ont permis à la municipalité d’identifier les actions qui pourraient être mises en place pour améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes dans la région.

 

La plupart des femmes interrogées ont déclaré que l’action la plus importante pour réduire les inégalités serait de stimuler l’emploi des femmes. Les femmes ont également montré leur intérêt pour le travail indépendant et ont sollicité un soutien plus important dans ce domaine.

 

Sur la base de cette enquête, la municipalité a identifié les trois priorités stratégiques suivantes:

 

  1. Augmentation de la participation des femmes dans le processus de décision et réalisation effective de l’égalité femmes-hommes.
  2. Augmentation des moyens en faveur de l’entreprenariat des femmes et de leur capacité économique afin d’améliorer l’indépendance économique et le travail indépendant
  3. Préservation et amélioration de la santé des femmes.

 

Pour parvenir à l’objectif concernant l’entrepreneuriat des femmes et l’emploi, la municipalité a mis en œuvre plusieurs actions. Elle a organisé différentes formations pour encourager l’entreprenariat des femmes, la création d’entreprises et informer sur les possibilités d’établir des coopératives de femmes dans divers domaines tels que :

–          L’artisanat

–          La mise en place des services à la personne dans le secteur social

–          L’encouragement à la création de coopératives et d’exploitations agricoles par les femmes dans les zones rurales

–          Des programmes de soutien en faveur du développement de l’entreprenariat des femmes dans le domaine du tourisme rural.

 

La commune a également mis en place des formations visant à accroître les compétences des femmes, notamment sur les nouvelles technologies et à destination des femmes issues de groupes victimes de discrimination multiple.

 

Enfin, la municipalité a mené une campagne de communication pour l’égalité visant à encourager les hommes à prendre part aux tâches domestiques et aux obligations familiales.

 

Site internet de la municipalité : www.pantelej.org.rs

 


5e Forum mondial des droits de l’Homme

Le Secrétariat permanent international Droits de l’Homme et gouvernements locaux (SPIDH Nantes – Pays de la Loire) organise le 5ème Forum des Droits de l’Homme à Nantes (France) dans la Cité des congrès de Nantes du 22 au 25 mai 2013. L’objectif du Forum est de rassembler les différents acteurs qui travaillent dans le domaine de la mise en œuvre des droits de l’homme en vue de promouvoir un échange d’expériences et d’idées.

 

L’un des trois thèmes principaux du Forum sera l’égalité entre les êtres humains en temps de crise ; dans le cadre de cette thématique, les droits des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes seront abordés.

 

Le SPIDH est une structure associative basée à Nantes ; elle a organisé son premier Forum Mondial des Droits de l’Homme en 2008. Plus largement, au-delà de l’organisation du Forum de Nantes, la mission du SPIDH consiste à fédérer et animer un réseau d’acteurs impliqués dans la défense et la mise en œuvre des droits de l’Homme, notamment au niveau local.

 

Ainsi, le SPIDH a coordonnée le travail de conception et de rédaction de la Charte-agenda mondiale des droits de l’Homme dans la Cité au sein de l’organisation mondiale des collectivités locales CGLU (Cités et gouvernements locaux unis), un document adopté par les instances représentatives de CGLU en décembre 2011.

 

Pour plus d’information, veuillez consulter le site web du Forum.


Un aperçu de la situation des femmes en France

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) français a dédié sa dernière édition mensuelle, Le Fil d’Iena, à la situation des femmes et aux droits des femmes. Parmi les articles vous trouverez un reportage sur le statut des femmes en 2013 dans différents domaines tels que l’éducation, le travail et la santé. Vous trouverez également un article sur la façon de parvenir à l’égalité dans le travail, comment collaborer pour garantir les droits des femmes, et un article présentant la rencontre entre les ministres des droits des femmes française et suédoise.

 

Le CESE a également réalisé une étude sur les femmes et la précarité. Des statistiques récentes de 2010 montrent que 4,7 millions de femmes en France vivent en dessous du seuil de pauvreté (équivalent à 964 euros), et 70 pour cent des “travailleurs pauvres” sont des femmes.

 

Le rapport met en évidence plusieurs facteurs tels que l’emploi à temps partiel, les bas salaires, les familles monoparentales etc. qui rendent les femmes plus vulnérables à la pauvreté. Des recommandations sont également présentees sur la façon d’éviter la pauvreté en identifiant les femmes dans les groupes à risque. Les actions comprennent la réduction de la surreprésentation des femmes dans les emplois précaires, la diminution des inégalités dans les soins de santé, le soutien aux mères célibataires etc.

Pour plus d’informations veuillez consulter le site du CESE ou téléchargez le rapport complet.


Formation sur la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité

L’Association suédoise des pouvoirs locaux et des régions (SALAR) organise au cours de 2013 quatre sessions de formation sur les moyens de mettre en œuvre la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

 

La formation étudiera comment la Charte européenne peut servir d’outil aux autorités locales et régionales dans leur travail sur l’égalité des genres.

 

Les sessions comprennent de la théorie, des exemples pratiques, et donnent des informations sur l’établissement de plans d’actions par les collectivités territoriales pour obtenir des résultats concrets. Elles permettront aussi aux participants d’échanger leurs expériences et d’avoir de nouvelles idées pour travailler sur la Charte dans le contexte local/régional, et d’ouvrir la discussion sur les orientations et le soutien proposés aux pouvoirs locaux et régionaux qui ont déjà mis en place des plans d’action.

 

Les participants ciblés sont les personnes en charge de l’égalité femmes-hommes dans les autorités locales/régionales. Les sessions de formation sont ouvertes tant aux collectivités déjà signataires de la Charte qu’à celles qui l’envisagent.

 

Dates et lieux :

Stockholm, 3-4 juin : Session ouverte aux comtés et régions

Stockholm, 25-26 septembre :   Session ouverte aux communes, comtés et régions

 

Pour davantage d’information, veuillez consulter le site de SALAR (informations en suédois)


L’égalité femmes/hommes dans l’emploi, essentielle pour atteindre les objectifs de l’UE en matière de croissance économique

L’engagement économique des femmes et l’agenda Europe 2020 : c’était le thème de la conférence qui s’est tenue les 29-30 avril dernier à Dublin, accueillie par la Présidence irlandaise du Conseil de l’UE et organisée par la Commission européenne.

 

La conférence a souligné le lien important entre le rôle des femmes dans l’emploi et la nécessité de faire progresser l’égalité des sexes comme un facteur essentiel contribuant à améliorer la croissance économique en Europe.

 

Cet événement a rassemblé des expert-e-s de l’égalité femmes/hommes et de l’emploi, des décideurs/décideuses politiques, des représentant-e-s des institutions européennes et des ONG.

 

Il a été conclu que pour atteindre les objectifs de la stratégie de croissance sur dix ans de l’Union européenne, les pays de l’UE doivent inciter davantage de femmes à entrer sur le marché du travail. Il s’agit de l’une des principales stratégies permettant de parvenir à la croissance plus intelligente, durable et inclusive que l’UE s’efforce d’atteindre.

 

Selon les chiffres donnés récemment par Eurostat, 46 millions de femmes entre 20 et 64 ans, pour 25 millions d’hommes, sont exclues du marché du travail. Des études récentes indiquent en outre que bien que les femmes aient souvent un niveau d’éducation supérieur, elles ne représentent qu’un tiers des salariés dans l’UE. En sus de ces chiffres, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes est de 16,2 %, ce qui correspond à 59 jours de travail non payés.

 

La conférence a commencé par la présentation d’un rapport publié récemment, par l’OCDE, « Inégalités hommes-femmes : il est temps d’agir », qui propose des informations complémentaires à ce sujet.

 

Secteur en croissance rapide générant la création de 120 000 nouveaux emplois chaque année en Europe, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont fait l’objet d’une attention particulière. Les femmes ne représentant que 30 % de la main d’œuvre des TIC en Europe, il est nécessaire de trouver de nouveaux moyens d’inciter les filles et les femmes à faire carrière dans les TIC.

 

D’autres problèmes soulevés lors de la conférence étaient les obstacles et les défis auxquels sont souvent confrontées les femmes et qui peuvent freiner leur carrière. Voici quelques exemples de mesures qui pourraient appuyer l’emploi des femmes et améliore l’égalité des genres :

 

  • Horaires de travail plus flexibles
  • Possibilité de congé parental pour les hommes et les femmes
  • Elimination des stéréotypes qui déterminent parfois les choix éducatifs
  • Structures de garde d’enfants de bonne qualité et abordables
  • Soutien à l’entreprenariat des femmes.

 

Pour davantage d’informations sur la conférence, veuillez consulter le site de la Présidence irlandaise.


Lancement de l’Indice européen d’égalité de genre

Lancement de l’Indice européen d’égalité de genre

 

L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) a élaboré un Indice d’égalité de genre, sur lequel il travaillait depuis 2010. Cet Indice sera lancé officiellement lors d’une conférence à Bruxelles le 13 juin.

 

L’Indice d’égalité de genre (texte en anglais) est un outil destiné à aider à mesurer les différents aspects de l’égalité femmes-hommes dans le cadre et les objectifs politiques de l’Union européenne. Il fournit des informations sur la situation des pays en matière d’égalité de genre, et sur les écarts entre les femmes et les hommes dans différents domaines thématiques. Cet Indice est un instrument unique, étant donné qu’il couvre l’aspect multidimensionnel de l’égalité de genre tout en restant accessible et facile à utiliser. L’Indice est constitué d’une combinaison d’indicateurs du genre dans les domaines suivants : emploi, santé, argent, savoir, temps et pouvoir. Il compte également deux domaines supplémentaires : les inégalités corrélées et la violence.

 

Pour plus d’informations sur la conférence et son programme, veuillez consulter le site de l’EIGE (textes en anglais).


“La santé des femmes entre les mains des femmes”

PREVENIR GRACE A L’AUTONOMISATION DES FEMMES

 

Depuis 2008, la ville de Bilbao met en œuvre un programme interculturel intitulé « FEMMES, SANTÉ ET VIOLENCE » axé sur la prévention communautaire visant l’émancipation des femmes immigrées par a) l’autogestion en matière de santé, b) une campagne de prévention relative à la santé sexuelle et à la procréation, et c) la prévention de la violence à l’encontre des femmes. Le programme est financé conjointement par le Département de l’Immigration du Ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale et le Fonds européen pour l’intégration de l’Union européenne.

Le programme soutient quatre processus de mise en œuvre :

 

  • La formation des agents responsables de l’autonomisation

Durant les sessions de formation, plusieurs sujets sont abordés : le rôle de la femme dans la société, les concepts de l’amour et de l’égalité des genres, l’estime de soi, la résolution des conflits, les droits de la femme, le planning familial et la violence à l’encontre des femmes. Après avoir suivi cette formation, ces agents sont amenés à partager leurs nouvelles connaissances avec les femmes de leur communauté par l’effet boule de neige.

 

  • L’information et la sensibilisation des acteurs concernés

Les ateliers sont organisés avec différentes parties prenantes telles que des associations, des fondations et des ONG pour les sensibiliser à ces thématiques, diffuser des documents d’information pouvant les aider dans leur travail, et leur apporter les connaissances nécessaires à l’utilisation efficace des réseaux de services publics.

 

  • L’intervention pilote sur les mutilations génitales féminines (MGF)

Pour prévenir et sensibiliser les femmes, des informations spéciales concernant les comportements et les habitudes de ces pratiques sont mises à leur disposition. Des ateliers ont également été organisés avec des mères issues de minorités où cette pratique est encore répandue, afin d’engager des discussions, de fournir des formations et de nous permettre d’apprendre de leurs expériences.

 

  • Elaboration d’un guide : Le « Guide : Femmes, Santé et Violence » vise à informer et à sensibiliser le public sur l’égalité des sexes, la santé des femmes et la violence à l’égard des femmes.

Depuis son lancement en 2008, le programme a été progressivement renforcé, atteignant, chaque année, un nombre de femmes toujours plus important. Les formations offertes aux femmes appartenant à des minorités ont créé un effet domino, puisqu’elles ont, à leur tour, organisé des ateliers avec les associations de leurs communautés respectives. Des campagnes sur la violence envers les femmes ont également été organisées et plus de 5.000 « Guides : Femmes, Santé et Violence » ont été distribués dans 8 langues différentes.

 

Le programme « Femmes, Santé et Violence » est également reconnu au niveau international et a été sélectionné pour ses exemples de bonnes pratiques dans les cas suivants :

  • EU-MIA (European Integration Migrant Academy) – TURIN 2014
  • Reconnu pour avoir amélioré la cohésion sociale en matière d’intégration des immigrants – Cities of Migration – 2012
  • Etudes de cas sélectionnées par le réseau européen OPENCities – 2011
  • Sélectionné comme une pratique réussie par le département de l’Immigration du ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale – 2010

Bonne pratique: exemple de la ville de Bilbao

 

Programme Femmes, Santé et Violence: “La santé des femmes entre les mains des femmes”

 

PREVENIR GRACE A L’AUTONOMISATION DES FEMMES

 

Depuis 2008, la ville de Bilbao met en œuvre un programme interculturel intitulé « FEMMES, SANTÉ ET VIOLENCE » axé sur la prévention communautaire visant l’émancipation des femmes immigrées par a) l’autogestion en matière de santé, b) une campagne de prévention relative à la santé sexuelle et à la procréation, et c) la prévention de la violence à l’encontre des femmes. Le programme est financé conjointement par le Département de l’Immigration du Ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale et le Fonds européen pour l’intégration de l’Union européenne.

Le programme soutient quatre processus de mise en œuvre :

 

–          La formation des agents responsables de l’autonomisation

Durant les sessions de formation, plusieurs sujets sont abordés : le rôle de la femme dans la société, les concepts de l’amour et de l’égalité des genres, l’estime de soi, la résolution des conflits, les droits de la femme, le planning familial et la violence à l’encontre des femmes. Après avoir suivi cette formation, ces agents sont amenés à partager leurs nouvelles connaissances avec les femmes de leur communauté par l’effet boule de neige.

 

–          L’information et la sensibilisation des acteurs concernés

Les ateliers sont organisés avec différentes parties prenantes telles que des associations, des fondations et des ONG pour les sensibiliser à ces thématiques, diffuser des documents d’information pouvant les aider dans leur travail, et leur apporter les connaissances nécessaires à l’utilisation efficace des réseaux de services publics.

 

–          L’intervention pilote sur les mutilations génitales féminines (MGF)

Pour prévenir et sensibiliser les femmes, des informations spéciales concernant les comportements et les habitudes de ces pratiques sont mises à leur disposition. Des ateliers ont également été organisés avec des mères issues de minorités où cette pratique est encore répandue, afin d’engager des discussions, de fournir des formations et de nous permettre d’apprendre de leurs expériences.

 

–          Elaboration d’un guide : Le « Guide : Femmes, Santé et Violence » vise à informer et à sensibiliser le public sur l’égalité des sexes, la santé des femmes et la violence à l’égard des femmes.

Depuis son lancement en 2008, le programme a été progressivement renforcé, atteignant, chaque année, un nombre de femmes toujours plus important. Les formations offertes aux femmes appartenant à des minorités ont créé un effet domino, puisqu’elles ont, à leur tour, organisé des ateliers avec les associations de leurs communautés respectives. Des campagnes sur la violence envers les femmes ont également été organisées et plus de 5.000 « Guides : Femmes, Santé et Violence » ont été distribués dans 8 langues différentes.

 

Le programme « Femmes, Santé et Violence » est également reconnu au niveau international et a été sélectionné pour ses exemples de bonnes pratiques dans les cas suivants :

–          EU-MIA (European Integration Migrant Academy) – TURIN 2014

–          Reconnu pour avoir amélioré la cohésion sociale en matière d’intégration des immigrants – Cities of Migration – 2012

–          Etudes de cas sélectionnées par le réseau européen OPENCities – 2011

Sélectionné comme une pratique réussie par le département de l’Immigration du ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale – 2010

 


L’intégration transversale de l’analyse du genre dans la planification des transports

L’Association Suédoise des Autorités Locales et Régionales (SALAR) a récemment lancé une publication contenant des lignes directrices sur la manière de travailler plus efficacement sur l’intégration transversal de l’analyse du genre dans la planification des transports.

 

Quel est le lien entre l’égalité femme-homme et la planification des transports ?

La planification urbaine consiste à évaluer et à estimer l’impact des mesures alternatives basées sur des aspects tels que l’environnement, l’économie, la santé public et autres. Les estimations décrivent l’impact des différentes solutions en rapport avec ces aspects.

Faisant partie intégrante de la vie quotidienne des citoyens, le système de transport doit être adapté en fonction des besoins des femmes et des hommes. Les possibilités d’accéder plus ou moins facilement à certains lieux déterminent en partie les opportunités des personnes et la conception de ce système de transport peut ainsi avoir un impact sur les choix des citoyens. En conséquence, il est important d’intégrer la perspective de l’analyse du genre dans le processus de planification et d’y inclure des objectifs pour l’égalité entre les femmes et les hommes qui sont liés aux objectifs de l’ensemble du projet.

 

Comment inclure la perspective de l’analyse du genre dans la planification des transports?

Même si de nombreuses autorités locales et régionales ont l’ambition d’utiliser l’intégration transversale de l’analyse du genre comme stratégie dans leur travail sur la planification urbaine, il existe très peu d’exemples de méthodes applicables dans la pratique permettant une évaluation systématique.

Une façon d’intégrer une perspective de genre dans la planification urbaine serait d’analyser l’origine des différences basées sur le genre dans la sphère publique et d’essayer de trouver des solutions afin d’éliminer ces inégalités.
Un autre exemple serait de trouver des solutions mieux adaptées aux différents groupes dans la société. Les urbanistes doivent prendre en compte les avantages et les inconvénients existants pour les différents groupes et entreprendre des actions spécifiques pour chacun d’entre eux. Par exemple, en prévoyant les obstacles et les atouts qu’ont certains transports publics ou infrastructures pour les femmes et les hommes.

La perspective de genre doit constituer un facteur aussi important que le développement économique ou l’aspect environnemental afin de rendre les transports urbains plus égalitaire.

Il convient de souligner qu’il n’existe pas de méthode unique pour l’évaluation de genre dans la planification des transports, mais celle-ci doit être adaptée en fonction de projets spécifiques. Toutefois, une bonne évaluation de l’égalité des genres est précise et efficace quand elle est fondée sur la connaissance et est ouverte à la participation et à la critique.

 

Les questions suivantes pourraient servir de base de discussion:

  • Existent-ils des statistiques appropriées pour les projets en question ?
  • Existent-ils des études sur les modèles de déplacement qui prennent en compte aussi bien les opinions des femmes que des hommes?
  • Où se situe le lieu de travail des femmes et des hommes dans la municipalité ? Les lieux de travail à prédominance féminine et à prédominance masculine sont-ils accessibles de façon équitable par transport public ?
  • Les femmes et les hommes utilisent-ils les transports en commun de manière égale pour accéder à leurs loisirs?
  • Des efforts ont-ils été faits pour prendre en compte l’opinion des femmes et des hommes lors des consultations publiques concernant le transport public?
  • Que pensent les femmes et les hommes / les filles et les garçons des moyens de transport pour aller à leur lieu de travail ou à leur l’école?
  • L’utilisation des transports en commun permet-elle aux parents de mieux répartir les responsabilités en matière de garde de l’enfant et des tâches domestiques ? – Où se situent les lieux de travail par rapport aux crèches et aux écoles?
  • Y a-t-il des lignes directrices établies sur la façon d’intégrer la perspective de genre dans la planification des transports et sur la manière dont cela pourrait être contrôlée et mesurée?
  • Existe-t-il une stratégie sur la façon de s’assurer que la perspective de genre est prise en compte par les partenaires du projet?
  • Des études sur le sentiment de sécurité des citoyens dans les sphères publiques ont-elles été menées?

 

Pour plus d’informations, veuillez consulter la publication « Kön i trafiken » (Informations en suédois).


EIGE lance l’indice européen de l’égalité des genres

L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) a officiellement lancé l’indice sur l’égalité des genres lors de la conférence qui s’est tenue au Conseil de l’Union européenne à Bruxelles, le 13 juin 2013.

 

Parmi les intervenants, Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, a souligné l’importance de cet indice qui, selon lui, contribue à améliorer la base des travaux des décideurs politiques.

 

L’indice est un outil unique qui offre une vue d’ensemble de  la situation et du niveau d’égalité atteint dans les différents Etats membres.

 

En couvrant six domaines centraux, tels que l’emploi, les ressources financières, la connaissance, le temps, le pouvoir et la santé, ainsi que deux domaines supplémentaires relatifs aux inégalités intersectorielles et à la violence, cet indice aborde l’égalité entre les femmes et hommes à travers une dimension multiple. 

 

Pour compléter l’utilisation de l’indice, l’EIGE a publié des fiches pays fournissant de plus amples informations en incluant les aspects légaux et politiques relatifs à la situation de l’égalité femme-homme dans les Etats membres.

 

Les chiffres et mesures utilisés datent de 2010 et proviennent d’Eurostat.

 

Pour en savoir plus sur cet indice, cliquez ici link.


Guide sur l’égalité femmes-hommes dans la vie professionnelle

Les étudiants de l’Institut national des études territoriales (INET) en France ont élaboré un guide pour les autorités locales et régionales constitué d’exemples concrets visant à  améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes sur le lieu de travail.

 

Le guide se concentre sur les collectivités locales et régionales en tant qu’employeurs. Il mentionne à la fois des exemples de sensibilisation publique et des mesures concrètes sur la manière de procéder lors du recrutement, de l’organisation de formations ou de la protection des employés contre le harcèlement. D’autres exemples illustrent la manière dont il est possible de mieux concilier le temps de travail et  la vie privée, ou encore  la façon de réduire les écarts de revenu entre les femmes et les hommes.

 

Exemples des mesures pour rendre le processus de recrutement plus égalitaire :

  • Avoir un jury de recrutement mixte
  • Travailler sur la féminisation/masculinisation des titres professionnels
  • Adapter les vestiaires et les toilettes à des différents lieux de travail afin de les rendre accessibles pour les femmes et les hommes

 

Exemples d’une mesure pour assurer un accès égal à l’éducation :

  • Mieux organiser les formations afin de les rentre compatibles avec les obligations familiales ou personnelles (vérifier la durée, les heures et la distance entre les lieux de formation, les lieux de travail et les quartiers résidentiels)

 

Le guide présente plusieurs  cas provenant de collectivités locales et régionales en France pouvant  être utilisés comme sources d’inspiration et exemples de bonnes pratiques pour d’autres collectivités, tels que:

 

La région de Bretagne

Le dispositif Perzhded (qui signifie « qualification» en breton) est un programme de formation lancé par le Conseil régional de Bretagne destiné à des officiers de l’école, (un environnement particulièrement dominé par les femmes).  Ces derniers ont la possibilité de partir pendant dix mois afin de  réaliser une formation qui leur permettra d’acquérir des qualifications pour une autre profession. Le Conseil régional a ainsi reçu environ 5000 demandes dont environ 300 ont été sélectionnées pour participer au programme. Le projet a permis aux femmes d’acquérir des compétences dans de nouveaux domaines, considérés comme d typiquement masculins, tels que la plomberie et l’électricité.

 

 

La région de Picardie

Le conseil régional de Picardie a réalisé une « cartographie du genre » de différentes professions pour développer un référentiel mettant en évidence quelles sont les compétences nécessaires pour différentes positions. Ce référentiel vise à souligner les ressemblances entres professions diverses et, ainsi, à promouvoir la transférabilité des compétences entre des secteurs d’activité traditionnellement dominés par les femmes ou les hommes.

 

La Ville de Rennes

La Ville de Rennes a construit des vestiaires mixtes et vêtements de travail adaptés et des outils visant à faciliter pour les femmes et les hommes l’accès à différentes professions.

 

Pour accéder au guide, veuillez cliquer sur le lien: INET: l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes: les clés pour agir

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter le site Web de l’INET: www.inet.cnfpt.fr

 

 


Intégrer l’approche de genre dans les politiques locales

Le gouvernement norvégien a lancé en 2012 un programme d’une durée de trois ans afin de promouvoir l’égalité des genres dans les municipalités. Le programme a pour objectif l’amélioration de la qualité des services et l’efficacité du travail municipal en sensibilisant la population à l’égard de l’égalité des sexes.

 

Pour encourager les municipalités à réfléchir sur leur situation actuelle, elles ont été invitées à répondre aux questions suivantes :

  • Les services sont-ils proposés de manière équitable aussi bien aux femmes qu’aux hommes ?
  • Disposez-vous de statistiques ventilées par sexe de vos citoyens ?
  • Existe-il des modèles sous-jacents basés sur le genre dans la planification, la fourniture des services et l’élaboration des politiques ?

 

Les vingt municipalités participantes reçoivent des conseils et un soutien financier pour mettre en œuvre les activités et les projets pilotes permettant d’améliorer l’égalité des sexes au niveau local. Ces activités se composent de formations, d’études et de réunions d’échange.

 

La condition préalable pour les projets pilotes est la suivante : promouvoir l’égalité des sexes en matière de services et/ou de planification. La plupart des municipalités ont choisi de se concentrer sur l’égalité des sexes en leur qualité d’employeurs dans le domaine de la santé et des soins pour enfants. Toutefois, les thèmes des projets pilotes varient. Afin de coordonner le travail, la plupart des municipalités ont établi des groupes de travail composés de représentants – dont la majorité est composée d’élus – des secteurs dans lesquels les projets pilotes sont mis en œuvre. De plus, la plus grande partie des activités sont inscrites dans un plan de travail.

 

L’une des finalités principales de ce programme est d’encourager les municipalités à inclure davantage l’égalité des sexes dans leur travail en tant que fournisseurs de services et autorités exécutive. Le programme souligne l’importance d’intégrer la perspective de genre dans tous les domaines, à tous les niveaux et par tous les employés dans les municipalités, tant dans le processus de prise de décision en rapport avec la distribution des ressources, que dans les opérations journalières dans les services municipaux.

 

En plus de la perspective de genre, la plupart des municipalités participant au programme ont suivi un cours centré sur l’égalité et la diversité, leur permettant d’élargir leur perception sur le sujet.

 

Dans le cadre du programme, une page web a été lancée : www.likestilt.no. Ce site internet rassemble des exemples de bonnes pratiques de municipalités dans le domaine de l’égalité des sexes en tant qu’employeurs, fournisseurs de services et entrepreneurs urbain. Les exemples sont également classés par domaine thématique tel que l’âge, les soins pour enfants, l’ethnicité, la santé publique, la culture, l’éducation, les services sociaux etc.

 

Pour plus d’informations : www.likestillingssenteret.no (Information en norvégien).


Séminaire sur les organes pour la promotion de l’égalité et l’égalité des sexes dans le marché du travail

Equinet, le Réseau européen des organes pour la promotion de l’égalité, organise un séminaire de haut niveau sur le rôle des organismes responsables de l’égalité et l’égalité des sexes dans le marché du travail, le 27 juillet prochain à Bruxelles.

 

L’objectif du séminaire est de permettre aux représentant-e-s des organes chargés des questions d’égalité au niveau national d’échanger leurs expériences avec les acteurs européens, notamment sur la mise en œuvre de la législation et les politiques européennes dans le domaine de l’égalité des chances.

 

Le séminaire doit aussi servir de plateforme de débat sur les priorités, les bonnes pratiques et le futur déroulement du travail sur l’égalité des sexes aux niveaux européen et national.

 

Pour de plus amples informations sur le séminaire et les activités d’Equinet, veuillez consulter le site.


Conférence sur l’égalité des sexes et les médias

Le Conseil de l’Europe organise une conférence sur les médias et l’image des femmes, conjointement avec le Ministère néerlandais de l’éducation, de la culture et de la science, les 4 et 5 juillet à Amsterdam.

 

La conférence est destinée à :

  • Discuter du rôle des médias dans la promotion de l’égalité des chances
  • Débattre des difficultés de réconcilier la liberté d’expression et le principe de l’égalité de genre
  • Lancer un échange de bonnes pratiques et de stratégies de lutte contre les stéréotypes de genre
  • Discuter sur les défis posés par les nouveaux médias et les possibilités de leur utilisation comme moteur de changement positif.

 

Pour davantage d’informations, veuillez consulter le site de la conférence.


La Bretagne fait de l’égalité femmes-hommes sa priorité

La région Bretagne s’engage à promouvoir l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. La Bretagne a ainsi fait de l’égalité des sexes sa priorité en l’intégrant comme politique transversale dans les différents domaines relevant de la compétence des régions.

 

Pour sensibiliser le public à cette question, la région a publié en 2011 un dossier présentant la situation des femmes dans différents domaines et fournissant des exemples d’initiatives mises en œuvre par la région pour améliorer l’égalité femmes-hommes. Les chiffres montrent que les inégalités persistent dans de nombreux domaines, en particulier au regard de la répartition des tâches domestiques, du marché de l’emploi et du manque de femmes aux postes décisionnels.

 

La région Bretagne a également initié la Biennale sur l’égalité entre les femmes et les hommes, un événement important rassemblant les différentes parties prenantes du travail sur les questions d’égalité dans divers domaines. L’objectif de la Biennale est de fournir une plateforme de discussion ainsi que l’occasion de partager ses expériences. La 3ème Biennale de l’égalité a été organisée en Décembre 2011 et a rassemblé plus de 200 participants issus d’associations, d’entreprises, de collectivités locales et d’universités. La 4ème Biennale sur l’égalité entre les femmes et les hommes sera organisée en 2014 à Lorient.

 

Exemple d’initiatives:

 

  • « Bonus-égalité » pour favoriser la mixité professionnelle

 La région a mis en place une prime de 300 euros accordée aux employeurs qui recrutent des femmes comme apprenties dans des secteurs traditionnellement masculins et inversement. Chaque année, la région distribue 800 primes de ce genre.

 

  • Des statistiques ventilées par sexe pour améliorer les politiques publiques

La région recueille des statistiques ventilées par sexe pour évaluer les politiques publiques, et analyser la répartition des femmes et des hommes dans les politiques, ainsi qu’en vue d’identifier les inégalités persistantes dans différents domaines.

 

  • Soutien à la jeunesse

La région encourage les activités visant à promouvoir l’égalité femmes-hommes dans les écoles. Grâce au programme «Karta», la région offre un soutien à des projets dans les lycées mettant l’accent sur la sensibilisation aux questions d’égalité entre les sexes. En 2010-2011, 75 projets de ce type ont été mis en œuvre dans les lycées de la région.

 

  • Promouvoir l’innovation sociale

La région offre un soutien aux initiatives innovantes dans les entreprises, les associations, les organismes de formation et les autorités locales qui promeuvent l’égalité au sein des organisations ou dans leurs activités extérieures. Dans ce domaine, la mise en réseau est favorisée par l’échange d’expériences. Chaque année, la région prend en charge environ 20 activités de ce genre, représentant un budget d’environ 200 000 €.

 

  • Conseil pour l’Egalité: travailler ensemble pour créer des synergies

Pour réunir les différents acteurs travaillant sur l’égalité des sexes dans la région, la Bretagne a créé le Conseil pour l’égalité entre les femmes et les hommes en mars 2005. Ce Conseil regroupe les institutions (l’État, la région et les départements), les associations travaillant avec et pour les femmes, les entreprises (employeurs et syndicats) et les universités. Le Conseil travaille sur la mise en œuvre d’actions concrètes dans sept ateliers thématiques, tels que l’accès à l’emploi et à la formation, la violence contre les femmes, la diffusion de la culture de l’égalité, etc.

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter la page internet consacrée à l’égalité femmes-hommes en Bretagne : http://www.bretagne.fr/internet/jcms/TF071112_5059/egalite

 

 

 

 

 


Réunion: « L’égalité dans ma commune »

Le Conseil National des Femmes du Luxembourg organise, en coopération avec le Syndicat des Villes et Communes Luxembourgeoises (SYVICOL) une réunion à l’attention des instances municipales actives dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes au niveau local.

 

La réunion se tiendra le 11 juillet, à la mairie de Dudelange.

 

A cette occasion, le Conseil National des Femmes du Luxembourg et l’Observatoire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale présenteront leurs activités.

 

La commune de Dudelange présentera également son premier projet de plan d’action pour l’égalité.

 

La réunion permettra de rassembler les représentant-e-s des pouvoirs locaux luxembourgeois intéressés par le thème de l’égalité des sexes.


Le Bureau de temps à Rennes

Le temps est une contrainte importante dans notre vie quotidienne, des habitudes nouvelles nécessitent des idées novatrices pour mieux adapter la société. De plus, le temps peut servir d’instrument de mesure des inégalités et constitue un moyen efficace pour lutter contre ces déséquilibres. En tant que fournisseurs de services, les pouvoirs locaux jouent un rôle important pour contribuer à développer les services publics en tenant compte de ces nouvelles préoccupations. Sur cette base, la ville de Rennes a créé en 2002 un « Bureau des temps » qui a pour mission de mieux concilier la vie professionnelle et la vie privée, de renforcer la qualité des services publics et d’améliorer la vie des citoyens d’une perspective d’égalité.

 

L’objectif principal du Bureau des temps est de penser la construction du territoire et soutenir les initiatives locales en accord avec les contraintes temporelles des citoyens. En adaptant les horaires et développement des services innovants pour mieux répondre aux besoins des usagers (guichets uniques de services, services aux salariés dans les zones d’activité, garde d’enfants à horaires atypiques…), le Bureau des temps contribue à améliorer la qualité des services publics.

 

Le Bureau des temps poursuit les trois objectifs suivants pour l’action publique locale :

 

  • Agir pour plus d’égalité sociale

Le temps fait ressortir et creuse des inégalités profondes : entre ceux qui peuvent s’offrir des services et ceux qui sont soumis à des horaires imposés, entre les habitants des centres-villes et des périphéries. Le temps révèle aussi l’accès inégal aux services des femmes et des hommes.

 

  • Améliorer la mobilité

Nos déplacements impactent l’environnement mais aussi la répartition du temps au quotidien. Pour réduire les encombrements sur les routes et dans les transports publics, l’approche temporelle propose notamment de décaler les horaires scolaires, universitaires et professionnels ou d’agir sur les horaires de livraison sur une zone donnée.

 

  • Répondre aux contraintes d’un monde aux ressources finies

L’approche temporelle peut apporter quelques éléments de réponses : mutualisation des équipements (bâtiments, parkings etc.), prise en compte de la réversibilité possible des aménagements et des bâtis pour les adapter en fonction de l’évolution des modes de vie.

 

Pour sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux liés au temps, le Bureau des temps organise régulièrement des conférences ouvertes à tous à la bibliothèque « les Champs Libres ».

 

Quelques chiffres :

  • 26 % des salariés travaillent le dimanche
  • Les hommes accomplissent en moyenne 1 heure ½ de tâches domestiques par jour, contre 3 heures pour les femmes
  • La moitié du temps libre est passée devant un écran, télévision ou ordinateur
  • Actuellement 10 % du temps de vie est consacré au travail, contre 40 % en 1900
  • En dix ans, le temps gagné sur le temps de travail et les tâches domestiques s’est plus reporté sur les déplacements que sur le temps libre.

 

Contact au Bureau des temps de la ville de Rennes : temps@agglo-rennesmetropole.fr

 

Si vous souhaitez plus d’informations :


1333 signataires dans l’Atlas! Avez-vous actualisé vos informations?

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons récemment mis à jour l’Atlas des signataires de la Charte européenne. Le nombre actuel de signataires dans l’Atlas s’élève à 1333.

 

Si vous n’avez pas encore mis à jour les informations concernant votre autorité locale ou régionale dans l’Atlas, veuillez contacter le secrétariat de l’Observatoire à l’adresse suivante : contact@preprod.charter-equality.eu ou Johanna Törnström, Chargée de mission Égalité via johanna.tornstrom@ccre-cemr.org pour obtenir des informations sur le nom de l’utilisateur et le mot de passe dont vous avez besoin pour vous connecter à la page du site. 

 

Nous sommes également heureux de vous informer que les autorités locales et régionales suivantes ont signé la Charte lors des trois derniers mois :

 

Avril:

Mülheim a.d. Ruhr (Allemagne)

Bursa Metropolitan (Turquie)

Trabzon (Turquie)

Kars (Turquie)

Denizli (Turquie)

 

Mai :

Bollnäs (Suède)

Bordeaux (France)

Brives (France)

Carrières-sous-Poissy (France)


Congrès des Femmes « Sur les femmes, pas seulement pour les femmes »

Le Congrès des Femmes est un réseau à but non lucratif tchèque qui réunit des représentant-e-s d’organisations, d’institutions, d’ONG, ainsi que des secteurs culturel, public et privé.

 

Ce réseau a pour objectif de créer une plateforme permettant aux femmes de différents univers d’échanger leurs expériences, leurs connaissances et leur savoir-faire à travers des groupes sociaux. Le but est aussi d’offrir une base de discussion sur la situation des femmes en République Tchèque et d’encourager les femmes à formuler leurs propres idées sur le développement de la société.

 

Le congrès de cette année a lieu à Prague le 15 juillet, sur le thème des « femmes dans le marché du travail », question qui concerne toutes les femmes indépendamment de leur âge, leur milieu professionnel, social ou ethnique.

 

Pour en savoir plus sur la conférence, veuillez consulter le site.


Webinar – Réunion du réseau des coordonnateurs nationaux qui travaillent avec l’Observatoire

L’Observatoire organise un « webinar », une réunion en ligne avec le réseau des coordonnateurs nationaux qui travaillent avec la Charte européenne pour l’égalité. Le webinaire aura lieu le 5 Septembre et débutera à 10h00. Il sera animé par le bureau du CCRE à Bruxelles (par Johanna Törnström). Un maximum de 15 personnes peut y assister. Si vous désirez y participer, veuillez informer le secrétariat le plus rapidement possible.

Avant la réunion, les coordinateurs nationaux ont été invités à compléter les tâches énumérées dans le document « Roadmap » (feuille de route). Ce document servira de matériel pour les futurs travaux de l’Observatoire. La date limite pour compléter les tâches énumérées dans la feuille de route est fixée au 17 Août.

Projet de l’ordre du jour pour le webinaire:

1. Présenter le site internet et le travail actuel de l’Observatoire
2. Présenter les résultats de la fiche d’évaluation aux coordinateurs nationaux
3. Présenter et discuter d’idées pour développer le travail de l’Observatoire et le site internet
            3.1. Comment faciliter et encourager le travail des associations nationales
            3.2. Comment améliorer le soutien apporté pour établir des plans d’action *
4. Le rôle des ambassadeurs de la Charte*
5. Questions complémentaires

Pour toute question concernant la réunion, veuillez contacter Johanna Törnström, Chargée de mission Égalité – johanna.tornstrom@ccre-cemr.org


Label d’égalité pour les municipalités luxembourgeois de Dudelange et de Junglinster

Les municipalités de Junglinster et de Dudelange ont reçu le label « Egalité dans ma commune » par le Conseil National des Femmes du Luxembourg (CNFL) lors d’une réunion organisée le 11 Juillet à l’Hôtel de Ville de Dudelange. Les municipalités ont reçu ce prix pour leur engagement dans l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale et leur travail sur l’élaboration de plans d’action locaux pour l’égalité. À l’occasion de la réunion, les plans d’action de Junglinster et Dudelange ont été présentés.

 

Le label « Egalité dans ma commune » a été initié par le Conseil National des Femmes du Luxembourg et inspiré par la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Le Ministère de l’égalité des chances à Luxembourg recommande la Charte comme un outil pour la mise en œuvre des politiques d’égalité des femmes et des hommes dans les municipalités. Le Conseil National des Femmes du Luxembourg, l’Association des villes et communes luxembourgeoises et SYVICOL soutiennent les municipalités qui s’engagent en faveur de l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale et ont publié un guide pratique et une boîte à outils expliquant comment mettre en œuvre la Charte et élaborer un plan d’action.

 

Parmi les 18 municipalités qui ont signé la Charte au Luxembourg, 6 ont rédigé un plan d’action.

 

Veuillez cliquer sur le lien suivant pour accéder au plan d’action de la municipalité de Junglinster.


“A la manière de Graz” – Mise en œuvre de l’intégration transversale du genre au niveau local

La ville de Graz travaille depuis longtemps dans le domaine des politiques liées aux femmes et de l’égalité des genres. En 1986, Graz a été la première ville en Autriche à mettre en place une représentation indépendante des femmes. En 2001, les autorités municipales d’alors ont décidé de mettre en œuvre une stratégie d’intégration transversale du genre, ou « gender mainstreaming », pour l’ensemble de la municipalité.

 

Etant donné la diversité des compétences, services et processus des administrations locales, la mise en œuvre du gender mainstreaming exige un développement et une amélioration continuels. Afin d’assurer une application correcte et d’ancrer la stratégie au niveau décisionnel le plus élevé, la ville de Graz a décidé d’utiliser le principe de la gestion descendante.

 

Première étape : Une enquête sur les genres

La municipalité a mené une évaluation de la situation actuelle de l’égalité femmes-hommes, réalisée par des experts externes. Les résultats ont permis de fournir la base du travail futur et ont contribué à attirer l’attention sur les questions touchant à l’égalité des genres. Sur la base de cette étude, des ateliers à l’attention des responsables se sont déroulés par groupes de travail thématiques, afin de définir un plan commun pour le travail futur et d’élaborer des stratégies générales tant pour les affaires extérieures que pour le travail interne de l’administration municipale.

La création des groupes de travail thématiques a permis de définir des actions concrètes à mettre en œuvre. Cette méthode a été très efficace et a constitué la base de futurs projets sur l’égalité pour la municipalité.

 

Deuxième étape : Les bureaux pilotes

Deux bureaux pilotes, le « département des sports » et le « département jeunesse et famille », ont été sélectionnés par la municipalité de Graz pour participer au projet d’égalité. Ces deux bureaux proposent un large éventail de service tout en privilégiant l’intérêt des citoyens. Tous les services de ces deux départements ont fait l’objet d’une analyse sur le genre conduite par un expert extérieur. Sur la base des résultats de cette étude, des lignes directrices pour les actions ont été établies.

Pour améliorer la qualité des services et mieux respecter l’égalité des genres, il a été décidé que tous les services et processus internes entreprendraient une analyse sur le genre.

 

Troisième étape : Mise en œuvre et application

La ville de Graz utilise une technique de gestion appelée « tableau de bord équilibré » pour mettre en œuvre les politiques. Cette méthode consiste à définir des objectifs annuels stratégiques et opérationnels au niveau financier pour les produits, services et ressources humaines. Ces objectifs constituent la base des contrats établis entre les départements et le niveau politique, et sont évalués chaque trimestre pour s’assurer qu’ils sont réalistes et qu’ils sont atteints. La ville de Graz a décidé que les objectifs relatifs à l’égalité des genres doivent faire partie des objectifs généraux et que les indicateurs clés dans les statistiques doivent être distingués entre les femmes et les hommes, pour faciliter l’analyse et le contrôle du gender mainstreaming. De plus, tous les membres du personnel cadre doivent assister à une formation sur l’égalité des genres afin que l’organisation entière puisse comprendre effectivement la signification du principe de gender mainstreaming.

 

Travail en réseau et transfert des connaissances

 

La ville de Graz a participé à plusieurs projets d’échanges d’expériences et s’est vue décerner plusieurs prix pour son action sur l’égalité des genres :

 

2008 : La ville de Graz est lauréate du Prix autrichien du secteur public pour ses projets sur l’égalité des genres

 

2009 : La ville reçoit un certificat des meilleures pratiques de la part de l’EPSA (Prix européen du secteur public). Pour consulter le dossier de candidature et autres documents (en anglais), veuillez visiter ce site.

 

2011 : La ville de Graz participe à l’une des 19 études de cas réalisées dans le cadre d’une étude conduite par le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DAES) et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes). L’étude a été réalisée par l’Université Columbia de New York. Pour davantage d’information sur cette étude, veuillez consulter ce site.


L’intégration transversale des politiques du genre pour l’amélioration de la qualité des services municipaux

La municipalité de Jönköping met actuellement en œuvre une stratégie d’intégration transversale des politiques du genre pour améliorer la qualité des services municipaux et pour garantir l’égalité de traitement des citoyens indépendamment de leur sexe.

 

Les exemples suivants illustrent comment l’intégration transversale des politiques du genre a été appliquée dans les différents domaines de compétences municipales :

 

  • Le matériel pédagogique utilisé dans le cadre de la formation à la sécurité incendie pour les enfants et les étudiants

Un groupe de travail a revu le matériel utilisé dans le cadre de la formation à la sécurité incendie pour les enfants et les étudiants. Ils ont remarqué que la dernière édition ne comportait aucune illustration de filles ou de femmes. Afin de sensibiliser les jeunes filles au métier de pompier et de les inciter à s’intéresser à la profession dès le plus jeune âge, la municipalité travaille actuellement sur l’élaboration d’un nouveau matériel pédagogique plus représentatif pour les enfants. Dans une perspective à long terme, la municipalité espère que plus de jeunes filles postuleront au métier de pompier.

 

  • Mise en œuvre de l’intégration transversale des politiques du genre dans les activités de loisir

En accord avec l’article 20 de la Charte européenne pour l’égalité – qui stipule que le signataire devrait garantir aux femmes et aux hommes, aux filles et aux garçons un accès égal aux activités culturelles, récréatives et sportives – la municipalité de Jönköping a décidé d’utiliser les statistiques ventilées par sexe, rassemblant des informations sur les utilisateurs des différents services municipaux pour identifier les domaines à améliorer.

La municipalité de Jönköping a analysé les points suivants:

  • La répartition des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration d’associations recevant des indemnités de fonctions
  • Le nombre de femmes et d’hommes, de filles ou de garçons utilisant les différentes installations sportives
  • Le pourcentage total du budget dédié aux activités principalement pour les femmes contre celles pour les hommes
  • Les activités de loisirs organisées par la municipalité afin d’encourager les femmes à s’investir dans des activités initialement menées par des hommes et vice et versa.

 

Sur la base des résultats, la municipalité veut s’assurer qu’au moins 45 pourcents des ressources soient alloués au sexe sous-représenté dans le prochain budget. La municipalité veut également mener ce genre d’observations plus souvent pour améliorer la qualité de leurs services.

 

  • Statistiques ventilées par sexe des factures et créances municipales envoyées à ses citoyens

La municipalité de Jönköping a aussi divisé les statistiques des factures et créances envoyées à ses citoyens sur la base du sexe. Les chiffres ont montré que les hommes recevaient plus de rappels que les femmes. Toutefois, les femmes reçoivent majoritairement une aide municipale pour élaborer un plan de paiement.

De plus, les chiffres ont montré que les factures relatives aux soins de l’enfant étaient généralement envoyées aux femmes d’un ménage, tandis que celles pour l’assainissement et la collecte des déchets étaient majoritairement envoyées aux hommes.

En conséquence, la municipalité de Jönköping a décidé de laisser le choix aux familles de déterminer qui recevrait les différentes factures.

L’objectif de cette analyse était de mieux cerner l’usage des différents services afin d’identifier et de réajuster les inégalités de traitement sur la base du sexe des citoyens. Dans le cadre du projet, les employés municipaux travaillant dans ce département ont suivi une formation.

 

  • Traitement égal pour les filles et les garçons à l’école

 

La municipalité a voulu savoir si les filles et les garçons recevaient un traitement différent à l’école primaire. Les entrevues ont montré qu’ils ne ressentaient pas de différence de traitement durant les cours. Toutefois, en cas de chahut, les garçons étaient réprimandés, tandis que les filles avaient l’opportunité d’en discuter avec les instituteurs. Cette inégalité de traitement est perçue de façon injuste par les garçons.

 

Les résultats des entrevues ont été partagés avec les instituteurs afin de les sensibiliser sur l’impact du traitement reçu et des attentes fondées sur le sexe de l’enfant. 

 

  • Etude sur les salaires dans une perspective de genre

 

La municipalité a aussi réalisé une étude des salaires des employés travaillant au secteur éducatif afin d’identifier de possibles différences salariales basées sur le genre. En comparant les salaires des femmes et des hommes dans certaines catégories professionnelles, des écarts de revenus entre les femmes et les hommes pouvaient être identifiés dans certains groupes. La deuxième étape de cette étude était d’analyser les raisons de cet écart de salaire.

 

Élaborer une liste des salaires des femmes et des hommes permet d’identifier les discriminations potentielles de salaires fondées sur le sexe au niveau individuel ou au niveau structurel. 


Lutter contre les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes

Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes – c’est-à-dire la différence moyenne entre le revenu horaire brut des femmes et des hommes – demeure une préoccupation importante dans l’Union européenne. Bien que les écarts de salaires aient diminué lors des dernières décennies, les femmes gagnent encore en moyenne 16% de moins par heure que les hommes. Ceci est mentionné dans la brochure “Tackling the gender pay gap in the European Union” lancé par la DG Justice de la Commission européenne.

 

Les différences de rémunération existent toujours à l’heure actuelle, bien que les jeunes femmes soient généralement mieux instruites que les hommes de leur âge (en 2012, 83% des jeunes femmes atteignaient au moins le cycle supérieur de l’enseignement secondaire, contre 77,5% chez les jeunes hommes). De plus, les femmes représentent 60% des diplômés universitaires de l’UE.

 

Les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont aussi un impact sur les retraites. Les chiffres ont montré que les femmes reçoivent des retraites qui sont, en moyenne, 39% inférieures à celles des hommes. De plus, les femmes âgées de plus de 65 ans auront, en général, plus de risques à vivre dans la pauvreté que les hommes. Le rapport The Gender Gap in Pensions in the EU souligne ces faits et amène des explications possibles sur les écarts. Le rapport comprend également des études de pays.

 

Afin de savoir comment l’Union européenne aborde le sujet des écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes, consultez le site internet de la DG Justice de l’UE

 

  • Comment les autorités locales et régionales abordent-elles le sujet?

Dans le guide INET : Égalité professionnelle hommes – femmes : des clés pour agir, réalisé par les étudiants de l’Institut national des études territoriales (INET) en France, plusieurs exemples sont présentés sur la façon dont les autorités locales et régionales peuvent agir, en tant qu’employeurs, afin de promouvoir l’égalité des genres. En ce qui concerne les écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes, le guide propose les solutions suivantes :

 

Réduire l’impact des congés parentaux sur la carrière des parents

  • En garantissant que les employés ne seront pas pénalisés lors de leur entretien d’évaluation lorsqu’ils informeront leur supérieur de leur congé parental
  • En offrant à l’employé la possibilité de suivre le développement des projets en cours sur une base volontaire durant leur absence, en organisant par exemple des réunions régulières avec leur supérieur après la naissance de l’enfant
  • En proposant un programme de formation afin de résumer ce qui a été réalisé durant l’absence de l’employé et proposer un suivi afin de faciliter leur retour au travail 

 

Réduire les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans des différents secteurs

  • En proposant moins d’emplois  à temps partiel dans les secteurs dominés par les femmes tels que les services d’animations et du social.

La communauté urbaine de Brest Métropole Océane a réduit le nombre d’emplois à temps non complet en créant des réseaux de remplaçants composés d’employés ayant des professions similaires. Ce système aide les individus à remplacer des collègues et à augmenter leur revenu en cumulant plusieurs postes de même type.

  • Dans le cadre de l’action « À niveau de fonctions égal, salaire égal », la ville de Rennes a entre autre réduit les différences de rémunérations entre la filière technique (généralement dominées par les hommes) et les filières administratives, culturelles, médico-sociales et sociales, généralement dominées par les femmes.   

 


Gender 4 Kids – une formation en pédagogie du genre

L’égalité des genres n’est pas qu’une question de lois et de droits, mais également de représentation des rôles féminins et masculins traditionnels imposés par la société aux individus. Dès leur plus jeune âge, les enfants sont exposés aux rôles stéréotypés des femmes et des hommes à travers les couleurs, les livres, les jouets, les activités, mais aussi par les différentes attentes établies par le personnel éducatif et par les parents. Ceci entraînera, à long terme, des conséquences sur leur développement personnel.

 

La formation Gender4Kids, proposée au Luxembourg, cherche à porter l’attention sur ce phénomène et à sensibiliser les citoyens à la pédagogie du genre adaptée à la petite enfance. Les cours sont proposés au personnel éducatif travaillant dans des centres pour enfants et dans des écoles. La formation permet, non seulement aux participants de réfléchir sur la perception de l’égalité des chances dans la société d’aujourd’hui (pour plus d’informations, consultez le concept de la formation), mais également d’inclure des modules thématiques qui permettent aux participants d’approfondir leur savoir dans des domaines spécifiques, tels que l’image de rôles, l’estime de soi, la diversité et les jeux. Finalement, pour mettre en pratique la partie théorique, les participants sont amenés à organiser une activité, un atelier ou un projet éducatif de leur choix adapté aux enfants.

 

La première formation Gender4Kids a eu lieu en 2011. Depuis lors, 12 cours ont été organisés dans cinq villes et plus de 120 participants y ont pris part.

 

Pour de plus amples informations, consultez le site internet Gender4Kids.


Deux semaines dédiées à l’égalité des genres

Pour la troisième fois, la région Rhône-Alpes se mobilise pour promouvoir l’égalité des genres en organisant deux semaines d’activités et d’événements dédiées à la question de l’égalité entre femmes et hommes – du 7 au 19 octobre 2013.

 

Rhône-Alpes a pris l’initiative d’organiser ce genre d’événements durant deux semaines chaque année à travers la région afin de valoriser et de mettre en avant le travail réalisé dans le domaine de l’égalité des genres. Les associations, les communautés et les partenaires sociaux sont invités à discuter et à échanger leurs expériences sur le sujet.

 

Environs 140 activités et événements sont prévus au programme (expositions, débats, théâtres…) qui invitent le public à discuter et à échanger leur point de vue. Le thème principal du débat est le suivant : « L’intelligence a-t-elle un sexe ? »

Pour plus d’information, cliquez ici.


1381 signataires de la Charte européenne pour l’égalité

La Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale rencontre un succès grandissant. Nous avons le plaisir de vous annoncer que les autorités locales et régionales suivantes ont récemment signé la Charte. Les signataires apparaîtront bientôt dans l’Atlas du site internet.

 

Belgique

Ath – 22/04/2013

Hannut – 25/04/2013

 

Finlande

Korsnäs – 24/06/2013

 

France

Argenteuil – 09/03/2013

Fleury-Mérogis – 01/03/2013

Pantin – 24/05/2013

Angers – 12/06/2013

Compreignac – 25/06/2013

Cher (département) – 10/06/2013

Arpajon – 13/09/2013

Epinay-sous-Sénart – 13/09/2013

Ornoy-le-Rivière – 13/09/2013

Sainte-Geneviève-des-Bois– 13/09/2013

Communauté d’agglomération Sénart Val de Seine – 13/09/2013

Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques – 21/09/2013

 

Serbie

Arandelovac – 26/07/2013

 

Suède

Boden – 29/08/2013

Gnesta – 30/09/2013

 

Turquie

Izmir – 17/06/2013

Nevsehir – 23/08/2013


Encourager la participation socio-politique des femmes à travers les réseaux

Les municipalités basques, les conseils municipaux de Basauri et de Getxo, les villes d’Ermua et d’Ondarroa ont participé à un projet commun visant à encourager la participation socio-politique des femmes à la vie locale.

 

Le projet comprend des sessions de formation spécialisées dans l’utilisation des réseaux existants afin de renforcer la participation des femmes à la vie socio-politique. L’une des approches était de collaborer avec des associations de femmes qui se concentrent sur les activités culturelles. Le but étant de les rapprocher des sphères de prise de décisions et d’encourager leur participation politique. L’intégration de la dimension du genre dans les politiques locales, en coopération avec les services municipaux, a notamment permis d’atteindre ce résultat.

 

Les objectifs spécifiques du projet étaient les suivant :

  • Renforcer les associations de femmes grâce à des formations et des discussions;
  • Promouvoir et/ou renforcer les organismes de consultation composés de femmes ;
  • Sensibiliser à la discrimination fondée sur le genre parmi les femmes ;
  • Fonder des écoles d’émancipation (« schools of empowerement ») afin d’ancrer le modèle de la participation des femmes à la vie socio-politique.

L’initiative a porté ses fruits. En effet, la participation sociale et politique des femmes a augmenté et 650 femmes ont pris part aux formations. Le projet a également aidé à influencer les politiques locales d’égalité. De plus, le projet a été reconnu comme un moyen positif de participation citoyenne dans la prise de décision et dans la vie publique locale, ainsi que de sensibilisation du public au rôle de la femme dans la société.

 

Le projet impliquait également de soutenir l’émancipation de femmes venant d’autres cultures à travers la création de réseaux de solidarité et d’échange international. Une partie de la coopération consistait en la construction de maisons pour femmes dans des camps de réfugiés à Tindouf, Algérie.

 

Les expériences tirées de ce projet d’émancipation seront transposées à d’autres municipalités et d’autres réseaux afin d’explorer des possibilités de créer des synergies et de promouvoir des moyens afin de faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une réalité.


Conférence International « L’égalité, la croissance et l’innovation »

L’Université de Luleå en Suède organise une conférence internationale sur « L’égalité, la croissance et l’innovation – en théorie et en pratique » les 9 et 10 octobre à la « Maison de la culture » (Kulturens hus) à Lulea en Suède.

 

La conférence abordera les aspects sociaux de la croissance durable et l’innovation et discutera du lien entre l’égalité entre les femmes et les hommes, la croissance et l’innovation fondées sur les expériences de la théorie et de la pratique.

 

La conférence comprend des ateliers et des présentations de recherches sur des sujets tels que :

 

  • « Quels enseignements la politique peut tirer des programmes d’intégration de la dimension de genre »
  • « Promouvoir l’entreprenariat féminin par un programme public national – construire des routes pour la croissance »
  • « La gestion de l’innovation dans le secteur public – Stratégies et défis »
  • « “Money talks” – Gender budgeting au niveau local – défis et opportunités »
  • « L’assurance de la qualité des activités pour l’intégration de la dimension du genre »

 

Pour plus d’informations sur le programme et l’inscription à la conférence, veuillez consulter lien suivant : www.ltu.se/EGI.


Inclure ‘Gender Mainstreaming’ dans la planification urbaine locale

La municipalité de Västerås a décidé d’intégrer le gender mainstreaming comme partie prenante de son travail lors de l’établissement de son plan détaillé. Intégrer une perspective de genre dans la planification urbaine est une question de valeur démocratique.

 

Des différences dans les préférences selon le genre

Des études ont montré que les femmes et les hommes ont souvent des habitudes et des préférences différences, par exemple dans l’utilisation des transports publics et le sentiment de sécurité dans les espaces publics. Pour améliorer la qualité de la planification urbaine, il est important de prendre en compte les différents points de vue et besoins des citoyens. La municipalité de Västerås a intégré la dimension de genre dans son travail par la formation du personnel, en analysant la situation de différents secteurs en rapport avec la planification urbaine et en initiant de nouveaux moyens d’effectuer des consultations.

Le projet a permis d’accroître les connaissances sur l’inclusion de la perspective de genre dans la planification urbaine et de sensibiliser le personnel.

Un point important mis en exergue dans le nouveau plan détaillé est que la municipalité doit assurer que les femmes et les hommes ont les mêmes possibilités d’influer sur leur environnement, leur voisinage et l’ensemble de la planification urbaine de la municipalité. La planification urbaine peut être améliorée en tenant compte d’une plus grande variété de points de vue de personnes ayant différents horizons et conditions de vie.

De nouvelles façons d’organiser des consultations publiques

 

Une partie importante de ce travail est constituée par les auditions publiques. Des études ont révélé que les femmes sont impliquées dans une moindre mesure que les hommes dans la planification urbaine. Les hommes participent beaucoup plus largement aux consultations publiques et donnent leur avis, ce qui engendre un déficit démocratique étant donné que la voix des femmes n’est pas entendue. Une façon d’y remédier est de changer la manière de réaliser des consultations. Pour accroître l’accessibilité et encourager les femmes à exprimer leurs opinions, la municipalité de Västerås a présenté les nouveaux plans urbains dans des lieux plus fréquentés par les citoyens, tels que les centres commerciaux. La municipalité a également donné aux citoyens l’opportunité de faire part de leurs points de vue en répondant à un questionnaire en ligne disponible sur le site Internet de la ville, dans lequel ils ont pu identifier différents lieux et apporter leurs contributions. Pour avoir une idée plus claire des différences possibles dans les préférences selon le genre, la municipalité a examiné l’équilibre hommes/femmes de tous les commentaires et a étudié si des différences existaient entre les réponses fournies par les femmes et par les hommes. Par exemple, apparaît-il aussi important pour les femmes que pour les hommes de construire davantage de routes, de parkings, de centres sportifs ou d’espaces verts ? Ces informations peuvent aider les municipalités à évaluer les discriminations possibles dans la prise en compte des intérêts des différents groupes.

 

En fin de compte, c’est une question de démocratie et de la responsabilité des municipalités de s’assurer qu’il est tenu compte des besoins de tous les citoyens, indépendamment du genre ou du contexte.


L’égalité dans le Bureau de la planification urbaine

Le Bureau de la planification urbaine à Eskilstuna intègre le gender mainstreaming dans son action. Ce travail incluait à la fois la formation du personnel et des améliorations pour rendre la ville plus sûre aux femmes et aux hommes. La municipalité a examiné différents domaines tels que l’éclairage public, l’art dans les espaces publics et les transports publics. Une des conclusions découlant du projet est l’importance d’inclure la perspective de genre dès les premières étapes des processus, et d’assurer l’équilibre femmes-hommes dans les groupes de travail afin d’élargir les points de vue.

 

L’importance d’un éclairage correct

 

Des études démontrent que les femmes se sentent moins en sécurité que les hommes dans les espaces publics. Un des facteurs affectant ce sentiment de sécurité est lié à l’éclairage. Revoir l’éclairage public peut aider à accroître le sentiment de sécurité des citoyens ; cela ne signifie pas nécessairement investir dans davantage d’éclairage, mais plutôt réfléchir au meilleur type d’éclairage. Il faut analyser la situation pour pouvoir trouver les solutions les plus adaptées. Par exemple, trop d’éclairage pourrait se révéler négatif car les zones environnantes se trouveraient plongées dans le noir, il pourrait aussi causer un éblouissement qui empêcherait d’observer les alentours, créant ainsi de l’insécurité.

 

L’art et les normes dans les espaces publics

 

Un autre point à considérer est l’art présent dans les espaces publics. Les artistes sont-ils plus fréquemment des femmes ou des hommes ? Que représente l’art, et quels messages envoie-t-il aux citoyens à propos du genre ? Les statues représentent-elles majoritairement des hommes ? Les rues portent-elles pour la plupart des noms d’hommes ? Ce genre de questions aide à réfléchir sur les normes en usage et sur qui a la meilleure visibilité dans la société.

 

Organisation du trafic public

 

Des études montrent que les femmes voyagent différemment des hommes. Les femmes marchent, vont à bicyclette et utilisent les transports publics plus souvent que les hommes. Les bénéfices économiques et environnementaux seraient plus grands si les citoyens prenaient davantage l’habitude de voyager comme les femmes.

La municipalité d’Eskilstuna souhaiterait pouvoir disposer de plus de statistiques ventilées par sexe afin de s’en servir de base pour organiser la circulation dans la ville, car cela lui permettrait de poursuivre son travail. Cependant de telles statistiques font souvent défaut. La municipalité a donc pris l’initiative de commencer à ventiler toutes ses observations et études selon le genre.


Assemblée 2013 Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes

L’association « Synergie Wallonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes » organise chaque année une Assemblée réunissant des associations, des fonctionnaires municipaux et d’autres acteurs concernés afin de débattre de l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

L’édition de cette année – le 29 octobre prochain à Namur, en Belgique – portera sur « les politiques temporelles au service de la conciliation des temps de vie. Elle donnera l’opportunité aux participant-e-s d’en savoir plus sur le concept des politiques temporelles, et de discuter de la manière de mettre en œuvre cette politique dans les municipalités. La manifestation laissera du temps aux débats, et permettra d’enrichir la réflexion des professionnels du « temps » et d’échanger les différentes expériences des municipalités afin d’encourager de nouvelles approches.

 

La note de réflexion de l’Assemblée souligne le rôle important des pouvoirs locaux et des élu-e-s en tant que niveau le plus proche des citoyens. Etant donné que ce sont eux qui définissent les priorités et les projets spécifiques dans les municipalités, ils doivent être attentifs aux besoins et aux intérêts de la population. Dans tous les domaines de compétences de la municipalité – éducation, planification urbaine, aide sociale, culture, santé, jeunesse, sécurité etc. – il est primordial de prendre en compte les besoins et les intérêts spécifiques des femmes et des hommes. Etudier les démarches temporelles d’un territoire signifie prêter attention à la vie quotidienne des citoyens. Dans ce contexte, les politiques temporelles constituent un outil particulièrement utile.

 

Pour plus d’information et pour vous inscrire à l’Assemblée, veuillez contacter Synergie Wallonie à l’adresse info.synergiewallonie@gmail.com

 

Pour davantage d’informations sur cet événement, consultez le site http://www.amazone.be/spip.php?article2774


Les femmes dans les conseils d’administration – nouveau rapport de l’UE

La Commission européenne a lancé le 14 octobre dernier un nouveau rapport présentant des statistiques sur la représentation des femmes et des hommes dans les conseils d’administration en Europe, « Women and Men in leadership positions in the European Union 2013 – A review of the situation and recent progress » (« Les femmes et les hommes dans les instances de direction dans l’Union européenne en 2013 – état des lieux et progrès récents », disponible en anglais seulement). Les chiffres – qui datent d’avril 2013 – révèlent que le nombre de femmes occupant des postes décisionnels dans des entreprises est en légère augmentation : 16,6 % des membres de conseils d’administration sont des femmes, contre 15,8 % en octobre 2012.

 

Le rapport présente des données de différents pays et montre que les augmentations les plus importante depuis 2010 ont eu lieu en France (+14,4 points de pourcentage, atteignant 26,8 %), aux Pays-Bas (+8,4 points, atteignant 23,6 %) et en Italie (+8,7 points, atteignant 12,9 %). Les pays ayant le plus de femmes dans les conseils d’administration sont la Finlande (29,1 %), la Lettonie (29 %), la France (26,8 %) et la Suède (26,5 %).

 

Le rapport fait aussi le point sur la situation actuelle quant à la représentation des femmes et des hommes dans les postes décisionnels en politique, dans l’administration publique et dans les instances judiciaires. Dans ces domaines, la représentation est plus équilibrée bien qu’il reste encore des progrès importants à accomplir.

 

Pour davantage d’informations, veuillez consulter l’Examen à mi-parcours de la Commission européenne : « Report on women and men in leadership positions and Gender equality strategy mid-term review » (« Rapport sur les femmes et les hommes dans les instances de direction et examen à mi-parcours sur la stratégie d’égalité des genres », en anglais seulement).

 

Le jour même de la publication du rapport, la Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres (FEMM) et la Commission des affaires juridiques (JURI) du Parlement européen se sont prononcés en faveur de la proposition de la Commission européenne de porter à 40 % la proportion du sexe sous-représenté aux postes d’administrateurs non exécutifs dans les grandes entreprises européennes d’ici 2020. Cette proposition constituerait une mesure temporaire qui viendrait à expiration en 2028. Ce vote favorable envoie un message fort, et ouvre la voie au processus de rédaction d’une loi européenne en ce sens.

 

Pour obtenir des informations complémentaires sur la proposition de la Commission européenne « Présence des femmes dans les conseils des sociétés », veuillez lire les documents IP/12/1205 et MEMO/12/860.

 

Pour que la proposition devienne une loi, elle doit être adoptée par le Parlement européen et par les Etats membres de l’UE réunis au sein du Conseil.

 

Plus d’infos sur la proposition de la Commission européenne « Présence des femmes dans les conseils des sociétés »


La ville de Cologne organise un dialogue sur la Charte européenne pour l’égalité

La ville de Cologne organise son premier dialogue sur la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

 

La ville de Cologne a signé la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale le 8 août 2011.

 

Pour développer son premier plan d’action pour l’égalité, Cologne organise le 29 octobre le premier dialogue avec ses citoyens.

 

Ce dialogue abordera trois sujets concrets touchant l’égalité, et permettra aux citoyens d’apporter leurs idées et de proposer des objectifs :

 

  • La violence domestique
  • La sécurité des jeunes (faisant la fête) à Cologne
  • L’égalité des genres dans les activités internationales et de jumelages de Cologne

 

Le site de la ville de Cologne présente plus d’informations sur la Charte et le dialogue : http://www.stadt-koeln.de/2/frauen/13361/

 

Vous trouverez davantage d’informations sur la Charte pour l’égalité sur le site du RGRE : http://www.rgre.de/, chapitre ” Resolutionen, Charten und Erklärungen “.

 

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1. Dialog zur Europäischen Charta der Gleichstellung von Frauen und Männern auf lokaler Ebene

 

Die Stadt Köln hat die Europäische Charta der Gleichstellung von Frauen und Männern am 8. August 2011 unterzeichnet. Am 29. Oktober 2013 startet der 1. Dialog mit der Stadtgesellschaft zur Erarbeitung des 1. Aktionsplans zur Europäischen Charta der Gleichstellung von Männern und Frauen.

 

Im Dialog können zu drei konkreten Gleichstellungsthemen Ziele und Ideen mit eingebracht werden:

 

  • Gewalt in häuslichen Partnerschaften
  • (Party-)Sicherheit für Mädchen und Jungen in Köln
  • Geschlechterparität in Kölns Städtepartnerschaften und internationalen Kooperationen

 

Weitere Informationen zur Charta und der Veranstaltung finden Sie auf der Website der Stadt Köln unter http://www.stadt-koeln.de/2/frauen/13361/

 

 

Weitere Informationen zur Europäischen Charta für die Gleichstellung von Frau und Mann auf lokaler Ebene können beim RGRE unter dem Link http://www.rgre.de/ und hier unter Resolutionen, Charten und Erklärungen abgerufen werden.

 

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Des conditions en matière d’égalité des genres imposées dans les contrats de marchés publics

L’Institut Basque pour les Femmes EMAKUNDE a publié un guide expliquant comment établir des conditions en faveur de l’égalité femmes-hommes dans les contrats et subventions publics. Le guide a été élaboré par un groupe interinstitutions dans lequel participe également l’Association des Municipalités Basques (EUDEL).

 

En donnant des informations sur le cadre légal, des arguments pour justifier pourquoi cela est important et peut être positif pour tous les acteurs, des exemples de bonnes pratiques, des recommandations etc., le guide fournit des informations détaillées et contribue à sensibiliser sur ce sujet.

 

Bien que les femmes et les hommes aient légalement les mêmes droits, les statistiques montrent que l’égalité des genres est loin d’être atteinte. Le guide souligne le rôle déterminant que peuvent jouer les autorités locales dans ce contexte, et l’importance de promouvoir l’égalité dans toutes les activités et les politiques. Inclure l’égalité femmes-hommes comme condition préalable dans les contrats de marchés publics est un outil efficace que les pouvoirs publics peuvent utiliser pour faire avancer le changement social et promouvoir l’égalité.

 

En pratique, cela peut être réalisé en promouvant des actions positives ou en incluant le gender mainstreaming (intégration des politiques d’égalité). Des actions positives signifie établir des mesures temporaires destinées à compenser les inégalités ou la discrimination des groupes défavorisés, cela étant raisonnable et proportionnel à l’objectif poursuivi dans chaque cas. Le gender mainstreaming signifie améliorer, mettre en place et évaluer les processus politiques de manière à ce que la perspective du genre soit incluse dans tous les domaines à tous les niveaux. La force du gender mainstreaming réside dans le fait qu’il valide l’inclusion d’une perspective du genre dans les politiques publiques et crée donc des connaissances solides dans lesquelles les organisations génèrent de la bonne gouvernance.

 

Le guide expose également les obstacles et difficultés possibles dans la mise en œuvre de conditions en matière d’égalité, tels que le manque de volonté politique ou la crainte de plaintes de la part des sociétés privées. Une certaine résistance peut être causée par le manque de connaissances sur les avantages que ce type de clauses peut engendrer, mais aussi le manque de connaissances techniques sur la manière d’introduire ce type de clauses.

 

Pour résoudre de tels problèmes, le guide souligne la nécessité de sensibiliser sur la responsabilité sociale des entreprises, pour analyser les expériences précédentes et mettre en valeur les bonnes pratiques. Cela peut être réalisé en organisant des ateliers, en proposant une formation technique, en rédigeant des guides et en fournissant des modèles de clauses pour l’égalité. Il est également possible d’associer les organisations ou associations de femmes actives en matière d’égalité.

 

Le guide présente un certain nombre de bénéfices et d’avantages comparatifs de la promotion des questions d’égalité. Les sociétés qui appliquent des politiques sociales améliorent en même temps la qualité de leurs processus. Son utilité ne se limite donc pas à contribuer à parvenir à une société plus juste et égalitaire, mais également à améliorer les services et la productivité de leur propre organisation.

 

Le guide fait également référence à une publication réalisée en 2010 par la Commission européenne, DG Emploi, affaires sociales et égalité des chances, intitulée « Acheter social – Un guide sur les appels d’offres publics avec clauses de responsabilité sociale ».


Projet de collaboration pour promouvoir l’égalité des genres au niveau local

 

L’Association Suédoise des Pouvoirs Locaux et des Régions (SALAR) coopère actuellement avec la Conférence Permanente des Villes et Municipalités de Serbie (SCTM) sur un projet visant à soutenir les autorités locales serbes dans le processus d’intégration à l’UE. Un des modules du programme est l’égalité femmes-hommes au niveau local. Selon le projet, « le thème de l’égalité des genres ne prend pas tant de place dans le débat public et les médias en Serbie, sauf à propos de violence domestique ».

 

Il existe deux directives nationales sur l’égalité des genres en Serbie, la Stratégie nationale pour l’autonomisation des femmes et la promotion de l’égalité des genres, et la Loi pour l’égalité des genres. La loi assigne une grande part de responsabilité aux pouvoirs locaux qui leur permet de travailler activement pour la promotion de l’égalité des genres.

 

La Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale a été signée par 11 municipalités serbes. Pour poursuivre ce travail, le programme a pour but de :

 

  • Renforcer la capacité des services techniques de SCTM pour instaurer et mettre en œuvre des mesures destinées à promouvoir l’égalité ;
  • Renforcer la capacité des villes et municipalités serbes ainsi que les organismes locaux en matière d’égalité ;
  • Promouvoir un concept d’égalité des genres dans le public et sensibiliser sur cette question.

 

En plus de ces objectifs, d’autres activités se dérouleront telles que des cours de formation, des initiatives de promotion de la Charte européenne pour l’égalité, le développement des capacités des mécanismes pour l’égalité femmes-hommes et l’aide au développement et à la mise en œuvre de plans d’action pour l’égalité des genres. En 2014, SALAR et SCTM organiseront des formations similaires sur le gender mainstreaming basées sur la Charte européenne pour l’égalité, pour être en mesure de comparer et d’apprendre des similitudes et des différences dans les deux pays.

 

L’animateur principal de cette large gamme d’activités sur le genre est une task force spécifique mise en place par des experts sur le genre, des décideurs politiques, des élus locaux et les des collaborateurs de SCTM, dénommée « Groupe de travail sur le genre de SCTM ». De nombreux moyens tels que des formations, une visite d’étude aux municipalités suédoises et d’autres formes de renforcement des capacités ont été investis dans ce groupe de travail, qui est maintenant actif. Le Groupe de travail sur le genre constitue une ressource importante pour les autres politiques de SCTM telles que l’accession à l’UE, le développement économique et les questions environnementales.

 

Le Groupe de travail sur le genre prépare également une nouvelle politique d’égalité pour SCTM qui se base sur la contribution des municipalités et des ONG, le dialogue des citoyens et le soutien des experts sur le genre du pays, de SCTM et de SALAR. Cette politique sera soumise à la décision de l’assemblée générale de SCTM en décembre prochain ; elle orientera les futurs efforts de SCTM et de SALAR dans leur coopération mutuelle pour promouvoir l’égalité des genres au niveau local.

 

Plus d’informations sur le programme sont présentées (en anglais) sur le site http://euintegracije.skgo.org/en/submodules/index/3.


Légère progression de la réduction de la disparité entre les hommes et les femmes

Le 25 Octobre 2013, le Forum économique mondial a publié la huitième édition du Rapport Global Gender Gap 2013. L’indice présenté dans le rapport mesure les capacités des pays à réduire les disparités entre les femmes et les hommes dans quatre domaines principaux : la participation et les opportunités économiques (salaires, participation et emplois hautement qualifiés), l’émancipation politique (représentation femmes/hommes dans les structures décisionnelles), l’éducation (accès aux niveaux d’instruction élémentaire et supérieur) et la santé et la survie (l’espérance de vie et la répartition hommes/femmes). Le rapport fournit des données et un classement de 136 pays du monde entier. Il donne un bon aperçu de la situation de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les différents pays.

 

Le rapport de cette année montre un développement positif, 86 des 133 pays ont amélioré leur disparité globale entre les sexes et le progrès est particulièrement important dans le domaine de la participation politique.

 

Les pays nordiques : l’Islande, la Finlande, la Norvège et la Suède restent dans le haut du classement. Les Philippines occupent la 5e position du classement et entrent pour la première fois dans le top cinq.

 

Au niveau mondial, le domaine de la santé présente la meilleure amélioration, 96 % de l’écart global entre les femmes et les hommes a été comblé. Le domaine de la participation politique pourrait encore s’améliorer (un écart global de 21%), bien qu’il y ait déjà eu une légère amélioration de 2% depuis la dernière publication du rapport en 2012.  

Pour accéder au communiqué de presse du rapport de Global Gender Gap 2013, veuillez cliquer sur le lien suivant.


Séminaire sur l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

Le CCRE organise, en coopération avec l’Association Suédoise des Pouvoirs Locaux et des Régions (SALAR), un séminaire sur l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, « La mise en œuvre concrète de l’égalité des femmes et des hommes », les 11-12 novembre à Stockholm.

 

Le séminaire commencera à 13h30 le 11 novembre avec un atelier interactif qui permettra aux participants de discuter de la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale et de la manière d’améliorer le travail de l’Observatoire.

 

Il se poursuivra le 12 novembre avec une réunion de la Commission permanente pour l’égalité pendant la matinée, et des présentations sur le travail d’égalité de genre des différentes associations auront lieu l’après-midi.

 

Le séminaire se tiendra dans les locaux de SALAR, Hornsgatan 15 à Södermalm, à Stockholm.

 

Pour plus d’informations sur le séminaire et le programme, veuillez contacter Johanna Törnström, Chargée de mission Egalité au CCRE (johanna.tornstrom@ccre-cemr.org).

 

Le séminaire est réservé aux membres du réseau du CCRE travaillant sur l’Observatoire et la Charte européenne pour l’égalité.


Nouveau court métrage sur le gender mainstreaming dans la vie locale

Nouveau court métrage sur le gender mainstreaming dans la vie locale

 

En mettant en œuvre la stratégie du gender mainstreaming, les autorités locales et régionales peuvent agir afin d’améliorer la qualité de leurs services destinés aux citoyens. Ce film, réalisé par l’Association suédoise des pouvoirs locaux et régionaux (SALAR), montre des exemples concrets dans lesquels la perspective du genre peut être appliquée dans un éventail de compétences municipales, tels que le déblaiement de la neige et les services ambulanciers. Le spectateur constate comment le principe du gender mainstreaming peut être appliqué en pratique, comment cela permet aux citoyens, aux municipalités et aux régions de renforcer l’égalité du genre afin d’améliorer le quotidien des citoyens. Le film, initialement réalisé en suédois, est maintenant disponible en anglais, en allemand, en français, en espagnol et en finnois. Bon visionnage !

 

Film en Français

 

Film en Anglais

 

Film en Espagnol

 

Film en Allemand


Première conférence nationale sur la Charte européenne pour l’égalité

La section allemande du Conseil des Communes et Régions d’Europe (RGRE), RGRE deutsche Sektion, organise conjointement avec la ville de Francfort-sur-le- Main, la première conférence nationale sur la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité.

 

La conférence aura lieu les 26 et 27 octobre 2013 à Francfort-sur-le-Main.

 

L’Allemagne compte aujourd’hui 35 signataires de la Charte européenne pour l’égalité. Certains ont déjà adopté des plans d’action pour l’égalité et sont en en phase de mise en œuvre, d’autres sont encore en processus d’élaboration de plans d’action.

 

La conférence a pour mission de permettre aux signataires allemands d’échanger leurs expériences et leurs savoirs, en particulier, les différentes manières de développer des plans d’actions.

 

De plus, la conférence comportera un débat politique sur la question de l’égalité des genres et le rôle des municipalités.

 

L’objectif de la conférence est de développer des stratégies communes sur la façon d’implanter l’égalité des genres dans les politiques municipales afin de réussir la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter Stephanie Kuersten Camara (Stephanie.kuersten-camara@stadt-frankfurt.de).

 

Pour accéder au programme de la conférence (en allemand).


Séminaire de l’EIGE sur le « Gender mainstreaming* »

L’institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) organise un séminaire d’échange entre pairs sur le « gender mainstreaming* » à Vilnius les 21 et 22 novembre 2013.

 

Les participants seront invités à discuter du sujet suivant : « Comment faire fonctionner le gender mainstreaming* ? »

 

Le séminaire rassemblera environ 50 représentants d’institutions nationales et régionales travaillant sur « gender mainstreaming* » afin d’échanger des expériences et de discuter des bonnes pratiques.

 

À l’occasion du séminaire, l’EIGE présentera également les données de recherches les plus récentes dans l’UE en matière de « gender mainstreaming* » et partagera des informations pratiques récemment développées sur l’évaluation de l’impact selon les genres et la formation consacrée à la question de l’égalité entre les sexes.

 

Pour plus d’information, veuillez contacter

 

Marurizio Mosca : maurizio.mosca@eige.europa.eu

Indre Mackeviciute: indre.mackeviciute@eige.europa.eu


le Parlement européen en faveur du quota dans les conseils d’administrations

Le 20 novembre 2013, le Parlement européen a voté en faveur de la proposition améliorant l’équilibre entre les genres parmi les directeurs non exécutifs de conseils d’administration européens d’ici 2020.  La législation proposée oblige les entreprises à atteindre l’objectif des 40% de représentation du sexe sous représenté à des postes non exécutifs. Malgré le débat qui sévit depuis ces dernières années, le nombre de femmes occupant des postes non exécutif ou de direction reste bas (respectivement 15% et 8.9%). La proposition a été approuvée par la majorité des membres du Parlement européen (459 voix pour, 148 contre, 81 abstentions).

 

Viviane Redding, Vice-présidente et Commissaire européenne pour la justice, a déclaré que « le vote du Parlement européen est un moment historique pour l’égalité des genres en Europe ».

 

Les entreprises n’atteignant pas cet objectif d’ici 2020 seraient appelées à revoir leurs  règles de procédure et devraient donner la priorité au sexe sous représenté, pourvu que les candidats aient les mêmes qualifications.

 

Cette proposition sera plus amplement discutée pour approbation parmi les 28 États membres en décembre 2013.

 

Pour plus d’informations relatives à la proposition et au contexte, cliquez ici.


Nouveau court métrage sur le gender mainstreaming dans la vie locale

En mettant en œuvre la stratégie du gender mainstreaming, les autorités locales et régionales peuvent agir afin d’améliorer la qualité de leurs services destinés aux citoyens. Ce film, réalisé par l’Association suédoise des pouvoirs locaux et régionaux (SALAR), montre des exemples concrets dans lesquels la perspective du genre peut être appliquée dans un éventail de compétences municipales, tels que le déblaiement de la neige et les services ambulanciers. Le spectateur constate comment le principe du gender mainstreaming peut être appliqué en pratique, comment cela permet aux citoyens, aux municipalités et aux régions de renforcer l’égalité du genre afin d’améliorer le quotidien des citoyens. Le film, initialement réalisé en suédois, est maintenant disponible en anglais, en allemand, en français, en espagnol et en finnois. Bon visionnage !

 

Film en Français

 

Film en Anglais

 

Film en Espagnol

 

Film en Allemand


Conférence européenne sur l’égalité des genres dans le sport

La Commission européenne organise une conférence sur l’égalité des femmes et des hommes dans le sport les 3 et 4 décembre 2013 à Vilnius.

 

La conférence a pour objectif de donner une opportunité aux parties prenantes de débattre des objectifs et de la manière de faire progresser l’égalité des genres dans le sport et elle contribue ainsi au développement d’une nouvelle dimension de l’UE dans ce domaine. Des exemples d’actions concrètes seront abordés lors des ateliers, tels que la parité de représentation au sein des organismes de sport, les stéréotypes liés aux genres et le rôle des médias, et la lutte contre le harcèlement fondé sur le genre.

 

L’événement rassemblera environ 120 représentants d’organisations sportives nationales, européennes et internationales (ex. Comité Internationale Olympique,  le Comité Internationale Paralympique, UEFA, etc.), des conseillers d’autorités nationales et de l’Institut européen pour l’égalité entre les femmes et les hommes (EIGE).

 

Les conclusions tirées de la Conférence seront communiquées aux institutions de l’UE, au mouvement sportif et aux États membres. Elles pourraient avoir un impact sur les politiques et les initiatives au niveau national. Les résultats contribueront également à la définition des priorités politiques pour le programme d’échange européen Erasmus+ et pour le prochain plan de travail en faveur du sport.

 

Pour accéder à l’ordre du jour et à plus d’informations, cliquez ici.


Campagnes contre la violence à l’égard des femmes

En vue de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes  – 25 novembre, plusieurs campagnes ont eu lieu au niveau local, européen et international.

 

La ville de Rennes, signataire de la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes depuis 2006, organise durant deux semaines des activités afin de faire de la sensibilisation sur l’éradication de la violence faite aux femmes. Du 22 novembre au 15 décembre, des débats, des projections de films, des conférences, des pièces de théâtre et des réunions seront organisés dans la ville. Cliquez ici pour accéder au programme.

 

L’institut européen pour l’égalité entre les femmes et les hommes (EIGE) met actuellement l’accent sur la Campagne du ruban blanc, qui constitue le mouvement mondial le plus large déployant les hommes dans le combat contre la violence à l’égard des femmes.

 

EIGE rassemble aussi les bonnes pratiques sur la prévention de la violence domestique et la protection des victimes de violence domestiques dans différents pays en Europe.

 

De plus, le Lobby européen des femmes (LEF) se mobilise conjointement avec le Conseil de l’Europe à l’organisation d’activités dans 33 pays du 25 novembre au 10 décembre afin de sensibiliser la population sur la violence faite à l’encontre des femmes et afin de promouvoir la Convention d’Istanbul, dont la lutte contre le viol et la violence sexuelle contre les femmes sont des objectifs. Pour de plus amples informations sur la campagne, cliquez ici.

 

La Commission européenne a annoncé un nouveau programme commun avec « UN Women » (ONU Femmes) visant la prévention de la violence contre les femmes. Ce nouveau programme soutient des initiatives en Albanie, au Timor-Leste et au Mexique. Pour plus d’informations, veuillez cliquer ici


Manuel sur l’égalité des genres pour les municipalités en Finlande

L’Association des pouvoirs locaux et régionaux finlandais (ALFRA) a créé un manuel à l’attention des municipalités décrivant l’importance de leur rôle dans la promotion de l’égalité des genres.

 

En présentant des informations générales sur le cadre juridique et des exemples concrets sur les méthodes à utiliser, le manuel apporte du soutien aux décideurs. Le manuel contribue à davantage sensibiliser la population sur la manière d’intégrer l’égalité des genres dans les activités municipales et donc de contribuer au bien-être des citoyens.

 

En signant la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, les signataires prennent un engagement public pour l’égalité. La Charte est également un outil utilisé par les municipalités lorsqu’elles prennent des décisions dans le domaine de l’égalité.

 

Le manuel fournit des informations spécifiques sur la manière de procéder pour les sujets suivants :

 

  • L’égalité dans la prise de décision : le manuel présente des statistiques montrant la sous-représentation des femmes au niveau décisionnel dans les municipalités en Finlande ;
  • L’égalité dans les documents directeurs et dans le budget de la municipalité : Le manuel souligne l’importance de mettre en exergue les femmes et les hommes, les filles et les garçons et d’intégrer l’impact des genres dans les décisions de budget (ex. prendre en considération la parité femmes-hommes dans l’élaboration des budgets) ;
  • L’égalité dans la prestation des services : le manuel explique l’importance d’identifier les différences des besoins afin d’améliorer la qualité des services et de fournir des services de manière égale ;
  • Comment évaluer l’égalité des sexes ;
  • Comment travailler les questions de sécurité et de la prévention de la violence sexiste.

 

Pour de plus amples informations, veuillez consulter les guides suivants :

 

Manuel en finnois 

 

Manuel en suédois

 

ALFRA a également publié un guide plus détaillé pour les employés municipaux sur la manière de mettre en œuvre la Charte. Actuellement, le guide n’est disponible qu’en finnois (guide en finnois).


Inclure l’égalité des genres dans la coopération décentralisée

Le département de l’Isère en France intègre l’égalité des genres comme objectif transversal dans ses projets de développement décentralisé au Sénégal, au Maroc et en Palestine et met en œuvre des projets spéciaux pour améliorer les conditions de la femme.

 

L’intégration du genre dans les projets de développement ne signifie pas nécessairement de cibler les femmes en tant que groupe, mais plutôt de l’intégrer dans l’ensemble des étapes du projet. La manière de le faire dépend des objectifs spécifiques et des défis qui peuvent advenir. L’essentiel est de savoir si  le projet mis en œuvre implique aussi des femmes et contribue à l’amélioration de leurs conditions spécifiques.

 

Dans tous ses projets, le département de l’Isère a mis l’accent sur les points suivants:

–       Participation active des citoyens afin d’assurer la pérennité et renforcer la démocratie locale

–       Identifier et comprendre les besoins spécifiques des femmes par le biais d’entretiens individuels et de groupe.

–       Identifier les acteurs clés dans les communautés et s’appuyer sur les initiatives existantes.

–       Se concentrer sur la participation des citoyens, en les impliquant dans les processus de suivi et de gestion de projet.

 

Les exemples suivants sont des projets du département de l’Isère contribuant à l’amélioration des conditions des femmes dans différents pays.

 

  • Les régions de Tambacounda et de Kédougou (Sénégal)

Un projet axé sur la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et de la défense des droits des femmes a été mis en œuvre, contribuant à la création de centres pour les femmes victimes de violence et soutenant les campagnes pour prévenir les violences faites aux femmes. Ce projet a également contribué à l’aménagement d’une exposition de sensibilisation sur cette question en Isère.

 

  • Région de Tadla-Azilal (Maroc)

Un projet d’appui aux coopératives de femmes a été mis en œuvre dans la région de Tadla-Azilal, visant à augmenter les revenus des familles rurales et de valoriser le rôle des femmes dans le développement local. Un soutien a été apporté pour renforcer les connaissances des femmes en gestion administrative et financière, pour améliorer la qualité des produits de l’artisanat et pour valoriser les produits en les rendant plus accessibles aux touristes.

 

  • Caravane des femmes dans la province de Douars (Maroc)

Afin de sensibiliser aux droits des femmes et à l’émancipation des femmes et de promouvoir l’accès des femmes à l’éducation et aux services, une caravane est organisée chaque année à Douars dans la région de Tadla-Azizal. La caravane est composée de près de 120 bénévoles spécialisés dans différents domaines tels que le droit et la médecine, et fournit des informations au public.

 

  • Appui à une coopérative de femmes à Bethlehem

En fournissant une formation technique aux femmes, le projet vise à améliorer la participation des femmes dans le secteur du tourisme. Les cours renforcent les connaissances des femmes en anglais, en informatique, en gestion de projet et à la commercialisation des produits de l’artisanat.


Planification urbaine selon les filles

 

En 2010, la ville de Malmö a entamé un grand projet afin de développer des piétonniers et des pistes cyclables connectant le centre de Malmö à la banlieue de Rosengård, moins avantagée d’un point de vue socio-économique. Le projet a été financé par le Fonds européen de développement régional et par la Délégation suédoise pour un urbanisme durable. L’un des objectifs principaux du projet était d’impliquer les habitants grâce à un dialogue actif entre citoyens afin de leur donner l’opportunité de prendre part aux activités et d’influencer leur environnement direct.

 

Dans le cadre du projet, un ancien parking était destiné à être transformé en espace dédié aux activités pour les jeunes. Lorsque les premiers plans ont été réalisés, ceux-ci étaient fondés sur la notion que les gens avaient d’un espace urbain dédié aux activités pour les jeunes : possibilités de skate park, des murs d’escalade, panneaux pour graffiti, etc. Toutefois, en analysant le public visé pour de telles activités, des études ont démontré que la majorité des jeunes à faire ce genre d’activités était des jeunes hommes et des garçons. Cette observation suscita la question de savoir pour qui exactement la ville réalisait les plans. Après quelques recherches, il s’est avéré que les activités de loisirs proposées pour les jeunes étaient principalement organisées pour des jeunes hommes et garçons (seulement 10-20% des visiteurs étaient des filles). En ce qui concerne les activités sportives, les scénarios étaient pareils : seules deux équipes sportives sur 19 à Rosengård étaient des équipes féminines. Même à travers de simples observations de l’environnement extérieur, il en ressort qu’il est dominé par les hommes.

 

Il a été décidé que le nouvel espace pour les activités de Rosengård devrait faire un effort pour que le lieu soit fréquenté autant par les jeunes hommes que pour les jeunes femmes. Le projet a alors décidé d’impliquer les jeunes femmes et filles du voisinage, vu que cette partie de la population est souvent ignorée, autant dans les statistiques que par les médias. D’autres priorités se sont concentrées sur la durabilité et l’amélioration du processus de participation permettant aux citoyens d’être plus impliqués.

 

Un groupe de défense composé de jeunes femmes a alors été créé afin de contribuer par leurs idées concernant les activités qui pourraient être organisées dans cet espace urbain. Le groupe a demandé qu’il y ait plus d’activités culturelles liées à la musique et à la danse par rapport aux activités sportives. Dans un deuxième temps, un groupe de parties prenantes composé d’associations locales et de petites entreprises a été impliqué dans le projet. Ces groupes ont été responsables de la planification du programme d’activités et pouvaient aussi influencer les dépenses budgétaires. L’objectif était de compter sur l’engagement des groupes afin d’offrir des activités qui soient gérées et entretenues par les usagers mêmes, entre autre, les habitants du voisinage.  

 

L’approche s’est avérée être une réussite. Tout au long de l’année, de jeunes personnes issues de différents groupes ont participé à la préparation et l’organisation de plusieurs activités telles que la projection de films, un événement sur la durabilité et le marché de noël.

 

De plus, afin d’impliquer encore plus les habitants dans le projet et leur permettre de s’approprier l’espace, un concours a été organisé dans la banlieue afin de trouver un nom à l’espace urbain en question. « Rosens Red Carpet » en a été le vainqueur.

 

Le travail du groupe de défense composé de jeunes femmes a été reconnu par les médias et a généré un débat public sur l’importance d’inclure l’égalité des genres dans la planification urbaine. Lorsque le projet a pris fin, le groupe de défense a voulu continuer leur travail et ont donc créé leur propre groupe de défense « Engaged in Malmö » (engagé dans la ville de Malmö). Ce groupe continue d’organiser des événements publics, aidant les filles à mettre en pratique leurs idées et encourage les citoyens à participer à la planification urbaine de la ville.

 

La ville de Malmö espère que cette nouvelle méthode de travail collaborative peut être un modèle pour le futur à Malmö et dans d’autres municipalités pour l’égalité des genres et la durabilité sociale.

 

« Rosen’s Red Carpet » montre que nous devons sans cesse nous rappeler que le genre n’est pas un aspect qui est automatiquement pris en compte lors des processus de planification. Au contraire, cela demande un questionnement constant des normes existantes. Lorsque l’on pense planifier pour « tout le monde » ou pour le « grand public », cela pourrait ne pas être le cas. Au contraire, il est fort possible que de grands groupes ne soient pas pris en compte dans le processus de planification. De plus, l’égalité et l’inclusion sociale ne sont pas des notions permanentes, elles nécessitent un processus de réflexions continue.  

 

Pour de plus amples informations sur le projet, veuillez cliquer sur les liens suivants (informations disponibles en suédois seulement) :

 


Première femme présidente du CCRE

Lors de la réunion du Comité directeur du CCRE à Prague (République tchèque), le 2 décembre 2013, Madame Anne Marie Jorritsma a été élue la première femme présidente du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) pour une période de trois ans.

Anne-Marie Jorristma est Maire d’Almere (aux Pays-Bas) et Présidente de l’Association des municipalités néerlandaises (VNG) et a également occupé le poste de Vice-Premier Ministre des Pays-Bas et ministre des Affaires économiques (1998 – 2002).

 

Par ailleurs, le CCRE a procédé à un renouvellement de son Comité Directeur. La nouvelle règle sur l’équilibre entre les hommes et femmes dans les organes statutaires, introduit en janvier 2013, a été atteint. 44% des membres élus sont des femmes et 56% sont des hommes.

 

Veuillez consulter le site internet du CCRE pour plus d’informations concernant la réunion du Comité de directeurs.


Projet pilote et nouveaux signataires de la Charte

Projet pilote

Le Secrétariat de l’Observatoire est très heureux d’annoncer que le CCRE a été sélectionné pour le projet pilote pour développer des indicateurs de la Charte européenne pour l’égalité. Le CCRE a créé un consortium avec le cabinet de conseil GHK et l’Université Basque en Espagne. Le projet durera  de deux ans et débutera en Janvier 2014. Le Secrétariat de l’Observatoire communiquera bientôt des informations plus détaillées pour les parties concernées.

 

Norrbotten – le premier comté en Suède où toutes les municipalités ont signé la Charte !

Nous sommes aussi heureux de vous annoncer que nous avons 10 nouveaux signataires dans le comté de Norrbotten, en Suède (Arvidsjaur, Arjeplog, Gällivare, Haparanda, Jokkmokk, Kalix, Kiruna, Luleå, Pajala, Överkalix). En comptant les 4 premiers signataires (Boden, Piteå, Älvsbyn et Övertorneå), Norrbotten devient le premier comté en Suède, et à notre connaissance, le premier comté en Europe où toutes les municipalités ont signé la Charte!

 

Norrbotten espère que leur engagement sera un exemple à suivre pour les autres comtés et régions en Europe. Lors du Forum nordique pour l’égalité, qui se tiendra à Malmö les 12-15 Juin 2014, Norrbotten présentera ses objectifs pour l’égalité pour 2020. Les priorités du comté sont d’offrir des services de santé égaux pour les femmes et les hommes et de veiller à ce que les femmes et les hommes ont les mêmes conditions pour façonner leur propre vie.

 

Nouveaux signataires de la Charte européenne
Le Secrétariat de l’Observatoire souhaite la bienvenue aux nouveaux signataires de la Charte européenne pour l’égalité et a le plaisir d’informer qu’il y a actuellement 1403 signataires dans 29 pays européens. Les nouveaux signataires seront bientôt intégrés dans l’Atlas des signataires.

 

Le Secrétariat de l’Observatoire vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année !


L’émancipation des femmes dans la municipalité de Tarsus

La municipalité de Tarsus a signé la Charte européenne pour l’égalité le 18 Décembre 2013. Le conseil municipal a déjà mis en place plusieurs activités visant à promouvoir le rôle des femmes dans la municipalité.
 

Les activités sont les notamment les suivantes :

  • Mise en place de cours pour promouvoir l’émancipation des femmes, des cours de confiance en soi et sur la santé prévues pour environ 1500 femmes
  • Formations pour les femmes afin de faciliter la recherche d’emploi
  • Soutien aux femmes des villages pour vendre leurs ouvrages de couture
  • Ouverture d’un marché de fruits et de légumes où les femmes des zones rurales peuvent vendre leurs produits locaux, le marché n’impose presque pas de loyer, ce qui permet aux fournisseurs locaux de vendre leurs produits.

 

D’autres initiatives que la municipalité a appliquée pour renforcer le rôle des femmes :

  • La municipalité a employé trois chauffeurs de bus femmes pour promouvoir la mixité dans les métiers municipaux
  • La municipalité a exigé que les femmes devraient également participer en tant que conductrice aux courses automobiles.


Conférence AICCRE, “Gender budgeting” et la charte

La section italienne du CCRE, l’AICCRE, organise une conférence sur le Gender budgeting* pour la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale ». La conférence donnera l’occasion aux participants d’échanger sur l’état actuel de leur travail sur la mise en œuvre de la Charte en Italie, surtout en ce qui concerne le Gender budgeting*.

 

La conférence aura lieu à Florence, Via Cavour 18, Sala delle Feste.

 

Le projet de programme de la conférence:

 

Jeudi 23 janvier

 

15h00-17h00              Inscription des participants

17h00                           Réunion des rapporteurs pour l’élaboration du projet de document final de la conférence

 

Vendredi 24 janvier

09h30                           Discours de bienvenu: Président du Conseil régional, Président de la région, Président de l’AICCRE

10h30                           Discours d’introduction “égalité entre les femmes et les hommes pour le respect des droits des citoyens européens”

11h00                           Rapport sur le contenu du Gender budgeting*

12h00                           Discussion entre représentants des régions, des provinces et des municipalités

13h00                           Conclusion, approbation du document final

 

* Le Conseil de l’Europe et son ‘groupe de spécialistes en gender budgeting’ définissent le gender budgeting comme étant : “une application de l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le processus budgétaire. Cela implique une évaluation des budgets existants avec une perspective de genre à tous les niveaux du processus budgétaire, ainsi qu’une restructuration des revenus et des dépenses dans le but de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes.http://igvm-iefh.belgium.be/fr/domaines_action/gender_mainstreaming/application/gender_budgeting/


Webinaire Observatoire

Le Secrétariat de l’Observatoire organisera une réunion en ligne, un ” webinaire” pour le réseau des coordonnateurs nationaux le 4 février. La réunion sera modérée par le bureau du CCRE à Bruxelles. Afin d’avoir un débat interactif, le nombre de participants est limité à 15 personnes.

 

Vous trouverez de plus amples informations sur les sujets qui seront abordés dans le projet d’ordre du jour ci-dessous. Des informations supplémentaires sur les détails techniques seront envoyées à ceux qui envisagent de participer à la réunion.

 

Projet de l’ordre du jour:

1. Présenter le travail actuel de l’Observatoire
2. Présenter les nouveaux développements du site internet
3. Discuter de la manière d’améliorer le soutien apporté aux signataires pour élaborer des plans d’action*
4. Discuter du projet de manuel pour les ambassadeurs de la Charte et leur rôle*
5. Présenter le projet pilote sur l’élaboration d’indicateurs pour évaluer la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité et le rôle des coordinateurs nationaux
6. Autres questions

 

Pour de plus amples informations sur le contenu du webinaire et pour s’enregistrer, veuillez contacter Johanna Törnström – Chargée de mission Égalité (Johanna.tornstrom@ccre-cemr.org , +32 2 500 05 49 ) .


AICCRE: Conférence sur le thème « le gender budgeting et la Charte »

AICCRE: Conférence  sur le thème  «  le gender budgeting et la Charte »

 

Le Comité pour l’Egalité de la section italienne du CCRE (AICCRE) organise une conférence le 24 février à Rome sur le thème « La mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale par le Gender Budgeting ».

 

Lieux : Palazzo Marini, Sala delle Colonne, Via Poli 19, Rome

 

Projet d’ordre du jour :

9h30 : discours de bienvenue par le Président de Région, le Président de l’AICCRE, le Ministre de l’Intégration et le Président du CPLRE

 

10h30 : discours d’introduction « L’égalité entre les femmes et les hommes pour le respect des droits des citoyens européens »

 

12h00 : Débat entre les représentants des régions, des provinces et des municipalités

 

13h30 : Conclusion des débats et adoption du document final


Le site internet de l’Observatoire fête ses un an !

Nous sommes très heureux de fêter la première année du site internet de l’Observatoire.

 

Officiellement mis en ligne le 1er février 2013 à l’occasion de la Conférence Internationale des Elues Locales à Paris, le site se veut être un outil pratique à l’appui des collectivités signataires de la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale ainsi qu’une plateforme d’échange.

 

Tout au long de l’année 2013, le Secrétariat a recueilli des informations sur les bonnes pratiques et sur les actions menées par les signataires afin de les publier sur le site de l’Observatoire. A ce jour, la rubrique « La Charte en Pratique » du site recense 31 exemples de bonnes pratiques correspondant aux différentes thématiques de la Charte. De nombreux exemples de Plans d’action sont aussi consultables à la rubrique « Le plan d’action étape par étape » (sous-rubrique « S’inspirer »).

 

Les signataires de la Charte peuvent également mettre à jour les informations concernant les actions entreprises par leur collectivité en se connectant à l’Atlas des signataires.

 

Votre collectivité met en œuvre des actions de promotion de la Charte que vous voulez partager avec d’autres collectivités en Europe ? N’hésitez pas à nous envoyer vos idées et informations concernant ces actions en écrivant au Secrétariat de l’Observatoire contact@preprod.charter-equality.eu


Conférence organisée par FemCities à Graz

Conférence organisée par FemCities à Graz les 7 et 8 Avril

„Sur la voie de l’égalité entre les femmes et les hommes – testons nos instruments“

 

FemCities en collaboration avec la ville de Vienne et la ville de Graz organise une conférence de deux jours sur le Gender Mainstreaming et la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale.

La conférence aura lieu à Graz en Autriche les 7 (à partir de 13h) et 8 (jusqu’à 14h) Avril 2014.

Lieu: Europäisches Fremdsprachenzentrum/ Centre Européen des langues modernes du Conseil de l’Europe, Nikolaiplatz 4 | 8010 Graz

 

Cette conférence sera l’occasion pour les participants de discuter de la Charte Européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale et des tendances actuelles en matière de politiques d’égalité femme/homme, notamment le Gender Mainstreaming et les questions relatives à la diversité.

 

Des exemples de bonnes pratiques de différentes collectivités européennes seront présentés et des institutions spécialisées comme l’Institut Européen pour l’égalité entre les femmes et les hommes (EIGE) ou encore l’Observatoire de la Charte européenne pour l’égalité – mis en place par le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE)- donneront leurs éclairages sur ces questions.

 

Public : Cet événement s’adresse à l’ensemble des décideurs locaux et experts (représentants des administrations municipales et régionales, partenaires du réseau FemCities, responsables politiques, personnes en charge des politiques d’égalité, universitaires, ONG et médias).

 

Pour plus d’information sur les inscriptions et le programme des conférences, consultez le lien suivant.


Lobby européenne des femmes – campagne pour l’égalité aux éléctions européennes

Le Lobby Européen des Femmes (LEF) se mobilise pour les élections européennes de mai 2014 et a lancé la campagne 50/50 qui vise à faire entrer plus de femmes au Parlement Européen et à s’assurer que les députés sont sensibilisés à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Dans le cadre de cette campagne une conférence a été organisé le 18 février au Parlement Européen intitulée Mon député européen est-il comme moi ?! De nombreux intervenants de différents horizons professionnels et politiques étaient présents et ont apporté leur expertise sur ces questions, rappelant une nouvelle fois que faire entrer plus de femmes au Parlement et prendre en compte les citoyennes au même titre que les citoyens est une question de démocratie !

 

Les dangers des politiques d’austérité pour l’égalité entre les femmes et les hommes ont notamment été soulignés par le LEF qui en a fait un point important de sa campagne dans cette video :

vidéo

 

Par ailleurs, les nombreux freins à la participation des femmes à la vie politique et notamment à leur candidature aux élections européennes ont été rappelés et débattus: absence de promotion de l’égalité au sein des partis politiques, absence de mesures contraignantes pour augmenter le nombre de femmes au sein des instances représentatives, facteurs culturels etc.

 

Des solutions ont aussi été avancées : la mise en place de programmes de mentorat pour les femmes candidates, l’efficacité des quotas ou encore la nécessité de mobiliser les hommes dans le travail pour l’égalité.

 

Dans un Parlement européen ou seulement 35% des députés sont des femmes, de nombreux efforts restent à faire pour atteindre plus de parité mais comme l’ont répété les intervenants des solutions existent, il suffit de se mobiliser !

 

Pour savoir plus sur la campagne veuillez consulter ce lien.


Un projet pour lutter contre les stéréotypes de genre à l’école dans la province de Sienne

La Province de Sienne a récemment mis en ligne sur son site internet de nombreux exemple d’initiative prises par les communes de son territoire afin de lutter contre les stéréotypes de genre à l’école.

 

Le but de ces démarches est de pousser les enfants à s’interroger sur les stéréotypes de genre qui les entourent, notamment dans les médias, dans les contes ou encore dans les jouets qui leurs sont proposés afin de permettre une véritable égalité des chances entre les filles et les garçons. Plus largement, la lutte contre les stéréotypes de genre doit permettre aux futurs adultes – femmes comme hommes – d’être plus égaux dans la répartition des taches familiales et domestiques ainsi que dans les opportunités de carrière qui leur sont offertes.

 

Un exemple d’initiative en ce sens nous vient de la communauté de communes de Valdichiana qui a développé un programme d’intervention  dans les écoles en trois phases :

 

1.    Analyse de la perception des stéréotypes par les enfants

La première étape cherchait à analyser la diffusion des stéréotypes chez les enfants en les soumettant à un petit questionnaire sur le « sexe des métier » (avocat, est-ce un métier pour les hommes ou pour les femmes ? et infermière ? et pompier ?)

 

2.    Promotion de l’acceptation de la diversité en changeant les images stéréotypées

 La seconde phase visait à introduire le sujet de la diversité et de l’acceptation possible au delà des stéréotypes par l’utilisation de flashcards représentant des hommes et des femmes dans des situations domestiques ne correspondant pas à la répartition traditionnelle sexuée des rôles (un homme s’occupant des enfants ou faisant la cuisine pendant qu’une femme s’apprête à partir travailler en dehors de la maison par exemple). On demandait alors aux enfants d’inventer des histoires pour expliquer l’image.

 

3.    Inversion des rôles

Enfin, la troisième phase visait à permettre à l’enfant de s’appliquer à lui-même des caractéristiques non stéréotypées.

Six projets similaires ont été mis en place dans la province avec la participation active d’associations locales mobilisées dans la lutte contre les inégalités.

 

Plus d’informations en Italien sur cette initiative ici.


Améliorer les transports publics en identifiant les besoins des femmes

La délégation à l’égalité de la province de Cordoba a récemment publié une étude sur les caractéristiques de la mobilité des femmes au sein de province afin d’identifier leurs besoins spécifiques en terme de transport.

 

Partant du principe que la mobilité est un facteur de discrimination dans la mesure où elle conditionne l’accès au marché du travail, à l’insertion sociale et à la réalisation des taches domestiques quotidiennes, la délégation pour l’égalité s’est inquiétée de savoir si les femmes étaient aussi mobiles que les hommes au sein de la province.

 

De nombreux facteurs semblaient en effet indiquer que les femmes ne pouvaient pas se déplacer aussi librement que les hommes : nombre d’entre elles n’avaient pas accès à une voiture personnelle ou n’avaient pas le permis de conduire ce qui les rendait dépendantes d’un réseau de transport public de qualité inégale. Les politiques de mobilité semblaient quand à elles avoir été pensées pour répondre aux pratiques et aux besoins des hommes en matière de transports, favorisant largement le véhicule individuel et les migrations pendulaires.

 

La députation a donc décidé d’intégrer une démarche de gender mainstreaming à ses politiques de mobilité en étudiant les besoins et les usages spécifiques des femmes en matière de transport afin d’identifier précisément en quoi la mobilité restait un facteur de discrimination entre les femmes et les hommes.

 

L’étude menée par la députation s’est traduite par une enquête sur un échantillon de 1500 femmes de la province à qui il a été soumis un questionnaire croisant des données sociodémographiques et des données portant sur leurs pratiques en matière de transport. Le questionnaire portait sur les thèmes suivants :

 

–          La fréquence et le nombre de déplacements

–          L’âge  et l’état civil des interrogées

–          Le mode de transport utilisé

–          L’origine et la destination des déplacements

–          La distribution horaire des déplacements

–          La situation professionnelle des interrogées

 

A partir de cette enquête, la députation de Cordoba peut désormais mieux cibler les besoins des femmes en termes de mobilité et ainsi concevoir des politiques dédiées intégrant une démarche de gender mainstreaming efficace.


Nouveau rapport révélateur: Violences faites aux femmes à travers de l’UE

Le 5 mars, L’Agence de l’Union Européenne pour les droits fondamentaux (FRA) a publié le rapport de la plus grande enquête mondiale portant sur les violences faites aux femmes compilant de nombreuses données sur les violences psychologiques et physiques subies par les femmes chez elles, sur leurs lieux de travail, dans des lieux publics ou sur internet. Cette enquête, basée sur des entretiens en face-à-face avec 42 000 femmes dans l’ensemble des Etat-Membres de l’UE, comportait des questions portant sur des thèmes spécifiques comme la traque furtive (stalking) et le cyber-harcèlement.

 

L’enquête montre notamment que :

 

  • 33% des femmes ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle
  • 22%  des femmes ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle de la part de leur partenaire
  • 5% des femmes ont été victimes de viol

 

L’étude montre aussi que la plupart des victimes de harcèlement gardent cet incident pour elles et n’en font part ni à la police, ni a des organisations d’aide aux victimes.

 

Lors de la conférence de présentation du rapport organisée dans les locaux du Conseil de l’Union Européenne, les intervenants ont souligné l’importance de la collecte de données sur le sujet au vu de l’absence de statistiques en vigueur jusqu’ici. Dans la mesure où cette question demeure taboue, les chiffres exacts concernant les violences faites aux femmes restent inconnus . Les inégalités au sein de la société, notamment la dépendance économique des femmes vis-à-vis des hommes ou encore les stéréotypes basés sur le genre ont été désignés comme d’important facteurs pouvant avoir une influence sur ces formes de violences.

 

Pour retrouver le rapport complet, rendez-vous sur le site de la FRA


Activités pour célébrer le 8 Mars

Le Conseil National des Femmes du Luxembourg (CNFL) publie le programme des événements organisés du 4 au 26 mars pour célébrer la journée de la femme le 8 mars. Dans le cadre du projet « l’Egalité dans ma commune », les communes luxembourgeoises se sont mobilisées pour proposer des manifestations en faveur de l’égalité : des concerts, des projections de films, du théâtre, des expositions permettront à chacun de découvrir le chemin parcouru et celui restant encore à parcourir dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes. Des conférences sur le thème de l’égalité viennent compléter ce programme et donneront lieux à des échanges avec le public.

 

La ville de Mamer présentera également son plan d’action pour la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité lors d’une conférence le 7 mars.

 

Pour plus d’information sur les cette semaine de l’égalité, consultez le programme des événements.


Journée internationale de la femme : 8 actrices et acteurs de l’égalité des genres répondent à nos questions

Le 8 mars, comme chaque année, on célébre les femmes du monde entier. L’occasion de mettre en avant l’égalité femme-homme qui n’est pas toujours respectée. Afin de rendre compte de cette réalité, nous avons posé 8 questions à 8 actrices et acteurs de l’égalité des genres.

Mme Annemarie Jorritsma (Présidente du Conseil des Communes et Régions d’Europe)

–       Dans le contexte économique et social actuel particulièrement difficile, quels messages souhaiteriez-vous adresser aux Institutions Européennes en matière d’égalité entre les femmes et les hommes ? 

Je souhaite mettre en garde les députés européens actuels et futurs sur la nécessité de rester vigilant afin d’éviter que la crise nous fasse régresser dans la lutte contre les inégalités entre femmes et hommes. La crise a mis de nombreuses femmes dans des situations de fragilité dans certaines régions d’Europe car elles sont souvent plus touchées par les coupes budgétaires dans les services publics que les hommes.

 

Dans notre « Manifeste des gouvernements locaux et régionaux », j’appelle les Institutions Européennes à soutenir les initiatives en faveur de l’égalité, à se battre pour la reconnaissance de droits égaux et à s’efforcer de faire en sorte que tous les citoyens puissent participer à façonner l’avenir de l’Europe.

 

Ms Patrizia Dini (AICCRE Tuscany region)

 

–          Vous avez été le fer de lance de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Aujourd’hui, la charte a été signée par 1400 collectivités territoriales dans 29 pays dont 400 en Italie. Face à ce succès, quelles sont les prochaines étapes à franchir selon vous ?

 

L’Italie compte 430 signataires de la Charte et 120 collectivités ayant mis en place des analyses par genre de leurs budgets dans six de ses vingt régions. L’une d’elle est même parvenue à mettre en place des plans d’action et des budgets du genre selon le principe de subsidiarité verticale. 

 

Cependant, les expériences présentes démontrent la nécessité de former les administrateurs, les responsables politiques et le personnel aux principes du gender mainstreaming.

 

La citoyenneté européenne donne accès à des droits sans distinction de sexe, de race, de religion, de langue, de condition personnelle ou sociale. Mais pour que l’égalité puisse exister au niveau politique le plus proche du citoyen, il faut déconstruire les barrières politiques et culturelles facteurs de discriminations. Appartenir au sexe féminin signifie aujourd’hui encore faire face à des discriminations dans de nombreux domaines de la vie économique, sociale, civile et politique.

 

Il faut se battre pour augmenter le nombre de femmes en politique et dans les postes à responsabilité. Le rôle du CCRE est donc de promouvoir et de renforcer le rôle du pouvoir local et régional et de garantir que sa direction est constituée à 50% de femmes.

 

 

Mme Tamar Bagratia (Coordinatrice Nationale de l’Association des Autorités Locales Géorgiennes)

–       Certains disent : « La journée de la femme, c’est tous les jours ». Pensez-vous que célébrer le 8 Mars est seulement une façon de soulager les consciences ou cela a-t-il un véritable impact ?


En Géorgie, les consciences changent doucement et le 8 mars est encore vu comme un jour où on offre des fleurs aux femmes. Pourtant, cette date devrait être l’occasion de dire aux hommes : « Ce n’est pas de fleurs dont nous avons besoin mais de droits égaux et d’égalité des chances ! »

 

Les attitudes stereotypées vis-à-vis du statut des femmes proviennent des tendances patriarcales dans la tradition et la culture géorgienne. La journée de la Femme porte donc une double signification : pour certain c’est l’occasion de souligner la marginalisation des femmes et pour d’autres, ayant des opinions plus libérales et une meilleure compréhension du problème, il faut replacer cette journée dans le cadre de l’égalité des droits et des chances.

 

Profitons de cette journée pour faire passer le message que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question concernant seulement les femmes mais aussi les hommes, pas seulement un jour dans l’année, mais toute l’année.

 

Mme Ewa Samuelsson (Présidente de la Commission pour l’égalité, Adjointe au Maire de Stockholm, Suède)

–       En quoi la Charte Européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale et son Observatoire (www.charter-equality.eu) sont-ils des outils concrets pouvant permettre de combattre les inégalités au niveau local ?

 

La Charte a été lancée en 2006 pour encourager les collectivités locales en Europe à s’engager publiquement en faveur de l’égalité. Elle comprend non seulement des droits fondamentaux mais aussi des  véritables méthodes permettant d’améliorer l’égalité dans différents domaines. C’est un outil concret pouvant être utilisé par les collectivités pour renforcer l’égalité aussi bien dans leur rôle d’employeur que dans la planification urbaine par exemple. La Charte remporte un franc succès et à ce jour elle a été signée par plus de 1400 collectivités dans 29 pays. Afin de poursuivre les efforts déployés autours de la Charte et d’aider ses signataires, le CCRE a mis en place l’ « Observatoire » et le site internet www.charter-equality.eu qui fournit de nombreuses informations sur la Charte, ses signataires, un guide expliquant comment mettre en place un plan d’action, ainsi que des exemples de bonnes pratiques venant de différents pays.

 

 

M. Ibon Uribe (Membre du bureau d’EUDEL – Membre de la Commission Permanente pour l’égalité)

–       Comment une association de collectivités locales comme EUDEL peut-elle contribuer à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes? EUDEL est engagé pour l’égalité entre les femmes et les hommes aux côtés de la Charte depuis longtemps, quel est selon vous sa plus grande réussite sur le terrain ?

 

L’association des Municipalités du Pays Basques, EUDEL, se donne pour but de renforcer la gouvernance au niveau local. En ce sens, l’élaboration de politiques de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes au niveau local est un élément clé vers davantage de démocratie au sein des collectivités.

 

EUDEL est à l’origine du projet « Berdinsarea », un réseau de municipalités (représentant 75% de la population basque) qui coordonne et évalue les politiques locales, les programmes et les services en faveur de l’égalité et de la prévention des violences faites aux femmes. Ce réseau est formé d’experts issus des conseils locaux qui sont en contact permanent avec les associations de femmes. EUDEL soutient par ailleurs les municipalités moins expérimentées en leur fournissant ressources et expertise sur les questions d’égalité.

 

EUDEL coordonne aussi « Basqueskola », un réseau basque d’élues locales qui offre de nombreuses opportunités en faveur de la promotion collective et individuelle des femmes dans la politique locale.

 

Les responsables politiques, particulièrement les hommes, prétendent souvent qu’ils soutiennent les politiques en faveur de l’égalité mais ne proposent pas d’actions concrètes pour les mettre en œuvre. Selon moi, nous devons montrer l’authenticité de notre engagement pour l’égalité et continuer le travail de sensibilisation pour souligner l’importance de cette question.

 

Pour appuyer nos actions au niveau européen, nous soutenons la mise en place d’un projet de suivi comparatif des politiques d’égalité en Europe. Le développement d’un tel outil nous permettra de mesurer l’impact de nos actions, de maximiser nos points forts et de minimiser nos points faibles.

 

Mairi Evans (Présidente du Comité des jeunes élus des gouvernements locaux et régionaux – Conseillère municipale d’Angus, Ecosse)

–  En tant que femme élue, quels sont selon vous les problèmes les plus caractéristiques auxquels sont confrontées les femmes dans la société d’aujourd’hui ? Quelles seraient vos trois priorités en matière de lutte contre les inégalités ?

 

Au cours des dernières décennies, beaucoup de sociétés européennes ont amélioré leur compréhension du rôle joué par les femmes, au sein d’une société plus respectueuse de l’égalité des genres. Etant moi-même une jeune femme, je dirais que j’ai pu tirer plusieurs avantages de cette prise de conscience. Cependant, il faut également souligner qu’avant de pouvoir profiter de tous les bénéfices d’une société égalitaire, il reste encore des défis à relever, comme par exemple trouver le bon équilibre entre travail et vie privée ou encourager les femmes à la vie active et à s’impliquer davantage dans la vie politique et sociale.

 

Au niveau local, il est très fréquent de voir davantage d’hommes que de femmes se présenter à des élections. Aux dernières élections régionales écossaises, il y a deux ans, moins de 30% des candidats étaient des femmes. Le conseil municipal d’Angus, dont je suis membre, compte 34% de femmes, ce qui constitue l’un des plus hauts pourcentages de la région. Le manque d’encouragement à participer à la vie politique ou les problèmes liés aux services de garderie au conseil municipal constituent deux des problèmes dénoncés par les femmes candidates, et qui sont susceptible de les décourager de postuler pour un mandat. Ces défis ne sont pas l’exclusivité du milieu politique local, mais apparaissent dans plusieurs autres secteurs de la société.

 

Serife Hasoglu (Conseillère municipale de Tarsus, Turquie)

–   Vous avez récemment organisé une course automobile à Tarsus. En tant que Conseillère municipale, vous avez soumis l’organisation de cet événement à la condition que les femmes soient également autorisées à y participer. Comment cette initiative a-t-elle été perçue par les citoyens de votre municipalité ?

 

Les citoyens de Tarsus ont été très surpris de voir des femmes pilotes. Les hommes les ont encouragées avec étonnement, pointant du doigt les femmes participant à la course. Les femmes pilotes ont répondu avec humour à l’attention particulière qui leur était portée et ont organisé un petit spectacle acrobatique. Nous avons également demandé à quelques femmes du public si elles souhaitaient prendre part à la course en tant que co-pilotes auprès des participantes. Cette initiative a été appréciée et beaucoup de monde a pris des photos. Ce fut une belle journée, haute en couleurs. Nous sommes convaincus que ces femmes sont des modèles pour nos citoyens. Depuis lors, nous avons organisé plusieurs courses mixtes, ainsi qu’une course réservée aux femmes.

 

Je suis fière d’avoir pris cette initiative car je pense que le fait de présenter des femmes pilotes comme modèles à suivre constitue un message important.

 

Notre municipalité, en collaboration avec des groupes de défense des droits civils, a également organisé plusieurs autres activités destinées aux femmes, comme des expositions de photo, des cours de peinture, ou des groupes de cyclisme. Nous avons par ailleurs embauché des femmes conductrices de bus, etc.  

 

Madame Jocelyne Bougeard (Vice-Présidente Commission permanente pour l’égalité, Adjointe au Maire la Ville de Rennes)

 

– De nombreux débats agitent l’opinion publique en France, notamment sur la question de l’éducation au genre à l’école, le mariage pour tous ou l’adoption de la nouvelle loi pour l’égalité. Comment ces débats influencent votre travail en tant qu’élue locale ?

 

Une vive contestation s’oppose aux politiques gouvernementales du ministère aux droits des femmes et privilégie un modèle familial français conservateur. Ce mouvement conteste le droit du mariage pour tous, voté l’année dernière. Il soutient également la décision du gouvernement espagnol limitant l’interruption volontaire de grossesse et menaçant des dangers liés à l’influence de la théorie du genre supposée être inscrite dans les programmes éducatifs, ce qui est faux.

 

De son côté, la ministre française promeut l’action des collectivités, tout particulièrement  dans chacun des domaines inscrits dans les engagements de la charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les collectivités, et invite les collectivités à la mettre en œuvre et la signer.

 

Ces manifestations d’opposition infondées renforcent les collectivités françaises à agir avec détermination, clarté, information des citoyen-ne-s, engagement et évaluation de ces engagements.

 


Elections locales en France et en Turquie: de nouvelles femmes élues

Le weekend dernier (le 30 mars), des élections locales ont eu lieu en France et en Turquie. Malgré des avancées, les femmes restent sous-représentées dans les instances de décision locales et particulièrement en position de maire.

 

En France, les résultats des élections municipales du weekend dernier se traduisent par une augmentation du nombre de femmes présentes dans les conseils municipaux. Cependant, le nombre de femmes maires n’a pas augmenté.

 

Anne Hidalgo est devenue la première femme maire de Paris face à une autre femme, al candidate de l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet. 

 

A Nantes, Rennes, Albi et Albertville – des villes françaises importantes – des femmes ont aussi été élues maires pour la première fois. A Lille, Aix-en-Provence, Amiens et Morlaix des femmes ont été réélues maires.

 

En mai 2013, une nouvelle loi a été mise en place en France exigeant que les listes électorales alternent entre les candidates femmes et les candidats hommes afin d’augmenter les chances des femmes d’être élues. Cette loi venait compléter la loi précédente ayant institué un quota de 50% de femmes au sein des listes électorales. Grace à ces deux lois, les femmes représentent donc 50% des candidats sur les listes électorales des villes de plus de 1000 habitants et 40,3% des conseillers municipaux.

 

Les élections locales en Turquie a permis des avancées en terme de représentation des femmes dans les instances locales de décision. Trois villes-métropoles ont élu des femmes maires pour la première fois de leur Histoire, il s’agit de Fatma Şahin dans la province de Gaziantep dans le sud-est du pays, Gültan Kışanak dans la de Diyarbakır et de Özlem Çerçioğlu dans la province d’Aydin.

 

En Mars 2012, la Commission FEMM du Parlement Européen a publié un rapport intitulé « Rapport sur les femmes en Turquie à l’horizon 2020 » dont une partie est consacrée à la situation des femmes dans les instances locales de décision.


Réunion de la Commission permanente à Bruxelles

Le CCRE organise la réunion de la commission permanente pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale le 30 Avril. Cette réunion aura lieu dans les locaux du CCRE de 10h à 16h.

 

Seront réuni les partenaires et les membres des associations nationales du CCRE ; des élus locaux et régionaux – les membres de la commission permanente pour l’égalité et les coordinateurs nationaux travaillant avec la Charte et l’Observatoire.

 

A cette occasion, les membres de la Commission permanente pourront échanger avec la présidente du CCRE, Mme Annemarie Jorritsma-Lebbink (Maire d’Almere et présidente de l’association des municipalités néerlandaises) à propos du travail du CCRE sur la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Lors de cette réunion, le secrétariat du CCRE présentera les avancées du travail de l’Observatoire et du projet-pilote.

 

Pour plus d’information sur cette réunion, veuillez contacter Johanna Törnström (chargée de mission pour l’égalité) johanna.tornstrom@ccre-cemr.org

 


Le plan d’action de SALAR base sur la Charte Européenne pour l’égalité

L’association des autorités locales et régionales suédoises (SALAR) a signé le Charte Européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale dès son lancement en 2006. Elle a, depuis, encouragé l’ensemble des régions et municipalités suédoises à faire de même.

 

Dans le cadre de son action interne de gender mainstreaming, le SALAR a élaboré un plan d’action visant à formuler sa stratégie relative à l’égalité entre les femmes et les hommes. Le plan d’action se base sur la Charte et couvre la période 2014-2015.

 

Ce plan d’action souligne l’importance que l’association accorde au fait d’intégrer une perspective d’égalité des sexes à chaque phase du processus de décision. Par ailleurs, il stipule que toutes les activités de l’association doivent faire l’objet d’une approche par le gender mainstreaming et inclure la perspective des femmes comme des hommes.

 

Le SALAR a choisi de concentrer son action sur l’Article 8  (Engagement général) et sur l’Article 9 (Analyse sexuée) de la Charte.

 

Ce plan d’action vise les élus, les managers, les directeurs et le personnel de SALAR.

 

Pour mettre en œuvre les engagements pris en signant la Charte, le SALAR a choisi d’entreprendre les actions suivantes:

  1. Les statistiques individuelles produites et utilisées devront désormais être ventilées par sexe
  2. Une analyse sexuée prenant en compte la perspective des femmes comme des hommes devra désormais être faite pour chacune des priorités, projets et accords passés par l’association
  3. Les événements et les formations organisées par le SALAR devront faire l’objet de gender mainstreaming
  4. La communication devra faire l’objet de gender mainstreaming
  5. La perspective de genre devra être utilisée dans les rapports et les décisions prises par l’Association.

 

Par ailleurs, en s’appuyant sur le cadre de ce plan d’action, chaque service de SALAR devra expliciter de quelle façon il conduira cette politique à son niveau.

 

Enfin, le plan d’action désigne un service en charge de la coordination générale du travail de gender mainstreaming et explicite les critères d’évaluation de la politique conduite.


La conférence de FemCities sur la Charte Européenne pour l’Égalité

Les 6 et 7 avril, le réseau FemCities en partenariat avec la ville de Graz et la ville de Vienne a organisé une conférence sur la mise en œuvre de la Charte Européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale. Cette conférence a réuni près de 40 participant-e-s en provenance d’Autriche, d’Allemagne, de Serbie, de Croatie et de Suède.

 

Cette conférence a été l’occasion pour les participants de découvrir comment les villes de Vienne, Graz, Francfort et Zagreb développent leurs politiques locales en matière d’égalité.

 

Les participants ont débattu de nombreuses questions, notamment de l’opposition entre « égalité » et « diversité » et de la tendance actuelle à assimiler les deux termes.

 

La façon d’organiser le travail en matière d’égalité entre les femmes et les hommes au sein des municipalités à été abordée ainsi que le poids du management opérationnel à la fois en matière de politique d’égalité interne et externe. La question des défis que cela peut poser en à aussi été évoquée.

 

FemCities est un réseau européen de villes travaillant pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. Anciennement connu sous le nom de Milena, ce réseau était particulièrement actif parmi des villes d’Europe centrale, notamment en Autriche, en Hongrie, en Slovaquie et en République Tchèque. Aujourd’hui, le réseau a élargi ses activités et organise des conférences annuelles sur différentes thématiques en rapport avec l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale.

 

Pour plus d’information sur FemCities, cliquez ici. (en Anglais ou en Allemand)

 

En 2012, FemCities a organisé une conférence sur le thème « Mettre fin aux stéréotypes sexistes dans la publicité ». Pour plus d’information et pour avoir accès aux publications relatives à cette conférence, cliquez ici.

 

En 2011, la conférence annuelle portait sur « Les femmes migrantes en Europe et les municipalités ». Pour plus d’information et pour avoir accès aux publications relatives à cette conférence, cliquez ici.


Symposium International sur l’égalité entre les femmes et les hommes et l’accès à la santé

Public Policy Exchange organise un symposium international à Bruxelles le 13 Mai pour débattre d’une stratégie européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans le domaine de la santé, notamment dans l’accès à des services de santé de qualité. Lors de ce symposium, les participants seront amenés à réfléchir à la façon de mettre en place une politique commune et améliorer le cadre européen de régulation dans ce domaine.

 

La conférence réunira des intervenants-clés d’organisations telles qu’Amnesty International, l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Institut Européen de la santé des femmes, EIGE, la fédération du planning familial et beaucoup d’autres.

 

Pour plus d’informations concernant cet événement et pour vous y inscrire, veuillez suivre ce lien.


Le Forum Nordique de l’égalité à Malmö (Nordiskt Forum – Malmö)

Du 12 au 15 juin, Malmö se deviendra la capitale européenne – voire mondiale – de l’égalité entre les femmes et les hommes en accueillant le Forum Nordique de l’égalité (Nordiskt Forum). Co-organisé par six organisations œuvrant pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans chacun des cinq pays nordiques, cette conférence se donne pour but de promouvoir l’émancipation des femmes et des jeunes filles et de parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Environ 15 000 participants (chercheurs, femmes et hommes politiques, représentants d’agences gouvernementales, représentants de collectivités locales, d’ONG mais aussi de nombreux curieux) sont attendus afin d’échanger sur leur travail, les défis qu’ils rencontrent et les opportunités liées à l’égalité femme-homme dans la région nordique, et afin de débattre et de formuler des propositions concrètes à l’intention des décideurs etc.

 

Pour plus d’informations sur cet événement rendez-vous sur le lien suivant


Le questionnaire sur la Charte européenne pour l’égalité est accessible en ligne en 18 langues

Le CCRE travaille actuellement sur un projet-pilote en coopération avec la société de conseil ICF GHK et l’Université du Pays Basque afin de développer des indicateurs pour mesurer la mise en œuvre de la Charte Européenne pour l’égalité. Ce projet financé par la Commission Européenne a débuté en janvier 2014 et prendra fin en décembre 2015. La phase du projet sur laquelle nous travaillons actuellement consiste en l’analyse de la mise en œuvre de la Charte dans chaque Etat-membre de l’Union Européenne et nous demandons donc aux signataires de la Charte de répondre à un questionnaire. Cette enquête couvre des questions relatives au travail des collectivités locales en lien avec la Charte et l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Si vous n’y avez pas encore répondu, nous vous invitons à le faire en cliquant sur le lien correspondant à votre langue avant le 26 Mai (avant le 28 Mai pour l’Italie, la France, la Grèce, l’Espagne et la Suède)

 

Italien : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/it/

 

Français : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/fr/

 

Grec: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/el/

 

Espagnol : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/es/

 

Portugais : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/pt/

 

Suédois : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/se

   

Anglais: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/

 

Allemand: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/de/

 

Tchèque: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/cz

 

Finnois: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/fi/

 

Hongrois: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/hu/

 

Letton: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/lv/

 

Maltais: http://www.ghkint.com/ecwmll/surveys/mt/

 

Hollandais: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/nl/

 

Polonais : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/pl/

 

Roumain : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/ro/

 

Slovaque: http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/sk/

 

Slovène : http://www.ghkint.com/surveys/ecwmll/si/


Projet pour promovoir la conciliation des temps

En 2008, l’Institut espagnol de la Femme a lancé, en s’appuyant sur les associations espagnole (FEMP) et norvégienne (KS) un projet-pilote sur la conciliation des temps financé par l’Espace économique européen (EEE).

 

Ce projet vise à améliorer les politiques publiques locales et à offrir aux citoyens la possibilité de mieux articuler leurs temps de vie (professionnel, privé et de loisir) par la mise en place de plan de conciliation des temps dans 10 villes espagnoles.

 

Cela a donné lieu en 2010 à la publication d’un guide de bonnes pratiques de conciliation des temps à l’intention des autorités locales dans lequel étaient réunies et analysées les meilleurs exemples norvégiens et espagnols. La collaboration entre la Norvège et l’Espagne s’est montrée très fructueuse puisqu’il a permis un échange de bonnes pratiques entre les deux pays.

 

Les recommandations figurant dans le guide final sont les suivantes :

  • Mise en place de mesures transversales dans les politiques publiques afin de prendre en compte les aspects professionnels, personnels et domestiques de la vie ;
  • Mise en place de mesures visant le secteur privé afin de promouvoir l’idée que la conciliation des temps va de paire avec l’augmentation de la productivité (sensibilisation, promotion des aménagements d’horaires et du travail à distance)
  • Mise en place d’interventions au sein de l’administration locale dans son rôle d’employeur (en luttant contre les discriminations en interne et en promouvant une culture de l’autogestion et de la confiance auprès des salariés) ;
  • Intégration d’un volet politique des temps dans la planification urbaine
  • Promotion des services et infrastructures qui favorisent la conciliation des temps de vie (horaires d’ouverture étendus, accès à bas pris, plateformes de transport multimodales)
  • Mise en place d’activité de sensibilisation au changement d’attitude concernant la question des temps (politiques d’éducation, incitation au partage des taches domestiques).

Fort de son succès, le projet Equilibrio-Balance a été reconduit pour la période 2013-2015. Il inclut désormais 15 collectivités espagnoles (Madrid*, Majadahonda*, Almería, Cádiz, Jaén, Candeleda, Torrepacheco, Cambre, Verín, Vilagarcia de Arousa, Barakaldo*, Mérida, Pedro Muñoz, Cabezón de la Sal et Ibiza) et 2 municipalités norvégiennes (Kristiansand* et Hamar).

 

*Collectivités signataires de la Charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

 

Questions à María Segura, chargée du projet pour la FEMP et Marit Tovsen conseillère pour KS

 

D’où est venue l’idée d’une collaboration entre l’association norvégienne (KS) et l’association espagnole (FEMP) sur ce projet ?

 

L‘Espagne et la Norvège ont beau être deux pays très différents, ils ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. La question de l’égalité s’est développée relativement récemment mais rapidement en Espagne ce qui a permis de parvenir à de bons résultats en la matière, notamment dans des domaines cruciaux comme les violences faites aux femmes. A l’inverse, en Norvège, la question de l’égalité s’est développée de façon continue sur un période plus longue ce qui a donné lieu à de bons résultats dans de nombreux domaines dont la conciliation des temps.

 

Pourquoi avez-vous décidé de centrer le projet sur la question de la conciliation des temps de vie ?

 

Les politiques visant à promouvoir l’égalité des chances entre les femmes et les hommes et à garantir l’égalité formelle et l’égalité réelle se sont largement développées ces dernières décennies, au niveau européen comme au niveau national.

 

La conciliation de la vie personnelle, familiale et professionnelle est un enjeu étroitement lié aux nouvelles réalités sociales, économiques et salariales européennes. Il s’agit probablement d’un des éléments les plus cruciaux de la question de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes et il devrait être traité sous différents angles.

 

En Espagne, la conciliation des temps est un enjeu crucial car le pays combine un faible taux de participation des femmes au marché du travail ainsi qu’un faible taux de natalité. De son côté la Norvège a un fort taux de participation des femmes au marché du travail tout en ayant un taux de natalité assez faible – ce qui dénote une meilleure conciliation des temps de vie.

 

Pourquoi selon vous, la conciliation des temps est primordiale pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes ?

 

Il est primordial que chacun puisse combiner sa vie personnelle et professionnelle. De plus les femmes aussi bien que les hommes devraient avoir la possibilité de combiner leur vie professionnelle et le fait d’avoir des enfants – s’ils le souhaitent.

 

Prendre des mesures pour promouvoir la conciliation des temps de vie a des répercussions sur l’amélioration de l’égalité formelle et réelle entre les femmes et les hommes. Cela permet de consolider un modèle de vie commune – dans lequel les responsabilités familiales sont partagées – qui contribue à faire tomber les barrières empêchant de combiner à la fois la vie professionnelle et familiale.

 

De plus la conciliation des temps est un enjeu crucial du développement économique et social dans la mesure où il permet une meilleure utilisation de la main d’œuvre disponible et augmente l’efficacité et la productivité des entreprises et de la société en intégrant les contributions des femmes comme des hommes.

 

Ce projet est-il lié à d’autres activités dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes menées par les collectivités locales ?

 

Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans un engagement fort des municipalités participantes. En étant au plus proche des réalités sociales, les municipalités sont le niveau de gouvernance le plus à même de combattre les inégalités et promouvoir une égalité réelle et efficace au sein de la société.

En ce sens, les municipalités impliquées dans le projet ont une grande expérience des politiques d’égalité ce qui fait de l’échange d’information et de bonnes pratiques lui-même un des buts de ce projet.

 

Pouvez-vous donner des exemples de bonnes pratiques ? 

 

En ce qui concerne le projet-pilote, les bonnes pratiques ont été rassemblées dans un guide (en anglais). Actuellement nous cherchons à en identifier de nouvelles en se basant sur de nouveaux objectifs.

 

 

Repères

En Espagne, en 2013, 53% des femmes avaient un emploi salarié (contre 64% des hommes)[1] et 26,3% d’entre elles travaillaient à temps partiel (contre 8% chez les hommes ayant un emploi salarié)[2].

En Norvège en 2013, 73% des femmes avaient un emploi salarié (contre 77% d’hommes)[3]. Cependant, 40% d’entre elles travaillaient à temps partiel (contre seulement 10% des hommes travaillant).

En ce qui concerne les naissances, en Espagne en 2012, le taux de natalité  (c’est-à-dire le nombre de naissances rapporté à l’ensemble de la population) était de 9,7 ‰[4] et le taux de fertilité (c’est-à-dire le nombre d’enfant par femme) était de 1,3[5].

En Norvège en 2012, le taux de natalité était de 12‰[6] et le taux de fertilité était de 1,9 enfant par femmes[7].

En guise de repère, le taux de natalité dans l’Union Européenne (28) en 2012 était de 10,4‰ en 2012 et le taux de fertilité était de 1,59 enfant par femmes.

 


Elections européennes: un petit pas vers l’égalité au Parlement

Á partir des résultats des élections européennes du 22 au 25 Mai dernier, le Lobby Européen des Femmes a publié des premières estimations concernant le nombre de femmes parmi les députés au Parlement Européen.

 

Malgré des actions telles que la campagne 50/50 (du Lobby Européen des Femmes) et l’engagement de certains partis politiques, le pourcentage de femmes élues au Parlement est loin d’atteindre la barre des 50%. La nouvelle législature contera 276 femmes pour 475 hommes, soit seulement 36.75% de femmes. Cela équivaut à 19 femmes nouvellement élues soit une augmentation de 1.25% par rapport à la précédente législature 2009-2014.

 

Pour plus d’information, vous pouvez consulter l’article du Lobby Européen des Femmes (en anglais).

 

Ces résultats montrent la nécessité de continuer à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans les instances de décision politique comme souligné dans l’article 2 de la Charte.

 

Parmi les actions en ce sens, notre association basque EUDEL a créé en 2012 l’école Virginia Woolf afin de permettre aux élues locales du Pays Basque espagnol d’échanger leurs expériences. Plus d’information sur cette initiative ici.


Retour sur le Forum de l’égalité dans les pays Nordiques

Près de 12 000 visiteurs se sont réunis à Malmö en Suède le weekend dernier (du 12 au 15 juin) pour assister au Forum de l’égalité dans les pays Nordiques afin de discuter de l’égalité entre les femmes et les hommes et des droits des femmes. Parmi les nombreux intervenants figuraient des ministres des pays nordiques, des femmes et hommes politiques, des députés européens, des représentant-e-s d’associations promouvant les droits des femmes, des militant-e-s, des chargé-e-s de mission dans des collectivités locales, des écrivain-e-s ou encore des journalistes.

 

Au programme du Forum : des séminaires permettant des débats avec le public et une exposition des travaux en matière d’égalité présentés par des institutions, partis politiques, associations promouvant les droits des femmes, ONG, collectivité locales et de bien d’autres organisations.

 

Le congé parental, la place des femmes sur le marché de l’emploi, les écarts de rémunération, le rôle des femmes dans les instances de décision, les droits et les conditions de vie des femmes migrantes, la violence à l’encontre des femmes furent autant de sujets discuté pendant ces 4 jours.

 

La directrice exécutive d’ONU Femmes, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka était présente et à insisté lors de son discours sur la nécessité de développer des outils de suivi de la mise en œuvre des politiques d’égalité, notamment par la création d’indicateurs et a appelé à la publication de données ventilées par sexe. Elle a aussi souligné la nécessité d’analyser l’impact des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) sur les femmes.

 

Le Forum s’est terminé dimanche par une impressionnante cérémonie de clôture mise en musique par des femmes musiciennes. Quatre des ministres en charge de l’égalité des pays nordiques étaient présent (Suède, Islande, Groenland et Norvège) et ont dévoilé le document final de la conférence. Dans celui-ci, le Forum en appelle aux mesures suivantes :

 

  1. La mise en place de budgets genrés à tous les niveaux (national, régional et municipal) dans les pays nordiques ;
  2. Le financement des organisations promouvant les droits des femmes par les gouvernements des pays nordiques ;
  3. La délivrance de titre de séjour individuel pour les femmes migrantes qui ne soit pas lié à celui de leurs conjoints, l’arrêt total des expulsions de femmes migrantes victimes de violence et la mise en place de mesure de protection et de soutien des femmes victimes de trafic d’êtres humain ;
  4. La promotion par les gouvernements des pays nordiques, les employeurs et les syndicats de l’emploi des femmes, de l’égalité salariale, le soutien a la mise en place de conditions de travail décentes, la promotion d’une meilleure articulation des temps et d’une distribution plus équitable des congés parentaux entre les femmes et les hommes;
  5. La promotion et le soutien par les autorités des pays nordiques des femmes investies dans le domaine de l’environnement et du développement durable en tant que partenaires, innovatrices, scientifiques, professeures, ect. Ainsi que de l’adoption d’une perspective d’égalité dès que cela est possible dans la mise en place d’aides dans ce même domaine.

 

Pour plus d’information sur le Forum, consultez son site internet. (en Anglais)

 

De nombreux signataires de la Charte Européenne pour l’égalité ont présenté leurs travaux lors de séminaires. Parmi eux, la province du Norrbotten en Suède à présenté sa collaboration avec différents partenaires de la société civile dans les municipalités de la province, notamment le club de hockey de la ville de Luleå à l’origine de l’initiative « Brisons le silence » (Bryt tystnaden en suédois) en lien avec le site internet www.våldmotnära.se qui previent des risques et sensibilise contre la violence à l’égard des femmes.

 

La municipalité de Linköping, elle aussi signataire de la Charte, a quand à elle présenté les activités qu’elle met en place dans les crèches et les écoles maternelles en matière d’éducation au genre. La municipalité a engagé un « éducateur aux questions du genre » qui intervient dans différentes crèches pour analyser la situation et faire des recommandations sur la manière d’améliorer le travail fait avec les enfants en prenant conscience des normes et des stéréotypes qui influent sur la façon dont sont traité les filles et les garçons dès le plus jeune âge.  

 

Enfin, la ville d’Umeå a présenté son musée de l’Histoire de la Femme (“Kvinnohistoriskt museum” en Suédois), grande première en Europe. Le musée ouvrira officiellement ses portes en Novembre 2014, cliquez ici pour plus d’informations.


Le Sommet Européen de l’égalité entre les femmes et les hommes portera sur la recherché et l’innovation


La quatrième édition du Sommet Européen de l’égalité se tiendra à Bruxelles les 30 juin et 1er juillet. De nombreux experts du monde de la recherche, de l’industrie et de la politique en provenance de toute l’Europe et au-delà se réuniront pendant deux jours pour débattre de la façon de promouvoir le gender mainstreaming dans le secteur de la recherche et de l’innovation. Cette question est centrale afin de parvenir à atteindre les objectifs que l’Union s’est fixée dans ce domaine au travers de la stratégie « Horizon 2020 ». Ce sommet sera l’occasion pour les participants d’échanger sur la façon de promouvoir la place des femmes dans la recherche et l’innovation et d’analyser tout ce que le gender mainstreaming et l’égalité entre les femmes et les hommes peuvent lui apporter.

Pour plus d’information, rendez-vous sur le site du Sommet.


Conférence du Lobby Européen des Femmes: “Elections européennes : Et après ? »


Le Lobby Européen des Femmes (LEF) organise une conférence le 9 juillet sur les résultats des élections européennes pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette conférence clôturera la campagne 50/50 menée par le LEF pendant les élections européennes afin d’augmenter le nombre de femmes élues députées au Parlement Européen. Avec seulement 37% de femmes députées européennes, les défenseurs de l’égalité vont devoir trouver une nouvelle stratégie pour défendre leur cause au sein des Institutions Européennes durant les 5 prochaines années. Cette conférence sera l’occasion pour les participants de débattre de nouvelles stratégies pour l’égalité au sein de l’UE et de réfléchir à la façon de promouvoir la place des femmes aux postes importants des Institutions.

Pour plus d’informations sur cette conférence en Anglais, rendez-vous sur le site du LEF au lien suivant.


L’Atlas passe la barre des 1400 signataires!

L’Observatoire a mis à jour l’Atlas et est heureux d’annoncer qu’il compte désormais ses premiers signataires en Croatie : la municipalité de Delnice qui a signé la Charte le 21 Mars 2014 et la municipalité d’Opatija qui a signé la Charte le 29 mai 2014. Nous souhaitons également la bienvenu aux nouveaux signataires en Finlande (Nykarleby), en France (Conseil Général de l’Allier, Ville de Seyssins), au  Portugal (Leiria, Mourao Gondomar, Penela, Celorico de Basto), Serbie (Vracar) et en Espagne (Galdakao).

 

L’Assemblée de la municipalité de Vračar (une des 17 municipalités de la ville de Belgrade) a adopté la Charte européenne pour l’égalité le 27 Juin, à l’occasion de l’inauguration du  mémorial de Sofija Soja Jovanović, la première femme cinéaste en Serbie.

 

Nina Živanović, coordonnatrice du  Bureau pour l’égalité de genre de la municipalité de Vračar, a rappelé dans son discours qu’en 1922, à la naissance de Soja Jovanović , les femmes en Serbie n’avaient pas le droit de vote ni celui de  diriger  des  films ou des pièces de théâtre. Il était alors difficile d’imaginer  que la situation pourrait être  différente  à  l’avenir. Cependant, malgré les progrès réalisés au cours des dernières décennies, il reste encore beaucoup à faire aujourd’hui pour améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la société. En outre, Nina Živanović, a suggéré d’emprunter la  devise de Soja Jovanović, “l’Impossible n’existe pas, il n’y a pas d’excuses” pour réaffirmer que, même si certaines personnes pensent que l’égalité entre les femmes et les hommes de genre est impossible à réaliser, il n’y a pas d’excuses, nous devons continuer à travailler pour la réalisation d’une société plus égalitaire au bénéfice de tous.


Conférence de l’AFCCRE: “Après les élections européennes”

Suite aux élections européennes et municipales en France en Mars 2014, l’Association Française du Conseil des Communes et Régions d’Europe (AFCCRE) organise une conférence à Nantes les 11 et 12 Septembre intitulée « Après les élections européennes : Discutons, Proposons, Agissons ».

 

Avec cette conférence, l’AFCCRE souhaite rappeler l’importance de la participation des collectivités locales –  en tant que niveau de décision le plus proche du citoyen- au débat sur le projet européen et la place des citoyens dans l’UE.

 

Avec le renouvellement des équipes municipales, des députés européens, des membres de la Commission Européenne et avec la nouvelle allocation des fonds européens pour la période 2014-2020, 2014 est une année charnière.

 

Dans ce contexte, le but de la conférence est de permettre aux partenaires travaillant au niveau local de se rencontrer et d’échanger, de mieux comprendre le fonctionnement des institutions européennes, des fonds structurels et des programmes européens.

 

La conférence donnera lieu à 5 forums de discussion sur les sujets suivants :

1)     Les partenariats entre collectivités

2)     L’égalité entre les femmes et les hommes

3)     Les négociations européennes et internationales sur le climat et l’énergie

4)     Les politiques européennes d’inclusion sociale et d’emploi

5)     La coopération au développement

 

Pour plus d’informations veuillez consulter ce lien.


Twitter, Commission FEMM et conciliation de la vie professionnelle-vie privée

Twitter

Nous sommes heureux d’annoncer que “l’Observatoire” est maintenant sur Twitter. Suivez-nous sur @CEMR_Equality

 

Les nouveaux membres de la commission FEMM
Le 7 Juillet la Commission des Droits des femmes et l’égalité du genre du Parlement européen (FEMM) a élu son nouveau bureau. La nouvelle Présidente de la commission est la député espagnole Itaxe García Pérez (Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen).

Pour accéder à la liste complète des nouveaux membres de la commission FEMM veuillez consulter ce lien.
 

Rapport d’Equinet sur la conciliation de la vie professionnelle-vie privée  
Equinet (le réseau européen des organismes nationaux promouvant l’égalité) a publié, le 8 Juillet un nouveau rapport sur la façon dont les organismes nationaux promouvant l’égalité peuvent contribuer à la promotion de la conciliation de la vie professionnelle-vie privée.

Equinet précise que la conciliation de la vie professionnelle-vie privée est un élément essentiel dans l’amélioration l’égalité entre les femmes et les hommes, car il couvre des nombreux aspects importants tels que la participation efficace dans le marché du travail et un partage plus égal entre les hommes et les femmes des responsabilités familiales.
 
Le rapport est basé sur les discussions tenues avec les membres nationaux d’Equinet et une enquête sur la conciliation de la vie professionnelle-vie privée envoyé à tous les membres. L’objectif du rapport est d’inciter les organismes d’égalité à s’engager sur les questions liées à la conciliation de la vie professionnelle-vie privée afin d’élargir leur champ d’intervention dans le domaine de la lutte contre la discrimination.
 

Pour accéder au rapport veuillez cliquer sur ce lien (en anglais).
 
Pour plus d’informations veuillez consulter le site internet d’Equinet.


Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence faites aux femmes

Le 1er août la “Convention d’Istanbul” du Conseil de l’Europe est entrée en vigueur. L’objectif de la Convention est de prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

 

Jusqu’à présent, 22 Etats membres du Conseil de l’Europe ont signé la convention et 14 Etats membres l’ont ratifiée.

 

En ratifiant la convention, les pays s’engagent à prévenir toutes les formes de violence à l’égard des femmes et à prendre des mesures spécifiques pour lutter contre la violence sexiste, le harcèlement sexuel, le mariage forcé et la mutilation génitale par exemple.

 

La Convention a été promue par diverses organisations internationales et de lobbying, telle que la campagne « Agis contre le viol », organisée par Lobby européen des femmes en 2013.

 

Pour célébrer l’entrée en vigueur de la Convention d’Istanbul, le Conseil de l’Europe organisera une conférence internationale à Rome le 19 septembre intitulée « A l’abri de la peur, à l’abri de la violence ». La conférence est organisée en collaboration avec le ministère italien des Affaires étrangères et de la chambre des députés d’Italie dans le cadre de la présidence italienne de l’Union européenne. La conférence vise également à mettre en évidence l’approche holistique de la convention de la lutte contre les violences faites aux femmes, et à encourager davantage d’États membres à la ratifier et de la mettre en œuvre.


Umeå – une ville modèle pour l’égalité des genres

  • Le football dans des conditions d’égalité

Sur base d’une étude menée par la ville d’Umeå en 1999 montrant que les enceintes sportives étaient utilisées dans 70 pourcent des cas par des hommes, Umeå a décidé de changer ses politiques de sports en donnant aux femmes la possibilité de pratiquer du sport dans des mêmes conditions que les hommes.

En 2000, il a été décidé que les heures d’entraînement devaient être divisées de manière plus égale entre les équipes de femmes et d’hommes, en fonction de leur classement dans leur propre ligue par exemple. Par conséquent, les équipes masculines n’ont plus nécessairement la priorité pour choisir les meilleures heures d’entraînement, et les équipes féminines ont les mêmes opportunités d’entraînement dans les enceintes sportives. Umeå fut la première municipalité de Suède à prendre ce genre de décision sur la manière de diviser les heures d’entraînement entre les genres.

Cette décision a suscité beaucoup de réactions et certains citoyens ont soutenu que la situation était injuste étant donné qu’il y avait moins de femmes et filles qui jouaient au football. Cependant, en dénonçant la distribution inégale des opportunités pour les hommes et les femmes dans la pratique de sports, la nouvelle politique a également ouvert les yeux de beaucoup de citoyens. Par conséquent, l’intérêt pour le football féminin a rapidement grandi et aujourd’hui il y a presque autant de filles que de garçons qui jouent au football dans la ville d’Umeå.

Pour plus d’informations, veuillez visiter cette page (information en suédois).

 

  • Regard sur les genres lors de tours guidés

Depuis 2009 la ville d’Umeå propose des visites guidées de la ville en bus pour montrer le paysage d’Umeå sous l’angle de l’égalité des genres. Les tours présentent les initiatives visant à améliorer l’égalité des genres dans la municipalité, mais également les défis auxquels elle doit encore faire face. Par exemple, en passant devant le plus grand lycée, les visiteurs sont informés sur le fait que les filles et les garçons font des choix d’études différents en fonction de leur sexe. En passant devant un hôpital, les conséquences d’une ségrégation du marché du travail selon le sexe sont soulignées. Alors que bus passe près de parcs, des questions liées au sentiment de sécurité dans les espaces publics sont mentionnées. Les visiteurs sont aussi informés d’un projet visant à encourager les hommes sans emploi à travailler dans les cuisines des écoles pendant que le bus passe près d’écoles maternelles.

 

  • La représentation des hommes et des femmes lors d’évènements culturels

La ville a étudié la représentation des hommes et des femmes lors d’évènements culturels, dans le but de démontrer les inégalités dans la représentation des sexes sur scène. En 2013, 765 femmes ont joué sur scène lors des huit plus grands festivals d’Umeå, contre 1228 hommes. Ce chiffre a augmenté au cours de ces dernières années, suite à un travail intensif sur l’égalité des genres et une plus grande prise de conscience.

Pour plus d’informations, veuillez visiter cette page.

 

  • Le musée de l’histoire des femmes

En novembre 2014, Umeå ouvrira un musée de “l’histoire des femmes”. Ce musée est pionnier puisqu’il s’agit du premier musée de ce type en Europe. En plus de se concentrer sur le rôle des femmes et leur perspective dans l’histoire, le musée proposera également des activités et expositions sur des questions liées à l’égalité des genres, le pouvoir, la résistance et les opportunités.

Pour plus d’informations sur le musée, veuillez cliquer sur le lien suivant : http://www.kvinnohistoriskt.se/


Formation sur la Charte européenne pour l’égalité

L’association suédoise des autorités locales et régionales (SALAR) organise une formation de deux jours pour les signataires suédois de la Charte européenne pour l’égalité (municipalités, pays et régions), pour élaborer et développer leur plan d’action par rapport à la Charte.

 

La formation comprendra des cours, discussions et exemples pratiques et couvrira les sujets suivants :

  • La Charte européenne pour l’égalité – introduction
  • Signer la Charte européenne – Qu’est-ce que cela implique ?
  • Exemples de bonnes pratiques de municipalités, pays et régions
  • Conditions préalables pour élaborer un plan d’action
  • Mission, mandat et conditions au sein de l’organisation
  • Utilisation de la Charte européenne comme outil concret
  • Gestion, contrôle et suivi
  • Planification d’actions supplémentaires

 

Date : 8-9 octobre, de 9h30 à 16h00 (les deux jours)

Lieu : SIS, Swedish Standards Institute, Sant Paulsgatan 6, Stockholm

Public cible : employés travaillant dans des municipalités, pays et régions chargés du plan d’action pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Pour plus d’informations, veuillez cliquer sur ce lien (information en suédois)


Gender mainstreaming au sein des autorités locales

UN Habitat a publié en 2008 un dossier sur de bonnes pratiques de « gender mainstreaming » au niveau des autorités locales, en s’appuyant sur des exemples de divers pays tels que le Brésil, le Costa Rica, l’Afrique du Sud, les Philippines et l’Autriche.

 

La publication tire les conclusions suivantes sur les éléments nécessaires pour mettre en œuvre des initiatives locales favorisant l’égalité des genres:

–          La volonté politique est cruciale pour obtenir les résultats escomptés.

–          La volonté politique doit être complétée par des stratégies telles que des plans d’actions, du renforcement de capacité et des formations, les ressources financières nécessaires ainsi que des instruments de suivi – des outils contribuant à faciliter l’institutionnalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes.

–          Des actions ciblées visant à renforcer l’autonomie des femmes et à répondre aux besoins spécifiques des femmes en termes de désavantages socio-économiques

–          Des actions ciblées doivent aller de pair avec des activités de « gender mainstreaming ».

–          Des systèmes de quotas sont nécessaires dans beaucoup de pays pour lutter contre la distribution inégale de pouvoir.

–          Des campagnes de sensibilisation sur l’importance du gender mainstreaming et des politiques d’égalité entre les hommes et les femmes aussi bien parmi les employés municipaux que parmi les citoyens.

–          Impliquer des acteurs externes tels que des groupes de la société civile, des organisations de femmes et des ONG.

–          Mettre en œuvre un budget intégrant la dimension du genre comme moyen pour assurer la distribution égale des ressources.

–          La coopération internationale et le partage de bonnes pratiques, en partageant des connaissances et des informations, les autorités locales peuvent apprendre les unes des autres. D’après la publication, beaucoup de bonnes pratiques sont facilitées par des conventions internationales, des déclarations et des feuilles de route.

–          Des initiatives qui favorisent l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée : certaines des meilleures pratiques mentionnent l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Les femmes ont tendance à bénéficier davantage de certains services tels que l’aide à l’enfance et des heures de travail flexibles. Ces types d’initiatives semblent également augmenter la participation des hommes dans la vie de famille et dans les tâches domestiques.

–          Impliquer les citoyens dans la planification, la mise en œuvre et l’évaluation. Dans ce travail, les données ventilées selon le sexe ainsi que des indicateurs sont nécessaires.

 

La publication présente également la Charte européenne pour l’égalité comme bon exemple pour promouvoir des initiatives d’égalité au niveau local et régional.

Pour accéder à la publication complète, veuillez cliquer sur ce lien.


Bilans sur l’égalité entre les femmes et les hommes Italie

Plusieurs municipalités et provinces d’Italie ont élaboré des « Bilans sur l’égalité entre les femmes et les hommes » pour soutenir la mise en œuvre de politiques locales et régionales sur l’égalité des genres.

 

En élaborant les «Bilans sur l’égalité » présentant les données ventilées selon le sexe, les municipalités ont pu répondre aux questions suivantes:

 

  1. Quels sont les besoins des citoyens (des femmes et des hommes, des filles et des garçons) ?
  2. Comment l’administration publique locale peut-elle répondre à ces besoins (en fournissant les services adéquats, par des choix politiques et des engagements budgétaires etc.)
  3. L’administration locale ou régionale a-t-elle bien atteint des objectifs d’égalité des genres en interne ?

 

La municipalité de Castel del Piano par exemple, dans la province de Grosseto qui donne un aperçu des statistiques divisées suivant la situation démographique des citoyens par rapport au marché du travail.

 

En se basant sur les chiffres, la municipalité a pu faire une analyse intéressante des questions liées à la conciliation de la vie professionnelle et la vie privée, par exemple :

  • L’analyse montre que la participation des femmes sur le marché du travail présente plusieurs différences par rapport aux hommes. Ceci est surtout dû au fait que les femmes ont tendance à prendre une plus grande part de responsabilité dans le travail domestique non-rémunéré et consacre plus de temps à la vie de famille, qu’elles sont surreprésentées dans certains domaines professionnels, qu’elles courent de plus grands risques de précarité du travail, et qu’elle ont plus de difficultés à atteindre des postes à hautes responsabilités. De plus, il y a toujours d’importantes différences  entre les salaires des hommes et des femmes, etc.
  • En termes quantitatifs, le nombre de femmes employées est plus bas que pour les hommes, bien que les femmes, en particuliers les jeunes femmes, aient généralement un niveau d’éducation plus élevé que les hommes.
  • De plus, les femmes sont plus susceptibles d’abandonner leur carrière professionnelle pour consacrer leur temps au travail à domicile pour s’occuper des enfants ou parents. Pour changer cela, la municipalité pourrait offrir des services publics adéquats pour les enfants et les personnes âgées.
  • D’un point de vue économique, il est impératif que la participation des femmes sur le marché du travail augmente.
  • En outre, le fait que les femmes prennent une grande part de responsabilité dans les tâches domestiques a été identifié comme une des causes du taux extrêmement faible de fertilité des femmes de la population italienne, un des taux les plus bas au monde.

 

Grâce aux résultats de l’étude, les municipalités ont décidé d’affecter des ressources d’une part pour des activités qui visent directement à renforcer les droits des femmes(comme par exemple, des évènements et campagnes de sensibilisation, en soutenant l’entreprenariat féminin, des formations, en fournissant des endroits de réunion pour les femmes, etc.), et d’autre part pour activités indirectement liées à l’amélioration de l’égalité des genres (par exemple, l’aide à l’enfance, les soins aux personnes âgées, les services sociaux, le transport public, les espaces verts, la culture, le sport, etc.)

Veuillez trouver ci-dessous quelques exemples des bilans sur l’égalité en Italie :

 

Pour accéder à la publication « L’égalité dans les budgets : pour une mise en œuvre pratique » – un manuel publié par le Conseil de l’Europe en 2009, veuillez cliquer sur ce lien.


Tirons des leçons des expériences françaises

Tirons des leçons des expériences françaises

 

Le Centre Hubertine Auclert a été inauguré et fondé par le Conseil régional de Paris. Il a pour mission de promouvoir l’égalité femmes-hommes et de sensibiliser le public à la discrimination et à l’égalité des droits.

 

Le Centre est composé d’ONG, de représentants élus et de syndicats. Son travail consiste aussi à aider les membres à monter des projets luttant contre la discrimination fondée sur le sexe dans des écoles, ainsi qu’à fournir des informations et du matériel à travers leur site internet.

 

En 2013, le Centre a mené une étude sur l’égalité femmes-hommes dans 30 autorités locales et régionales en France. Le résultat a été présenté dans la publication « Les Politiques Locales d’Egalité en France » qui rassemble des informations intéressantes sur le travail sur l’égalité en France. Elle se focalise principalement sur l’élaboration et l’utilisation de plans d’action. De plus, l’étude identifie les obstacles principaux rencontrés lors de la mise en œuvre de politiques d’égalité femmes-hommes au niveau local (ressources financières, bonne coordination entre les départements et le besoin d’une plus grande sensibilisation) mais également les conditions de réussite.

 

  • Conditions de réussite

1)    avoir un-e élu-e délégué-e à l’égalité femmes-hommes au sein de l’exécutif – cette condition doit être complétée par un engagement politique fort

2)    avoir un budget spécifiquement dédié à l’égalité femmes-hommes

3)    Avoir une personne chargée l’égalité femmes-hommes à temps-plein

4)    Avoir des personnes ressources impliquées dans l’égalité femmes-hommes au sein des différents services

5)    Sensibiliser et former

 

  • Bonnes pratiques

La publication présente aussi un nombre d’exemples de bonnes pratiques dans différents domaines liés à la Charte européenne, comme par exemple : accès au logement, santé, culture, sports, éducation, emploi, lutte contre la précarité, articulation des temps de vie, communication non-stéréotypée, lutte contre les violences faites aux femmes, visibilité des femmes dans l’espace public, sécurité et espaces publics, mobilité et transports, mobilisation et formation des actrices et acteurs, coopération européenne et internationale.

 

  • La Charte européenne pour l’égalité

La publication présente la Charte européenne pour l’égalité comme un très bon outil pour prendre des initiatives liées à l’égalité femmes-hommes. En signant la Charte, le conseil municipal ou régional s’engage publiquement dans des politiques d’égalité femmes-hommes et entreprend d’élaborer un plan d’action. Bien que la Charte n’ait pas de caractère contraignant, elle fournit une méthodologie en illustrant de différentes manières comment on peut travailler avec l’égalité dans différents domaines de compétences.

 

  • Programmes européens

De même, les programmes européens peuvent constituer un cadre de travail pour élaborer un plan d’action, ou lancer des projets axés sur l’égalité femmes-hommes. Parmi les gouvernements locaux et régionaux qui ont participés à l’étude, plusieurs d’entre eux ont participés aux projets européens tels qu’Equal ou RURACT. Les enseignements tirés de ces projets, ainsi que l’échange d’expériences et de bonnes pratiques ont joué un rôle important pour les autorités locales et régionales qui ont participé à ces projets.


Projet pilote

Qu’est-ce que le Projet pilote ?

Le Projet pilote est un projet de deux ans (de janvier 2014 à décembre 2015) financé par la Commission européenne dont le but est de développer des indicateurs pour mesurer la mise en œuvre de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, un document publié par le CCRE en 2006 (Cliquez ici pour plus d’informations sur la Charte).

 

Le Projet pilote contribue aux activités initiées par l’Observatoire (cliquez ici pour plus d’informations sur l’Observatoire) et répond à un besoin exprimé par les signataires de la Charte de bénéficier davantage de soutien dans l’évaluation et le suivi de la mise en œuvre de la Charte.

 

Pour réaliser ce projet, le CCRE collabore avec le cabinet de consultants ICF et l’Université du Pays basque en Espagne.

 

Les objectifs du projet

  1. Faire un état des lieux de la situation de la Charte dans l’UE, de sa signature et de l’état de sa mise en œuvre (cette étape visant à l’élaboration de « fiches pays » récapitulant les informations relatives à la Charte dans tous les pays de l’Union européenne) ;
  2. Développer des indicateurs scientifiques permettant aux signataires de faire le suivi des articles de la Charte ;
  3. Effectuer le suivi de la mise en œuvre des articles de la Charte en appliquant les indicateurs aux signataires ;
  4. Développer une « boîte à outils » de suivi comportant les indicateurs développés, c’est-à-dire un document expliquant aux signataires comment utiliser d’eux-mêmes les indicateurs ;
  5. Organiser une conférence finale pour présenter les résultats du projet

 

Principales activités menées jusqu’à présent (mis à jour en janvier 2015)

Dans le cadre de l’objectif 1 « faire un état des lieux de la situation de la Charte et de sa mise en œuvre » le groupe d’étude a élaboré un questionnaire et l’a diffusé parmi tous les signataires de la Charte dans les Etats membres de l’UE. Le taux de réponses au questionnaire était de 18,5 %.


Sélection des indicateurs

Grâce aux réponses au questionnaire, des fiches-pays détaillant la mise en œuvre de la Charte ont été élaborées pour chaque Etat-membre. Par ailleurs, une analyse des systèmes de suivi et des indicateurs mis en place par les signataires a été menée afin d’élaborer une première liste d’indicateurs qui contienne au moins un indicateur par article de la Charte.

Le groupe d’étude a présenté cette liste d’indicateurs lors d’un atelier organisé à Bruxelles le 11 juillet 2014. Des experts, membres du Comité de pilotage du projet, des représentants de la DG Justice et des représentants d’un certain nombre d’autorités locales ont participé à l’atelier et ont donné leur contribution afin de redéfinir les indicateurs proposés.

 

Phase de test

Les indicateurs approuvés pendant cet atelier ont été envoyés à un certain nombre de signataires afin qu’ils les testent entre juillet et septembre 2014. Pendant cette période, les signataires ont donc appliqué les indicateurs à leur collectivité. L’analyse des commentaires faits par les signataires a été présentée lors d’une seconde réunion qui s’est tenue à Bruxelles en novembre 2014. Suite à cette réunion, le groupe d’étude a de nouveau modifié les indicateurs et a proposé une liste finale d’indicateurs à la Commission européenne qui l’a approuvé en décembre 2014.

 

Phase de suivi

En janvier 2015 le projet est entré dans la phase de suivi qui consiste à proposer les indicateurs développés aux signataires afin qu’ils s’en servent pour faire le suivi de leurs politiques d’égalité. Le suivi va se poursuivre jusqu’au 15 mars 2015. Le groupe d’étude élaborera un rapport de suivi  sur la base des informations collectées. Les résultats du suivi apparaitront aussi dans une base de données en ligne.

Pour plus d’informations sur le suivi et pour y participer, veuillez cliquer ici.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?  

  •  Création d’une « boîte à outils » de suivi à l’intention des collectivités

Une boîte à outils sera également développée pour aider les collectivités signataires à utiliser les indicateurs. La boîte à outils sera testée par un certain nombre de collectivités dans différents pays pour s’assurer qu’elle est adaptée à différents contextes. La boîte à outils permettra d’aider les signataires à faire par eux-mêmes le suivi de leurs politiques d’égalité par le biais des indicateurs. Elle sera disponible pour tous les signataires à la fin du projet afin qu’ils puissent, par la suite, utiliser les indicateurs de leur propre initiative.

  •  Organisation d’une conférence finale

Les résultats du projet, c’est-à-dire les indicateurs finaux et la boîte à outils de suivi seront présentés lors d’une conférence finale qui sera organisée à Bruxelles en Octobre 2015. A l’occasion de cette conférence, des exemples de bonnes pratiques de mise en œuvre et de suivi des politiques d’égalité seront présentés. De plus, certains signataires se verront remettre un prix de « bonne pratique » afin de récompenser leur travail en relation avec la Charte et leur participation active au Projet-pilote.

 

Note: Politiques européennes – contexte

Le projet pilote va de pair avec les objectifs de l’Union européenne visant à promouvoir et améliorer l’égalité entre les femmes et les hommes, qui sont mentionnés dans le Traité sur l’Union européenne et progressivement renforcés depuis 1990 par le biais de mesures législatives et de stratégies, comme par exemple:

  • le traité sur l’Union européenne ;
  • la Charte des droits fondamentaux ;
  • le traité de Lisbonne ;
  • la stratégie de la Commission européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2010-2015 ;
  • le Pacte européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes ; et
  • la stratégie Europe 2020.
  • (De plus, il est également pertinent de mentionner dans ce cadre la déclaration et le programme d’action de Beijing, adoptés en 1995 par la quatrième Conférence mondiale sur les femmes)

Pour plus d’informations :


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Désolé, cet article est seulement disponible en Anglais Américain.


Projet pilote: le point sur les activitées actuelles

Le “Projet pilote de développement d’indicateurs pour mesurer la mise en œuvre de la Charte européenne des hommes et des femmes dans la vie locale” progresse.

En mai 2014, un questionnaire a été envoyé aux signataires de la Charte pour rassembler des informations sur l’état actuel de la mise en œuvre de la Charte dans les différents Etats membres de l’UE.

Le but du questionnaire était le suivant :

  • rassembler des informations sur la mise en œuvre de la Charte ;
  • collecter des documents pour le processus de développement d’indicateurs liés aux articles de la Charte

Le questionnaire couvre plusieurs aspects liés à la Charte, tels que :

  • le niveau de compétences des autorités locales et régionales par rapport à l’égalité femmes-hommes;
  • l’existence et le contenu de plans d’actions et d’activités mis en place ;
  • l’existence de cadres de suivi ;
  • les défis rencontrés lors de la mise en œuvre de la Charte.

 

Le taux de réponses des signataires a beaucoup varié d’un Etat membre à l’autre, cependant le taux global de réponses était de 18,5 %.

 

En se basant sur les résultats du questionnaire, des fiches d’informations (Member state factsheets) ont été élaborées pour chaque Etat membre présentant l’état actuel de la Charte dans différents pays.

 

L’équipe d’étude a également rédigé un rapport sur l’état d’avancement de la Charte dans différents Etats membres de l’UE. Les résultats suivants ont été constatés :

  • D’après cette étude, 7 autorités locales et régionales sur 10 ont élaboré un plan d’action sur l’égalité entre les femmes et les hommes
  • La plupart des personnes ayant répondu mettent en œuvre des activités, mais pas nécessairement dans le cadre d’un plan d’action. La plupart d’entre elles mettent en œuvre quelques activités plutôt que toutes celles présentées dans leurs plans d’actions ;
  • Des ressources financières et humaines sont le plus souvent mentionnées comme solutions aux défis de mise en œuvre.
  • Globalement, moins de 50 % assurent un suivi des actions de leur plan.

Les résultats du questionnaire ont fourni des informations intéressantes et ont constituté la base pour que l’équipe d’étude élabore un premier projet de série d’indicateurs. Bien que beaucoup de personnes ayant répondu au questionnaire ont confirmé qu’elles faisaient un suivi de la mise en œuvre de leur plan d’action ou de politiques d’égalité entre les femmes et les hommes liées à la Charte, seulement quelques-unes ont dit qu’elles utilisaient des indicateurs pour mesurer le progrès et les performances. Ceci confirme bien le besoin de développer un cadre d’indicateurs.

 

Le projet pilote est à présent entré dans la phase de test de la première série d’indicateurs. Lors de l’élaboration de cette série d’indicateurs, l’équipe d’étude a pris en considération les informations sur les indicateurs existants fournis par les signataires à travers le questionnaire.  

 

Les indicateurs proposés ont été présentés pour la première fois lors d’un atelier organisé à Bruxelles le 11 juillet. Parmi les participants à cet atelier se trouvaient des experts du Comité de pilotage du Projet pilote, des représentants de la DG Justice et des représentants d’un certain nombre d’autorités locales et régionales d’Autriche, d’Allemagne, d’Espagne, de Pologne et de Suède.

 

Le projet d’indicateurs est actuellement testé par un certain nombre de signataires de différents pays (Autriche, Allemagne, Espagne, Finlande, Pologne, Portugal, Slovaquie et Suède) qui sont invités à commenter la faisabilité et l’applicabilité des indicateurs proposés. Les signataires participant à la phase de test ont été sélectionnés sur base des réponses qu’ils ont fournies dans le questionnaire du Projet pilote et de leur expérience avec l’utilisation d’indicateurs pour évaluer leurs activités liées à l’égalité femmes-hommes.

 

Une série finale d’indicateurs sera présentée lors de la prochaine réunion avec le Comité de pilotage qui va avoir lieu à Bruxelles le 6 novembre.

 

Pour plus d’informations sur le but et les objectifs généraux du projet pilote, veuillez cliquer sur ce lien.

 

Pour plus d’informations sur les activités actuelles du Projet pilote, veuillez contacter:

 

  • Durmish Guri – Coordinateur de projet – durmish.guri@ccre-cemr.org, +32 2 500 05 48
  • Johanna Törnström – Chargée de mission – Egalité – johanna.tornstrom@ccre-cemr.org, + 32 2 500 05 49

EnGendering Cities

Dans le cadre de la Présidence italienne de l’Union européenne, le réseau genderSTEorganise une conférence intitulée « EnGendering Cities; Designing Sustainable Urban Environments for All » le 25 et 26 septembre à Rome (Italie). Le but de la conférence est d’accroître les connaissances  sur la dimension hommes-femmes dans les questions environnementales et urbaines formulées dans le programme-cadre européen de recherches, « Horizon 2020 ». Elle couvrira également des sujets tels que la qualité de la vie, l’énergie, le climat, l’inclusion, le transport, la sécurité etc.

 

Pour plus d’information, veuillez visiter ce lien.


Conférence sur la lutte contre les stéréotypes genrés dans l’éducation

Le Conseil de l’Europe organise, en partenariat avec le Ministère de l’éducation et de la culture finlandais, une conférence sur le thème de la lutte contre les stéréotypes genrés dans l’éducation. Cette conférence aura lieu à Helsinki en Finlande les 9 et 10 Octobre 2014.

 

Cette conférence à pour but :

  • D’alerter sur le rôle crucial de l’éducation dans la promotion de l’égalité et la lutte contre les stéréotypes dès le plus jeune âge ;
  • De présenter le premier rapport de suivi des recommandations faites par le Comité ministériel sur la mise en place du gender mainstreaming dans l’éducation ;
  • D’aider à la mise en place de partenariats et de réseaux entre les différents acteurs concernés notamment les instances ministérielles, les directeurs d’écoles, les enseignants, les instituts de formations, les parents et la société civile ;
  • De soutenir les Etat-Membres du Conseil de l’Europe dans la mise en place des standards en vigueur, notamment les recommandations faites par le comité ministériel.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Conseil de l’Europe.


Ville de Berne – entretien

Ville de Berne – entretien du 19/02/2014

Entretien avec Mme Barbara Krattiger, Cheffe du service de l’égalité entre les femmes et les hommes de la ville de Berne

 

Signature de la Charte : Mai 2007

 

Contexte de la signature de la Charte : La ville de Berne est active dans le domaine de l’égalité depuis de nombreuses années. Avant l’adoption de la Charte, la ville avait notamment mis en place des actions portant sur l’égalité professionnelle au sein de son administration ce qui lui avait valu de recevoir en 2002, le « Prix égalité » en reconnaissance de son travail pour promouvoir l’égalité des chances dans son rôle d’employeur.  En 2006, le conseil municipal a pris la décision de mettre en place des politiques d’égalité s’adressant plus directement aux citoyens et a ainsi nommé un groupe de travail chargé de réfléchir à la mise en place d’un plan d’action. La signature de la Charte en 2007 a été une façon de réaffirmer et de renforcer cette dynamique et d’insérer le travail de la ville de Berne dans un contexte européen plus large.

 

Elaboration du Plan d’Action : Le groupe de travail nommé pour élaborer le plan d’action était composé de cinq personnes représentant chaque service de la municipalité. Ses membres étaient donc très qualifiés et bénéficiaient d’une grande expérience dans le domaine politique et stratégique.

L’élaboration du plan d’action s’est faite en deux phases étalées sur 2 ans :

 

La première phase d’une durée d’un an a consisté à définir les cinq axes principaux et les neuf buts du plan d’action. Ceux-ci sont basés sur la Charte.

Approbation de la stratégie pour l’égalité : à la fin de la première année, le gouvernement municipal a approuvé ces grandes orientations et en a fait sa stratégie communale pour l’égalité. Cette adoption a été une étape importante car elle a permis au gouvernement d’assurer son soutien au groupe de travail et de confirmer que ses travaux allaient dans la direction voulue.

 

La deuxième phase a quant à elle consisté à préparer les mesures spécifiques nécessaires à la mise en place de la stratégie sous la forme d’un plan d’action. Cette étape a duré 10 mois. Le groupe de travail s’est aussi attaché dans cette phase à mettre en place des procédures de suivi et d’évaluation. Le plan d’action a alors été élaboré pour une période de 4 ans.

La stratégie pour l’égalité, contrairement au plan d’action, a été établie pour une période allant de 2008 à 2015 ce qui signifie qu’un second plan d’action devait voir le jour suite au premier. Dans cette optique, le service pour l’égalité a commencé la rédaction du second plan d’action dès 201